Chèques énergie: envoi décalé

L’envoi des chèques énergie finalement décalé :
quand le recevrez vous ?

Le coup d’envoi des chèques énergie était initialement prévu le 27 mars 2020. En raison du contexte de crise sanitaire, l’envoi des chèques a été décalé de quelques jours : ils seront envoyés entre le 1er avril et le 29 mai 2020.

Le chèque énergie est attribué automatiquement à 5,5 millions de ménages sous conditions de ressources, ils servent à payer les factures d’énergie et donc notamment d’électricité ou de gaz.

Vous pouvez utiliser votre chèque énergie directement en ligne sans attendre votre prochaine facture. Ce dernier sera crédité directement sur votre compte client. 

Pour se faire, cliquez sur le lien suivant : Le chèque énergie
L’État accompagne les ménages à revenus modestes pour payer leurs factures d’énergie

Vous pouvez toutefois également utiliser la voie postale. Pour cela, adressez par courrier à votre fournisseur d’énergie, votre chèque énergie (en y indiquant au dos votre référence client) et joignez la copie d’une facture ou échéancier de votre fournisseur faisant apparaître les références de votre contrat.

Important : Pour les retardataires qui n’auraient pas encore utilisé leur chèque énergie 2019, bonne nouvelle : conformément à l’ordonnance du 25 mars 2020 relative à «la prorogation des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pendant cette même période», la validité des chèques énergie 2019 est prolongée jusqu’à 3 mois après la date de fin de l’état d’urgence sanitaire.

La fin de l’urgence sanitaire étant fixée au 23 mai 2020, vous pourrez utiliser vos chèques énergie 2019 jusqu’au 23 août 2020.

Attention donc car passé ce délai, les chèques seront définitivement périmés.



HAUSSE DES PRIX ABUSIVE

UNE HAUSSE DES PRIX
MANIFESTEMENT ABUSIVE SUR LES PRODUITS FRAIS !

Depuis le début du confinement, les prix des produits frais n’ont cessé d’augmenter : + 0,8 % en mars par rapport à février, selon les statistiques de l’Insee.

Le 1er avril Bruno Le Maire, ministre de l’économie, donnait une interview à Brut en déclarant que la hausse serait plus importante en avril, et que cela allait durer les mois suivants. Il a également déclaré récemment que les produits frais étant davantage français  « ce que nous payons (…) c’est tout simplement la qualité de la production française ».

Ce mercredi, l’UFC-Que Choisir a d’ailleurs alerté sur une hausse des prix des produits frais de 6 à 12% depuis le début du confinement.

Grégory Caret, de l’observatoire de la consommation à l’UFC-Que Choisir a d’ailleurs indiqué : « Quand on sait que les fruits et légumes représentent environ un quart du panier des produits de première nécessité, c’est dire l’impact de cette hausse sur le budget des ménages ».
En effet, sur le site internet de 60 millions de consommateurs, des internautes s’indignent ! L’un d’entre eux a pris en photo l’étiquette du prix pour 6 oeufs bio vendus 7,49 € dans l’Intermarché de Rouen ! De même, une autre internaute a déclaré avoir constaté le prix d’1 kg de pomme de terre à Carrefour Laval à 13 € !

Afin d’affiner ce sombre tableau pour nos porte-monnaie, apportons tout de même une note positive : hors produits frais, les prix ont en moyenne peu augmenté. Bruno Le Maire a en effet affirmé, le 8 avril, que l’inflation, hors produits frais, n’a été que de 0,01 % en mars. Un constat partagé par l’UFC-Que Choisir. Pourtant, tous les français semblent partager le même sentiment : l’augmentation des prix serait partout !

Alors, est-ce une illusion d’optique ?

Ce qui pourrait expliquer cela, serait le fait que nous nous déplaçons moins, nous faisons donc moins souvent les courses qu’avant le début du confinement. Logiquement, à chaque déplacement, nous remplissons donc systématiquement le caddie: résultat, une facture pour le moins salée !
« Le montant du ticket est toujours un déterminant de perception de la cherté de la vie » a d’ailleurs renseigné Olivier DAUVERS, spécialiste de la grande distribution.

Autre facteur, entre les ruptures et les pénuries, les consommateurs achèteraient ce qui resterait en rayon, souvent bio.

Mais prenons la question dans l’autre sens : pourquoi l’achat de bio se ferait nécessairement par dépit ? En d’autres termes, les français achètent-ils vraiment bio à cause de la pénurie, ou le confinement leur laisse enfin le temps nécessaire pour s’intéresser davantage à leur santé et aux questions environnementales ?

A l’appui de cette théorie, le cabinet Nielsen évoque que dans un tel moment d’incertitude, le « naturel » et le « local », associés au bio, rassurent. Toujours pour ce cabinet, le contexte particulier de la crise pourrait permettre au bio de « convaincre de nouvelles cibles » et de « conquérir de nouveaux territoires » pour l’avenir. Le cabinet estime également que c’est une belle promesse pour « l’ensemble des produits alternatifs (végétaux, écologiques, locaux…) ». En outre, ce qui prouve que les français commencent également à se soucier réellement de la planète est le fait que lorsqu’ils ont acheté en masse des produits de papier et d’entretien, ils ont aussi privilégié ceux écologiques: ceux-ci ont crû de 62%, contre « seulement » 25% pour les conventionnels.

L’élevage intensif étant l’une des causes principales des problèmes d’environnement les plus pressants (sans omettre qu’au-delà de cela le bien-être animal est grandement mis à mal), à savoir le réchauffement de la planète, la dégradation des terres, la pollution de l’atmosphère et des eaux et la perte de biodiversité, la prise de conscience des français s’avère donc être une sacrée lueur d’espoir !

A suivre …

 

Lettre ouverte

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MINISTRE JULIEN DENORMANDIE

La Confédération nationale du Logement fait suite aux réunions organisées le 1er avril avec Monsieur le Ministre, Julien Denormandie en présence des autres associations représentatives des locataires et le 10 avril avec les mêmes associations ainsi que les représentants des fédérations des bailleurs sociaux adhérentes à l’Union Sociale pour l’Habitat.

Lire la lettre

Copropriété

Même si un copropriétaire a l’usage exclusif d’un jardin, il doit avoir l’accord de la copropriété avant d’y construire quoi que ce soit : la Cour de cassation l’a rappelé le 23 janvier 2020.

Dans les faits, l’habitant du rez-de-chaussée d’une copropriété estimait qu’il pouvait construire librement dans son jardin. En effet, il a rapporté à la Cour de cassation le fait que son acte d’achat mentionnait « un appartement au rez-de-chaussée avec jouissance privative d’une parcelle ». Ladite parcelle était un jardin. 
A l’appui de sa demande il a invoqué la loi de 1965 régissant les copropriétés qui dispose que « sont privatives les parties des bâtiments et des terrains réservées à l’usage exclusif d’un copropriétaire déterminé ».
Selon lui, comme son jardin était une partie privative, il n’avait donc pas d’autorisation à demander aux autres copropriétaires.
 
La Cour de cassation n’a pas fait droit à ses prétentions et a estimé que celui qui a la jouissance exclusive ou privative d’un bien immobilier sans en être le propriétaire – l’habitant n’est en effet que copropriétaire – ne devait pas effectuer de travaux sans autorisation des autres copropriétaires.
 
En somme, ce n’est pas parce-que ce copropriétaire a la jouissance exclusive et qu’il est le seul utilisateur de ce jardin, que cela le dispense de l’autorisations des autres copropriétaires. 
 
Cet habitant doit donc obtenir l’autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires qui aura tout à fait le droit de refuser une telle construction. L’assemblée générale des copropriétaires pourra, en l’espèce, prononcer la démolition de ladite construction qui a été faite sans leur accord.