• Juil, mar, 2023

Peut-on faire une demande de logement social avant d’entamer une procédure de divorce ?

Pouvez-vous demander un logement social à titre individuel si vous êtes séparé de votre conjoint mais pas officiellement divorcé ?

La séparation d’un couple non divorcé est-elle reconnue pour demander un logement social ? C’est la question posée par une députée au ministre chargé de la Ville et du Logement. Elle souhaitait connaître les dispositions pouvant être mises en place auprès des bailleurs sociaux afin d’aider des personnes séparées à pouvoir accéder à une demande de logement.

Dans sa réponse publiée le 28 février 2023, le ministère chargé de la Ville et du Logement précise que la situation d’instance de divorce du demandeur de logement social doit être attestée par, soit :

une copie de l’acte de saisine du juge aux affaires familiales ;

un justificatif d’un avocat attestant que la procédure de divorce par consentement mutuel extrajudiciaire est en cours.

En effet, l’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation prévoit qu’une procédure de divorce doit être en cours pour que le demandeur puisse prétendre à un logement social en son nom propre, et donc seul.

Lorsqu’un demandeur peut présenter un document attestant d’une procédure de divorce engagée, les bailleurs sociaux ne peuvent pas invoquer le fait que le divorce ne soit pas encore prononcé, si la procédure est en cours, pour refuser l’attribution d’un logement social.

Les personnes mariées qui refusent de divorcer pour des raisons personnelles, mais qui souhaitent vivre séparément, ne peuvent pas faire une demande de logement social séparé. Cette mesure vise à éviter certains cas de fraude.


Source:
– UROC
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  • Juil, ven, 2023

Enquêtes DGCCRF: secteur des assurances, près d’un tiers des établissements contrôlés en anomalie

“La DGCCRF a enquêté, entre janvier 2021 et avril 2022, auprès de 147 professionnels de l’assurance. Près d’un tiers des établissements ne respectaient pas la règlementation portant sur la bonne information du consommateur ou la loyauté des pratiques commerciales dans ce secteur. Les services de la DGCCRF ont adressé aux établissements concernés 29 avertissements, 11 injonctions, 7 procès-verbaux pénaux et 2 procès-verbaux d’amendes administratives.

Entre janvier 2021 et avril 2022, la DGCCRF a conduit plus de 400 contrôles auprès de 147 établissements : courtiers, assureurs, mutuelles, filiales d’assurance de groupe bancaire. Les contrôles ont porté sur les pratiques de commercialisation de contrats d’assurance par démarchage, les conditions associées à la souscription d’une assurance de protection juridique et les frais cachés lors de la résiliation des contrats. Au total, des infractions ont été relevées dans près d’un tiers des établissements contrôlés (34%).

 

> Pratiques abusives constatées en matière de démarchage téléphonique

Les pratiques de 38 % des établissements contrôlés ne respectent pas les droits des consommateurs. En particulier, les services de la DGCCRF ont constaté que les personnes très âgées, déjà couvertes pour la plupart d’entre elles par une assurance complémentaire santé, font l’objet de démarchage par des courtiers peu scrupuleux qui ne dévoilent pas leur identité réelle et tiennent des discours trompeurs entretenant volontairement la confusion, par exemple avec la mutuelle de l’assuré. Le contrat d’assurance qu’ils tentent de faire signer est présenté comme un « simple avenant » à celui de la mutuelle. L’enquête a mis également en évidence la persistance de mauvaises pratiques en matière de signature électronique. Certains contrats sont encore signés frauduleusement au cours d’un unique appel téléphonique par signature électronique alors que depuis la loi du 8 avril 2021 relative à la réforme du courtage, le courtier est tenu de laisser au consommateur un délai de 24 heures entre la réception des documents contractuels et un nouveau contact par téléphone. Enfin, l’interdiction du démarchage des consommateurs inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique n’est pas toujours respectée. Dans ce cadre, 21 avertissements, 4 injonctions, 5 procès-verbaux pénaux et 2 procès-verbaux administratifs ont été adressés aux professionnels.

> Des professionnels contrôlés peu transparents sur les conditions de souscription d’une assurance de protection juridique

Les contrats d’assurance de protection juridique ont également fait l’objet de contrôles à la suite du signalement de pratiques abusives tant auprès du médiateur de l’assurance que de la DGCCRF. Les enquêteurs ont constaté que l’information précontractuelle sur les garanties souscrites, le montant total de la prime, les obligations de l’assuré ou encore les modalités de résiliation, était parfois incomplète, trompeuse, manquante, ou non délivrée en temps utile en cas de vente en ligne ou par téléphone. En outre, l’examen des clauses contractuelles de ces contrats a montré la présence de clauses abusives contraires aux recommandations émises par la Commission des clauses abusives, comme par exemple, des clauses laissant croire au consommateur qu’il pouvait être privé automatiquement, en cas de manquement, de son droit à indemnisation (déchéance de garantie), même en l’absence de préjudice pour l’assureur. 20 % des établissements contrôlés concernant les conditions de souscription d’une protection juridique étaient en anomalies : 5 avertissements et 5 injonctions ont été adressés aux professionnels.

> Remboursement incomplet lors de la résiliation anticipée du contrat d’assurance

Enfin, les contrôles de la DGCCRF ont porté sur les frais que certains assureurs et intermédiaires d’assurance retiennent en cas de résiliation anticipée du contrat, qui dans certains cas ouvre droit à un remboursement partiel. Ainsi, près de la moitié des sociétés d’assurance et des courtiers contrôlés ne remboursaient pas certains frais lors d’une résiliation anticipée du contrat. L’information délivrée au consommateur sur l’existence de ces frais non remboursés est apparue également défaillante. 3 avertissements, 2 injonctions et 2 procès-verbaux pénaux ont été adressés aux professionnels.


Depuis le 1er juin 2023, par décret du 16 mars 2023, en application de la loi du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, les modalités de résiliation d’un contrat d’assurance par voie électronique sont facilitées pour les consommateurs dès lors qu’au jour de la résiliation, les professionnels offrent la possibilité de souscrire un contrat en ligne. En « 3 clics », il est désormais possible de résilier un contrat d’assurance automobile, habitation ou la complémentaire santé.


Source:
– UROC, 21/06/2023
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  • Juil, ven, 2023

« La Garenne-Colombes: une sexagénaire menacée d’expulsion s’immole par le feu devant la mairie »

“Devant les yeux d’une douzaine de personnes, une femme s’est immolée par le feu en face de l’hôtel de ville de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine,  selon les informations du journal Le Parisien, confirmées par BFM Paris Île-de-France.

La victime était sous le coup d’une ordonnance d’expulsion locative.

Après plusieurs minutes à asperger la victime d’eau et avoir “immédiatement réclamé des extincteurs”, cette dernière a donc été emmenée à l’hôpital, sous les yeux des témoins.

La victime aurait reçu, selon Le Parisien, citant une source proche du dossier, une ordonnance d’expulsion locative “seulement quelques jours” avant le drame, rapporte Philippe Juvin.

Après son geste, les policiers se sont rendus au domicile de la sexagénaire, où ils ont constaté un logement mal entretenu et des tas de détritus, laissant imaginer qu’elle souffrirait du syndrome de Diogène, qui se caractérise en général par l’accumulation d’objets inutiles ou hors d’usage”.

Nous déplorons l’absence de services publics permettant d’accompagner les personnes en lieu et place de les pousser à de tels actes, nous dénonçons toutes les expulsions et toutes nos pensées vont à cette victime et ses proches.


Source:

– BFMTV, 03/06/2023, Jean-Baptiste Graziani avec A. La.,  “LA GARENNE-COLOMBES: UNE SEXAGÉNAIRE MENACÉE D’EXPULSION S’IMMOLE PAR LE FEU DEVANT LA MAIRIE”

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  • Juil, ven, 2023

« Airbnb, c’est une bombe à retardement pour les communes », les maires réagissent

“Des maires de tous bords politiques réclament l’encadrement de la location touristique de courte durée. Parmi eux celui de Sauve dans le Gard. Ils dénoncent un phénomène boosté par des plateformes numériques telles que Airbnb, Booking ou Abritel, qui accentue la crise du logement, alors que plus de 4 millions de personnes sont non ou mal logées.


“Aujourd’hui à Sauve, 90 % des logements vacants sont réhabilités pour devenir des résidences secondaires  et des logements secondaires” explique Olivier Gaillard, Maire (DVG) de Sauve.


Des logements utilisés uniquement quelques semaines par an via des locations sur les plateformes numériques comme Airbnb, Booking ou Abritel.


> Un frein à l’emploi

Si les commerçants profitent de la présence estivale des touristes, le phénomène est aussi un frein à l’installation de nouveaux habitants comme à l’embauche de salariés. 

> Modifier le régime fiscal

Pour éviter de vider le centre ancien de ses habitants, le maire de la commune appelle les parlementaires à modifier le régime fiscal très favorable dont bénéficient aujourd’hui les hébergements meublés accessibles sur les plateformes. Une façon de restaurer l’attractivité de la location longue durée.

> Freinée par les JO

Une proposition de loi sur ces questions devrait être examinée à l’automne. Mais son application pourrait être repoussée, à un an des Jeux Olympiques de Paris 2024 et des énormes besoins de locations saisonnières qui les accompagnent” , au grand dam des locataires notamment étudiants.


Source:

– france3régions, 06/06/2023, Josette Sanna avec Jérôme Curato, ““Airbnb, c’est une bombe à retardement pour les communes”, face à la crise du logement, des maires réclament l’encadrement des locations saisonnières”

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