Apple et Google sanctionnés

L’UROC vous informe

Cour de justice de l’Union européenne : deux arrêts décisifs face à Apple et Google

Dans deux arrêts rendus le 10 septembre 2024, marquant le terme de longues procédures, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) prononce des sanctions définitives à l’encontre de deux multinationales du numérique, Apple et Google.

 
Le premier arrêt de la CJUE confirme une décision de la Commission européenne de 2016, mettant en cause des avantages fiscaux dont a bénéficié Apple en Irlande : la firme doit rembourser 13 milliards d’euros (Md€) à cet État.

De 1991 à 2004, Apple a bénéficié de deux rescrits fiscaux (rulings) ayant “artificiellement réduit les impôts” que la firme devait acquitter en Irlande. Dans une décision de 2016, la Commission avait considéré qu’il s’agissait là d’une mauvaise application des règles d’imposition irlandaises.

Destinés à attirer les investissements des multinationales, de tels “arrangements fiscaux agressifs” sont, pour la Commission, des aides d’État masquées qui nuisent à la concurrence dans l’UE. L’arrêt précise : “l’Irlande a accordé à Apple une aide illégale que cet Etat est tenu de récupérer”, à hauteur de 13 Md€.

En 2020, le Tribunal de l’UE en première instance avait infirmé le raisonnement de la Commission. Toutefois, avec son arrêt du 10 septembre 2024, la CJUE valide le raisonnement de la Commission. Les pratiques de concurrence fiscale agressive perdurent mais un “pas en avant” vient d’être franchi, note la commissaire.
Elle souligne également qu’une telle affaire ne pourrait désormais plus avoir lieu, l’Irlande ayant changé ses règles d’imposition des entreprises installées sur son sol.

 

Dans le second arrêt, la Cour confirme une amende de 2,4 Md€ infligée à Google pour abus de position dominante. La procédure avait été engagée par la Commission européenne en 2010. Google fait l’objet d’une amende définitive de 2,42 Md€ pour avoir favorisé son système de comparaison de prix Google Shopping dans les résultats de son moteur de recherche. Cet “auto-référencement” relève d’un abus de position dominante aux termes de l’article 102 du Traité sur le fonctionnement de l’UE.
Il s’agit de la deuxième amende la plus importante infligée pour pratiques anticoncurrentielles. Elle intervient au terme d’un processus lancé par une enquête de la Commission, en novembre 2010. L’amende a été prononcée en 2017 et vient donc d’être définitivement confirmée en 2024.
Cette affaire a incité l’UE à adopter, en 2022, un règlement sur les pratiques anticoncurrentielles dans le domaine numérique : le Digital Markets Act (DMA).

 

 

UROC

Tél : 03 20 42 26 60
Mail : uroc-hautsdefrance@orange.fr  

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Changer de banque pour faire des économies

L’UROC vous informe

Changer de banque pour faire des économies : une démarche facile ! 

Vous avez bien étudié les offres disponibles et votre décision est prise vous voulez changer de banque. Vous désirez ne vous occuper de rien, c’est possible en utilisant le service gratuit de l’aide à la mobilité bancaire.

 

La nouvelle banque à votre demande va s’occuper de toutes les formalités administratives avec la banque d’origine concernant le changement de domiciliation de vos prélèvements et virements récurrents (service des impôts, 

mutuelle, fournisseur d’électricité, abonnements divers, etc.). 

Si vous souhaitez fermer votre compte d’origine, vous devez le préciser pour que cela soit réalisé à la suite des changements. À compter de la réception des pièces requises, les deux banques (ainsi que les banques émettrices de prélèvement) ont au total un délai de 22 jours ouvrés pour opérer ces changements.

 

Un mécanisme d’alerte, oblige la banque d’origine à vous informer des opérations de prélèvements ou de virements qui se présenteraient sur le compte clos, durant un délai de 13 mois suivant la clôture du compte.

 

Attention, ne sont concernés par le service d’aide à la mobilité que les comptes de dépôt et de paiement (compte courant). Par exemple si vous avez un Livret A, vous ne pourrez pas le transférer dans votre nouvelle banque, vous devrez le fermer et en ouvrir un nouveau. Pour d’un Plan épargne logement (PEL) et d’un Compte épargne logement (CEL) le transfert n’est pas une obligation légale pour les banques. Il est nécessaire d’obtenir l’accord des deux banques pour l’opérer et des frais peuvent être demandés.

 

En cas de difficulté à faire valoir vos droits, n’hésitez pas à contacter l’UROC qui vous donnera les coordonnées d’une association de consommateurs proche de chez vous.

 

UROC

Tél : 03 20 42 26 60
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Hausse du nombre de clients détectés financièrement fragiles en 2023

L’UROC vous informe

La Banque de France vient de publier, le 26 juin 2024, le rapport annuel de l’OIB pour l’année 2023.

Depuis la loi de séparation et de régulation des activités bancaires du 26 juillet 2013, les banques ont l’obligation de mettre en place un dispositif de détection et de protection de leurs clients financièrement fragiles. L’OIB est chargé de suivre les pratiques des banques en matière d’inclusion financière, visant à s’assurer que les personnes les plus en difficulté aient un accès adapté aux services bancaires essentiels.

Une meilleure détection par les banques des situations de fragilité financière Fin 2023, 4,3 millions de personnes sont identifiées par leur banque comme étant en situation de fragilité financière, un chiffre en hausse de 4% par rapport à 2022. 88% des clients fragiles ont été détectés selon des “critères préventifs”, reposant sur le fonctionnement du compte bancaire.

La détection de la fragilité financière est l’étape préalable à la mise en œuvre de mesures de protection, telles que :

  • le plafonnement automatique des frais d’incidents bancaires à hauteur de 25 euros par mois ;
  • la proposition de souscription de l’offre spécifique clientèle fragile (OCF) qui inclut des services et des moyens de paiement de nature à limiter les frais en cas d’incidents de paiement. Les clients sont libres de l’accepter ou non.

L’OCF compte plus d’un million de bénéficiaires fin 2023, en progression constante (+24% par rapport à 2022 et +168% sur les cinq dernières années).

La diminution des frais d’incidents pour les clients identifiés comme fragiles se poursuit en 2023. Ils étaient en moyenne de 113 euros par an, soit une baisse de 4,8% par rapport à 2022 et de 25% par rapport à 2019. Pour les bénéficiaires de l’offre spécifique, ces frais étaient de 38 euros par an (-9,5% sur un an).



UROC

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Logement social : Renforcement du financement public !

Communiqué
de presse

La crise du logement en Europe exige que l’Union Européenne et les ministres européens du Logement s’engagent clairement à renforcer le financement public du logement.

Le 8 mars 2022 se tiendra une réunion des ministres du Logement. Nous saluons cette initiative qui marque le retour des réunions régulières des responsables du logement et de la construction des États membres, et des réunions informelles des ministres du Logement.

Alors que le Socle des Droits sociaux stipule que « L’accès au logement social doit être assuré à tous ceux qui en ont besoin », et que le Parlement européen promeut l’accès au logement décent et abordable pour tous, dans les faits, pour une part de plus en plus nombreuse des citoyens, y compris pour les revenus moyens, l’accès au logement décent, adéquat et abordable est devenu plus difficile que jamais.
Tout pourrait changer si l’Union européenne et les gouvernements nationaux s’engageaient à renforcer leur action en faveur du logement public, abordable, social, coopératif. C’est le point clé du Plan d’action pour le logement abordable de l’agenda urbain de l’Union européenne.

Avant le COVID déjà, le déficit d’investissement se chiffrait au minimum à 57 milliards d’euros annuels.
La stratégie gagnante exige une coopération véritable entre tous les niveaux de gouvernance, national, régional et local, avec les villes, les locataires et les propriétaires.
Dans le cadre de l’Initiative Logement pour 2030, l’Unece, en collaboration avec Housing Europe et Nations-Unies Habitat, ont identifié d’autres facteurs de réussite pour rendre plus efficientes les politiques en faveur du logement abordable.

Investir à long terme dans le logement social, coopératif et public.

1- Investir massivement au niveau national dans le logement social, coopérative et public à long terme, conjointement à des mesures règlementaires nationales de dissuasion de la financiarisation du logement (telles que la mise en place de mécanismes de stabilisation des loyers et de loyers abordables). C’est possible au niveau européen en évaluant les incidences de la politique européenne (y compris le Pacte de Croissance et de Stabilité, le Semestre européen, les règles des aides d’État, la taxonomie écologique et sociale, le Registre européen de transparence des transactions immobilières, la Règlementation des services digitaux).

Cela permettra de prendre en compte la réalité alarmante du logement à laquelle est confrontée de larges pans de la population à revenus moyens, tout en respectant le pouvoir discrétionnaire des États membres sur le logement.
Revoir les règles des aides d’État

2- Renforcer l’information parmi les États membres, la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement, le Conseil de l’Europe et les intermédiaires au niveau national, pour faciliter le financement dédié au logement abordable, social, public et coopératif.
Cela peut être appuyé par un pilotage axé sur les points centraux du logement, avec des réunions informelles des ministres concernés et des échanges réguliers.
3- Les États membres doivent renforcer le financement du logement et des services associés (tels que les fonds de solidarité pour les locataires et/ou les mesures de soutien financier ciblées, comme les allocations climat pour les habitants), pour des stratégies « Logement d’abord », afin de lutter contre le sans-abrisme et le fardeau du prix du logement en Europe.
Une transition énergétique juste pour une citoyenneté écologique véritable et universelle.

4- Le Conseil de L’Europe et le Parlement européen doivent adopter un train de mesures « Paré pour 55 » (Directive pour l’efficacité énergétique et Directive pour la performance énergétique des bâtiments) qui prenne en compte les réalités et les ressources locales et qui conduisent à une transition énergétique juste et inclusive.
L’équilibre entre la rénovation du parc immobilier et le logement abordable est essentiel.
L’Union européenne et les États membres doivent mobiliser le financement public pour garantir que le coût global du logement après rénovation reste abordable pour les locataires, en accord avec le plan d’action de l’Union européenne et de l’Agenda européen pour le logement abordable.

5- La Commission européenne doit promouvoir une approche locale de la rénovation du logement abordable, social, public et coopératif, en codécision avec les habitants et en accord avec l’Initiative pour le logement abordable.

Le financement des centres de compétences et de capacités à la rénovation des bâtiments doit être renforcé en Europe.

6- La Commission européenne doit promouvoir des méthodes innovantes de rénovation ou de construction dans le cadre européen existant, prenant en compte les principes de l’économie circulaire, et investir dans les capacités des parties prenantes.

7- Les revenus générés par le Système d’échanges des quotas d’émission doivent être investis dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation : venir en soutien du secteur du logement afin que les plus fragiles économiquement ne portent pas tout le poids financier de la rénovation.
Promouvoir un vivre-ensemble inclusif et attrayant de nouvelle génération
8- Le nouveau Bauhaus européen (nouveau projet culturel européen visant à concevoir de futurs modes de vie plus esthétiques durables et inclusifs) doit intégrer la crise du logement abordable comme nouvel axe de travail et co-élaborer avec les habitants un nouveau vivre-ensemble promouvant l’intérêt commun.

9- Les États membres et la Commission européenne doivent favoriser le recensement et l’amélioration de services promouvant activement l’inclusion, prévenir l’exclusion, le poids excessif du logement et le sans-abrisme (y compris dans le cadre de la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme), et promouvoir l’inclusion des populations vulnérables.

10- Les États membres et la Commission européenne, conformément au principe du subsidiarité, doivent soutenir localement les parties prenantes et les décideurs, afin d’accélérer la transition vers une société décarbonée, et garantir les services à même d’assurer un coût de la vie abordable et une qualité de vie élevée.


Aujourd’hui, nous demandons un engagement pour mettre fin au niveau inacceptable des coûts du logement, de l’exclusion, du sans-abrisme, et rendre le logement décent et abordable pour tous.


Contact presse

Fabien Podsiadlo-Régnier,
Président Fédéral
contact@cnl59.fr – 03 20 07 09 58
Retrouvez toute l’actualité de la CNL sur notre site Internet : cnl59.fr

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Amicale CNL Lomme Délivrance

Lomme Délivrance :
un après-midi festif placé sous le signe de la solidarité

Sous un soleil généreux, l’Amicale Lomme Délivrance a réuni habitants, partenaires et bénévoles pour un moment convivial mêlant prévention, musique et échanges. Une nouvelle démonstration du rôle essentiel joué par cette association de locataires dans la vie du quartier.


Samedi 9 mai 2026, la place était animée à Lomme. Sous un ciel bleu éclatant, plusieurs dizaines d’habitants ont répondu à l’invitation de l’Amicale Lomme Délivrance pour un après-midi festif, chaleureux et utile.


Affiliée à la CNL 59, l’Amicale Lomme Délivrance figure parmi les associations de locataires les plus importantes du département. Tout au long de l’année, ses bénévoles accompagnent les adhérents et les habitants confrontés à des difficultés de logement, qu’il s’agisse de réparations, de charges ou de relations avec les bailleurs.


Pour cette journée ouverte à toutes et à tous, les organisateurs avaient choisi de mettre à l’honneur les gestes de premiers secours. Les bénévoles de la Protection civile du Nord ont proposé des démonstrations concrètes et pédagogiques. Massage cardiaque, alerte des secours, gestes à adopter en cas d’accident : petits et grands ont pu découvrir des réflexes simples, mais essentiels, qui peuvent sauver des vies.


À quelques mètres de là, l’ambiance changeait de registre. Le groupe Dopaj Live Musique a rapidement entraîné le public dans une atmosphère festive. Chansons, animations et pas de danse se sont succédé tout au long de l’après-midi, au grand plaisir des participants.


Autour de l’espace central, plusieurs partenaires de l’Amicale avaient installé leurs stands, notamment la Macif et Carrefour Lomme. L’occasion pour les visiteurs de rencontrer les équipes présentes et d’échanger sur leurs services. Le nouveau directeur de Carrefour Lomme a également pris la parole. Soucieux de proximité, il a affirmé sa volonté de renforcer les liens avec les clients et les habitants du quartier.


Mais au-delà des animations, c’est surtout l’esprit de convivialité qui a marqué cette rencontre. Accueillis avec le sourire par le président de l’Amicale et les nombreux bénévoles mobilisés, les participants ont profité d’un moment d’échanges, de partage et de bonne humeur.
Une fois encore, l’Amicale Lomme Délivrance démontre qu’une association de locataires ne se limite pas à la défense des droits des habitants. Elle contribue aussi à créer du lien social et à faire vivre la solidarité au cœur du quartier.

Pacôme PABANDJI
Pôle communication

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Manifestation : la mobilisation s’intensifie devant la MEL

Associations, habitants et militants unissent leurs voix pour défendre le logement social et dénoncer les démolitions.

Des Associations se sont rassemblées ce mardi 28 avril devant le siège de la Métropole Européenne de Lille (MEL) afin d’alerter les élus sur l’urgence de renforcer les moyens consacrés à la politique de l’habitat. Dans un contexte de pénurie de logements accessibles, les manifestants ont dénoncé des choix jugés incohérents, notamment la démolition de logements sociaux pourtant rénovables.

À Roubaix, la situation de la résidence des Trois Arbres cristallise les tensions. Ce programme, actuellement en rénovation, prévoit la destruction de 39 appartements. Suite à l’intervention de Florian Vertrieste, adjoint au maire de Roubaix, auprès du bailleur Vilogia, une première avancée a été obtenue : l’amicale de la Confédération Nationale du Logement (CNL) des quartiers ouest ne sera, pour l’instant, plus contrainte de quitter le local résidentiel (LCR) C2, allée des Tilleuls, qu’elle occupe à titre gracieux. Ce lieu accueille également le collectif contre les démolitions à l’Épeule, devenu un point d’appui essentiel pour les habitants mobilisés.

Dans le même temps, une réunion initialement prévue avec le bailleur a été annulée, alimentant l’inquiétude et le sentiment d’un dialogue fragilisé. Pour les associations, cette suspension temporaire ne règle rien sur le fond. Elles insistent sur la nécessité de maintenir la pression face à des projets de renouvellement urbain, notamment dans le cadre du NPNRU2, qui entraînent la suppression de logements sociaux à grande échelle.

Selon l’amicale CNL, il est incompréhensible de continuer à mobiliser des fonds publics pour détruire des logements qui pourraient être réhabilités, alors même que la demande explose. Les militants appellent donc à un changement de cap, privilégiant la rénovation plutôt que la démolition, et à une mobilisation élargie des habitants et des acteurs locaux.

À l’approche du prochain conseil métropolitain, les collectifs entendent faire entendre leur voix et peser dans le débat public, convaincus que le rapport de force sera déterminant pour préserver et développer une offre de logements sociaux adaptée aux besoins.


Pacôme PABANDJI
Pôle communication

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Lutte contre les fraudes fiscales et sociales

COMMUNIQUE DE PRESSE

05/09/2024

Une loi qui cible les pauvres et épargne les puissants

La Confédération Nationale du Logement (CNL) dénonce avec force l’adoption par l’Assemblée nationale, ce 7 avril, d’une loi de lutte contre les fraudes fiscales et sociales qui, sous couvert d’efficacité, organise en réalité une mise sous surveillance généralisée de la population, dont les plus précaires.


Car les chiffres sont connus : la fraude fiscale représente près de 80 milliards d’euros chaque année, alors que la fraude sociale est estimée à 13 milliards. Pourtant, ce sont les allocataires, les demandeurs d’emploi, les personnes malades qui sont dans le viseur du gouvernement !


Cette loi instaure des mécanismes d’une brutalité inédite : suspension des droits sur simple soupçon, sans décision de justice ; contrôle accru des comptes bancaires ; remise en cause des arrêts maladie. Autant de mesures qui installent une présomption de culpabilité permanente à l’égard des plus fragiles au mépris des droits de la personne.
La CNL s’inquiète de cette nouvelle dérive politique de pénalisation de la pauvreté déjà à l’oeuvre.


Ainsi dans le domaine du logement, la loi Kasbarian-Bergé a marqué une étape grave en assimilant les locataires en difficulté de paiement à des squatteurs, brouillant délibérément la frontière entre précarité sociale et délinquance. Le projet de loi « Ripost » (Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos citoyens) entend la durcir en accélérant les évacuations de lieux.


Face à ce rouleau compresseur des droits, la CNL demande des mesures concrètes de soutien aux ménages.
Elle exhorte le gouvernement à retirer le projet de loi relatif à la création d’une Allocation de solidarité unifiée (ASU).
Elle demande la hausse des APL largement ponctionnées depuis 2017 et la fin de la RLS qui a contribué à leur baisse.


La priorité doit être donnée au pouvoir d’achat des ménages. Elle est favorable au gel des loyers et des charges.
Enfin elle appelle le gouvernement à examiner sérieusement la mise en place d’une véritable Sécurité Sociale du Logement, avec la création d’un fonds de protection locative, capable de prévenir les impayés et de se protéger locataires et bailleurs.

La CNL reste aux côtés des ménages pour défendre et garantir leurs droits et construire un droit au logement effectif.


A Montreuil, le 09/04/2026.

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Fraude aux cartes grises

L’UROC vous informe

Fraude aux cartes grises : une externalisation “non maîtrisée” selon la Cour des comptes

Depuis 2017, l’enregistrement des opérations dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV) est géré par des opérateurs privés, habilités par l’État. Toutefois, dans une publication du 12 mars 2026, la Cour des comptes dénonce les dérives d’une externalisation “non maîtrisée”.


Le Plan Préfecture nouvelle génération (PPNG) de 2017 qui a conduit à la fermeture des guichets de carte grise et à la dématérialisation intégrale des démarches d’immatriculation avait pour objectif de simplifier les démarches (plus de 60% des téléprocédures sont entièrement automatisées désormais). Selon la Cour des comptes, cette nouvelle organisation a toutefois favorisé le développement de fraudes. C’est pourquoi dans ses observations publiées le 12 mars 2026, la Cour appelle à une “reprise en main urgente par l’État”.


Privatisation et dématérialisation à l’origine des fraudes


La dématérialisation et la privatisation ont créé des failles importantes estime la Cour. Le modèle est jugé trop vulnérable et permet à différents types de criminalité d’accéder facilement au système d’immatriculation des véhicules (SIV). L’État n’a pas mis en place de contrôles suffisants, privilégiant la rapidité de délivrance des certificats, (délai moyen de 48 heures pour l’octroi d’un certificat d’immatriculation). De plus, les vérifications se font souvent après coup, et seulement 9% des fraudes détectées sont signalées aux procureurs, un taux divisé par trois depuis 2020.


Plus de trente types de fraudes ont été identifiés, touchant la fiscalité, la sécurité routière et l’ordre public. La Cour met en avant deux exemples :

  • les “garages fictifs” : près d’un million de véhicules immatriculés par 300 sociétés fictives, échappant totalement au contrôle de l’État, entraînant un manque à gagner de plus de 550 millions d’euros (M€) pour l’État ;
  • les cartes mobilité inclusion (CMI) détournées pour bénéficier d’avantages sans y avoir droit, avec un manque à gagner estimé à 90 M€ sur cinq ans.

Des réformes “indispensables”


Malgré une vigilance accrue ces dernières années de la part des préfectures, le cadre juridique des habilitations d’accès au SIV reste trop “laxiste” et les moyens humains sont insuffisants. Face à ce constat, la Cour considère nécessaire que l’État reprenne la maîtrise de cette prérogative régalienne. ce qui implique de :

  • réduire le nombre d’opérateurs privés et limiter l’accès à des “tiers de confiance” ;
  • rétablir un contrôle préalable des demandes d’immatriculation ;
  • renforcer les conditions d’octroi des certificats numériques d’accès au SIV, avec un contrôle effectif par les prestataires de service de certification électronique ;
  • moderniser le SIV dont la refonte est retardée à mi-2028, afin d’intégrer des outils d’identification et de détection des fraudes en amont.

Vu la gravité des constats de la Cour des comptes, cette dernière estime comme essentiel que les recommandations qu’elle émet soient mises en oeuvre “rapidement”.

 

UROC

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