• Mar, mar, 2022

“Voyage annulé: il est temps de solder les comptes”

L’échéance de remboursement des « avoirs Covid » approche et les agences de voyages vont devoir rendre l’argent aux consommateurs qui n’ont pas voyagé pour cause d’annulation au début de la pandémie. 

Il resterait plus de 800 millions d’avoir à rembourser, les agences de voyages seront-elles plus respectueuses que les compagnies aériennes ?


L’ordonnance du 25 mars 2020, permet par dérogation, aux agences de voyage et aux hébergements touristiques de ne pas rembourser immédiatement les séjours ou nuitées supprimés. La formule de l’avoir a été préférée, remboursable au bout de 18 mois. 

Or la mesure concernait les prestations annulées entre le 1er mars 2020 et le 15 septembre 2020.


En principe aucune démarche n’est à effectuer par le consommateur, mais il peut être utile de rappeler la fin de l’échéance au professionnel.

Le délai de 18 mois compte à partir de la proposition d’un voyage de remplacement dans les trois mois après l’annulation du premier voyage. Si rien n’a été proposé, alors il est préférable de demander le remboursement 18 mois après la réception de l’avoir. 

En l’absence de réponse ou si la réponse n’est pas satisfaisante, la saisine du médiateur du tourisme et du voyage gratuitement pourra alors être choisie. 


Les compagnies aériennes n’ont pas montré le meilleur exemple. Alors même qu’elles n’étaient pas concernées par l’ordonnance, elles n’avaient donc pas à imposer l’avoir à la place du remboursement. Pourtant elles ont souvent privilégié cette option et de nombreux consommateurs continuent de se battre pour obtenir leur remboursement.

Un rapport de la Cour des comptes européenne déplore que les aides d’Etat versées pendant la crise aux compagnies n’aient pas été subordonnées au remboursement des passagers et que les consommateurs en payent le prix.


Source :

60 millions de consommateurs, septembre 2021, « Voyages annulés : il est temps de solder les comptes »


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  • Mar, mar, 2022

Syndic de copropriété: plus de clarté…

À partir du 1er janvier 2022, les syndics professionnels devront remettre aux copropriétaires une fiche d’information standardisée sur le prix et les prestations qu’ils proposent selon un arrêté paru au Journal officiel le 9 septembre 2021. 

 

Cette fiche doit comporter prix et prestations : durée du contrat, honoraires, rémunération forfaitaire, tarifs des prestations particulières (ex. : gestion d’un sinistre) … 

La fiche d’information doit respecter scrupuleusement ce modèle. Toutes les informations indiquées doivent figurer sur la fiche qui ne doit pas non plus comprendre d’autres éléments.

 

RAPPEL : la loi Alur du 24/03/2014 oblige à mettre en concurrence à CHAQUE renouvellement de mandat. Une dérogation peut toutefois être votée.

À savoir : Le montant maximum applicable aux honoraires et frais perçus par le syndic pour l’établissement de l’état daté est fixé à 380 €.

 

Textes de loi et références :

• Arrêté du 30 juillet 2021 précisant le format et le contenu de la fiche d’information sur le prix et les prestations proposées par le syndic 

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044030465 (modèle de fiches en annexe).

 

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Oublier le droit au logement ?

Oublier le droit au logement, c’est mettre la démocratie en péril.
Tribune publiée par le journal Libération le 3 mars 2022

 

Promulguée le 5 mars 2007, il y a tout juste quinze ans, la loi DALO a fait passer le droit au logement d’un niveau théorique à un niveau opérationnel : le citoyen non logé ou mal logé peut saisir une « commission de médiation » chargée de désigner au préfet les demandeurs à loger en urgence. Il peut aussi saisir le juge, soit pour contester un refus de la commission, soit pour obtenir la mise en œuvre de sa décision favorable. L’État peut être condamné, sous astreinte, à reloger ou, le cas échéant, à accueillir en hébergement.

Cette loi est-elle pleinement respectée ? Clairement non : elle se heurte à des défaillances dans l’information, dans les décisions des commissions de médiation et, surtout, dans les relogements : en Ile de France, au rythme actuel, il faut plus de cinq ans à un prioritaire DALO pour être relogé au lieu des six mois fixés par la loi. Ces défaillances sont en grande partie liées à la crise du logement qui touche certains territoires.

Cette crise ne tombe pas du ciel, elle est le fruit des décisions et des renoncements de la puissance publique. La loi DALO ayant fixé une obligation de résultat, l’État se doit de mettre en place les politiques qui permettent son application. De ce point de vue, la mandature qui s’achève aura été la plus néfaste depuis 2007. Baisse des APL, ponction dans les ressources des Hlm (1,3 milliard par an !), timidité face aux communes ne respectant pas leurs obligations, tout cela ne pouvait que conduire à la chute de la production de logements sociaux. Il en résulte que certains préfets sont placés devant une mission impossible.

Pourtant, même maltraitée, la loi est utile. Là où les marchés sont moins tendus, les préfets relogent tous les prioritaires. Partout, la loi fait pression. Les services de l’État ont réinvesti leur rôle dans l’attribution des logements sociaux et, malgré tout, ils relogent davantage qu’avant. Et puis, le DALO est porteur de dignité : face au discours de culpabilisation des pauvres et des exclus, régulièrement accusés de ne pas se donner la peine de s’en sortir, il vient dire que les personnes mal logées ne sont pas les coupables, mais les victimes d’une faute commise à leur égard. C’est pour cela que la loi dérange.

Certains préfèrent ne pas en parler : faisons comme si le logement n’était pas un droit, comme si l’État n’était pas fautif. Mais d’autres parlent du DALO… pour dire qu’ils le supprimeront. Car ils ont une bien meilleure solution : reloger prioritairement les français ! Ceux là se posent en défenseurs d’une soi-disant « identité française » qu’ils placent au-dessus de la République. Ils disent vouloir nous ramener aux « racines » de la France. Mais la France n’est plus une monarchie « de droit divin ». La France que s’est choisie le peuple par ses combats, notre France, la France que nous aimons est une République laïque, et, ne leur en déplaise, les droits de l’homme font partie de ses racines. Le droit au logement est l’un de ces droits fondamentaux, au même titre que le droit à l’éducation, le droit aux soins ou le droit de vote.

Il faut dire la vérité sur la loi DALO. Non, elle n’a pas créé un droit nouveau, elle a juste établi la garantie de l’État pour que, enfin, une autorité soit en charge de faire appliquer un droit reconnu depuis longtemps. Oui, la loi définit comme prioritaires ceux qui sont dépourvus de logement et ceux qui sont logés dans les situations les plus dramatiques. En cela, elle applique le principe de l’Abbé Pierre : « Servir premier le plus souffrant ». Non, la loi DALO ne permet pas aux étrangers en situation irrégulière d’obtenir un logement social. Oui, par contre, elle leur permet d’accéder à un hébergement d’urgence car l’État ne saurait mettre des conditions pour accomplir un devoir humanitaire. La vérité, enfin, est que les étrangers représentent 45% des demandeurs DALO, parce qu’ils sont les premières victimes du mal logement.




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Connaissez-vous l’article L. 217-13 du code de la consommation ?

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Union Régionale des Organisations de Consommateurs

L’UROC vous informe sur cet article du code de la consommation applicable aux achats faits à un professionnel depuis le 1er janvier 2022

Article L. 217-13 : Tout bien réparé dans le cadre de la garantie légale de conformité bénéficie d’une extension de ladite garantie de six mois.

Dès lors que le consommateur fait le choix de la réparation mais que celle-ci n’est pas mise en œuvre par le vendeur, la mise en conformité par le remplacement du bien fait courir, au bénéfice du consommateur, un nouveau délai de garantie légale de conformité attaché au bien remplacé. Cette disposition s’applique à compter du jour où le bien de remplacement est délivré au consommateur.

 

Donc vous faites réparer le bien sous garantie, vous bénéficiez de 6 mois de garantie supplémentaire. Si la réparation s’avère impossible malgré votre demande et que l’on vous fournit un nouveau bien, la garantie repart pour 24 mois.

 

 

Union Régionale des Organisations de Consommateurs
6 bis rue de Dormagen59350 SAINT ANDRE
uroc-hautsdefrance.fr

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