• Mar, mer, 2022

Indemnité inflation et étudiants : le Crous envoie un questionnaire qui n’était pas prévu

En décembre dernier, les étudiants boursiers faisaient partie des premiers bénéficiaires de l’indemnité inflation de 100€. Les différents CROUS de France ont donc invité les étudiants à remplir un questionnaire pour vérifier que ces derniers sont éligibles à l’aide. Le site internet a croulé sous l’affluence et n’a pas suivi le rythme. 

À compter du mois de décembre 2021, les étudiants boursiers pouvaient recevoir l’aide financière annoncée par le gouvernement : celle-ci a été directement versée par le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS).

Le 19 novembre dernier, la structure a cependant envoyé un mail à tous les étudiants boursiers « pour leur permettre de faire part de leur situation » avant le versement de l’indemnité inflation, la date butoir du questionnaire étant prévue au 1er décembre. 

Problème : de nombreux étudiants ont remarqué que le lien qui avait été envoyé ne fonctionnait pas. 

Les étudiants s’étonnent de la démarche puisque le gouvernement avait indiqué que l’aide financière serait reversée directement, sans que les bénéficiaires n’aient à faire la moindre démarche administrative. « Ça sert à quoi ? La bourse doit être versée aux étudiants boursiers, vous n’avez pas besoin d’infos supplémentaires normalement », s’étonne sur les réseaux sociaux une étudiante. 

Les étudiants non boursiers doivent de leur côté recevoir cette aide financière en janvier. 

Encore une fois, les étudiants sont trop souvent sujet à la lourdeur administrative, entre contrôle superfétatoire et problème technique, ce questionnaire est loin de répondre aux attentes de ces jeunes.

 

Source :

– La dépêche.fr, 22/11/2021, Robin Serradeil, « Indemnité inflation à 100 euros : le Crous envoie un questionnaire aux étudiants, le site internet tombe en rade »

 
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  • Mar, mer, 2022

Logement : mon propriétaire et les clés

Le Double des clés gardé par le bailleur

Le bailleur peut conserver un double des clés du logement qu’il a mis en location. Mais attention, il n’a pas le droit d’entrer dans le logement sans l’accord expresse du locataire.

Même en cas d’urgence (dégât des eaux ou incendie par exemple), le propriétaire ne peut légalement pas entrer dans le logement occupé. Le cas échéant, le locataire peut porter plainte pour violation de domicile, et selon l’article 226-4 du Code pénal, le propriétaire peut être condamné (plafond maximal) à une peine d’un an de prison et à une amende de 15 000€.

Un droit de visite annuel peut être prévu dans le contrat, mais il ne permet pas pour autant bailleur d’entrer sans autorisation du locataire.

ATTENTION : la loi du 6 juillet 1989 prévoit en son article 7 que le locataire doit laisser exécuter certains travaux, il ne peut donc pas toujours refuser l’entrée de son bailleur dans le logement

 

• Le Double des clés ou les changements réalisés par le locataire 

Au moment de la signature du bail, il est obligatoirement remis de l’un à l’autre un certain nombre de clés, répertorié sur le bail, ou du moins sur l’état des lieux. Le reste intervient au moment où le locataire quittera le logement. 

Rien n’interdit au locataire de faire des doubles ou de changer la serrure ou le barillet pendant toute la période de location, et ce sans l’avis du propriétaire.  

La condition à suivre est de remettre la porte à son état initial lorsqu’il quitte définitivement le logement puisqu’il ne doit pas causer de transformation irréversible. Le locataire d’un appartement peut donc effectuer les aménagements qu’il souhaite s’il respecte cette condition. A la fin du bail le propriétaire pourra donc exiger une remise en état de la serrure. 

Si le bailleur est informé du changement de la serrure et qu’il souhaite obtenir un double des clés, il est tout à fait possible de lui refuser.

Si l’initiative de changer la serrure vient du locataire, les frais d’installation seront à sa charge. Aucune loi n’oblige le propriétaire à verser une indemnisation au motif d’une plus-value apportée au logement. Il en est de même si le remplacement de la serrure fait suite à la perte des clefs, à une casse (sauf à prouver la vétusté) ou à un cambriolage. Il est donc essentiel de bien choisir son contrat d’assurance. 

 
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  • Mar, ven, 2022

Publicités cachées à destination des enfants : les associations dénoncent McDonald’s France

Une association de consommateurs a déposé plainte pour « pratiques commerciales trompeuses » contre McDonald’s France, après avoir repéré sur les réseaux sociaux, dont YouTube, des partenariats qui ne disent pas leur nom avec de très jeunes influenceurs.

L’association retrace des vidéos montrant des enfants déballant des jouets de l’enseigne ou reproduisant le restaurant à la maison et « le tout sans mentionner l’existence d’un partenariat ».

Ce procédé est d’autant plus scandaleux qu’il met en scène des enfants et qu’il se veut à destination de ces derniers, pourtant moins armés que les adultes tant sur la publicité que sur l’utilisation des réseaux sociaux.

Dissimuler la nature publicitaire d’un message est une pratique commerciale trompeuse et depuis 2010, les placements de produits sont proscrits dans les programmes télévisés destinés aux enfants.

Position paradoxale de McDonald’s qui affiche une collaboration avec l’EU Pledge. Il s’agit d’une initiative européenne visant l’autorégulation en matière de publicité alimentaires à destination des enfants. Visiblement l’enseigne y semble moins attachée dès qu’il s’agit des réseaux sociaux.

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  • Mar, ven, 2022

Attention aux faux messages de la Gendarmerie !

De nombreux utilisateurs d’internet ont reçu par mail une convocation de la gendarmerie pour une affaire criminelle ces derniers jours. C’est une arnaque internet.

Voici un extrait des courriels : « un dossier portant accusation contre votre personne a été émis. Veuillez prendre connaissance de la pièce jointe pour répondre dans les plus brefs délais ».

Le mail est signé du patron des gendarmes. De nombreux internautes en France, et notamment en Béarn ont reçu depuis samedi ces mails comminatoires signés de Christian Rodriguez, général de gendarmerie.

Logo de la gendarmerie, signature (fausse bien sûr) du vrai nom du patron des gendarmes depuis 2019, adresse mail laissant penser à un courrier officiel… Autant d’éléments qui ont pu provoquer des sueurs froides chez les destinataires de ces courriels, dont certains étaient à l’en-tête de la « Brigades

protections mineurs ».

Comme l’a signalé presque aussitôt la gendarmerie nationale sur son compte Twitter, ce samedi, il s’agit en fait d’arnaques internet, de type « phishing ». D’autres mails ont été signalés avec la signature d’Interpol ou de la police nationale.

Le côté solennel et pour le moins anxiogène est là pour faire cliquer sur la pièce jointe, ce qu’il convient de ne pas faire au risque délivrer, via la pièce jointe notamment, des informations personnelles à des escrocs, voire d’installer un logiciel malveillant sur son ordinateur.

Jamais la gendarmerie ne passe par un envoi par mail, dès lors vous devez signaler ce genre de courriers douteux sur la plateforme internet-signalement.

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