• Nov, mar, 2022

Droit à l’oubli numérique : les obligations d’information et la responsabilité du responsable du traitement

CJUE, 27 oct. 2022, aff. C-129/21, Proximus

Le responsable du traitement de données personnelles est tenu de prendre des mesures raisonnables afin d’informer les moteurs de recherche sur Internet d’une demande d’effacement par la personne concernée, décide la Cour de justice dans un arrêt du 27/10/2022.

Consentement de la personne concernée

– La Cour confirme que le consentement d’un abonné dûment informé est nécessaire aux fins de la publication dans un annuaire public de ses données à caractère personnel; et que ce consentement s’étend à tout traitement ultérieur des données par des entreprises tierces actives sur le marché des services de renseignements téléphoniques accessibles au public et d’annuaires, pour autant que de tels traitements poursuivent la même finalité.

Ce consentement requiert une manifestation de volonté “libre, spécifique, éclairée et univoque” de la personne concernée, prenant la forme d’une déclaration ou d’ “un acte positif clair” marquant son acceptation du traitement des données à caractère personnel la concernant. Toutefois, il ne suppose pas que, à la date à laquelle il est donné, la personne concernée connaisse nécessairement l’identité de tous les fournisseurs d’annuaires. 

Droit à l’effacement

– La Cour rappelle également que les abonnés doivent avoir la possibilité de faire supprimer leurs données à caractère personnel des annuaires. Elle considère que la demande d’un abonné tendant à la suppression de ses données peut être considérée comme un recours au droit à l’effacement au sens du RGPD.

Obligations d’information et responsabilité du responsable du traitement. 

– Le juge européen confirme, par ailleurs, qu’il découle des obligations générales prévues par le RGPD qu’un responsable du traitement de données personnelles doit mettre en oeuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour informer les autres fournisseurs d’annuaires auxquels il a fourni de telles données du retrait du consentement de la personne concernée. Il doit également veiller à informer l’opérateur de services téléphoniques qui lui a communiqué ces données à caractère personnel afin que ce dernier adapte la liste des données personnelles qu’il transmet automatiquement à ce fournisseur d’annuaires. En effet, lorsque différents responsables du traitement se fondent sur le consentement unique de la personne concernée, il suffit, afin que cette personne retire un tel consentement, qu’elle s’adresse à l’un des responsables du traitement. 

In fine, la Cour juge qu’un responsable du traitement est tenu, en vertu du RGPD, de veiller à prendre des mesures raisonnables afin d’informer les moteurs de recherche de la demande qui lui a été adressée par l’abonné d’un opérateur de services téléphoniques et visant à l’effacement de ses données personnelles.

Source:

– Uroc 


  • Nov, mar, 2022

Référendum d’initiative partagée sur les superprofits stoppé par le Conseil constitutionnel

Cons. const., 25 oct. 2022, n° 2022-3 RIP : JO 27 oct. 2022

Karine Lescure Rédaction Lexis Veille


Par sa décision n° 2022-3 RIP du 25 octobre 2022, le Conseil constitutionnel juge non conforme à la Constitution la proposition de loi du 21 septembre 2022 portant création d’une contribution additionnelle sur les bénéfices exceptionnels des grandes entreprises. Elle ne remplit pas les conditions constitutionnelles et organiques d’ouverture de la phase de recueil des soutiens des électeurs au titre de la procédure du référendum d’initiative partagée (RIP).

Créée par la réforme constitutionnelle de 2008 et entrée en vigueur en 2015, la procédure de référendum d’initiative partagée (RIP) doit, pour être engagée, être d’abord soutenue par 1/5e des parlementaires et recueillir la signature de 1/10e des Français inscrits sur les listes électorales. Une fois ces conditions remplies, la procédure peut alors déclencher un examen parlementaire de la proposition ou, à défaut, un référendum.

La condition tenant au nombre de parlementaires requis est remplie, la proposition de loi ayant été signée par 242 députés et sénateurs des groupes de la Nupes.

Mais pour que la collecte des signatures soit enclenchée, le texte doit être conforme à son article 11 qui prévoit notamment les sujets sur lesquels un RIP peut être organisé et parmi lesquels ceux portant sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation.

Or il n’en est rien selon le Conseil qui relève qu’en instituant une « contribution additionnelle sur les bénéfices exceptionnels des grandes entreprises », cette proposition de loi a exclusivement pour objet d’augmenter l’imposition de la fraction des bénéfices supérieurs à 1,25 fois la moyenne des résultats imposables au titre des exercices 2017, 2018 et 2019 des sociétés dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 millions d’euros. La proposition de loi ne traduit pas une modification suffisamment importante de la structure de la fiscalité pour constituer une réforme relative à la politique économique de la Nation.

Le texte ne portant pas, au sens de l’article 11 de la Constitution, sur une réforme relative à la politique économique de la Nation, ni sur aucun des autres objets mentionnés au premier alinéa de l’article 11 de la Constitution, le Conseil constitutionnel juge donc qu’il ne satisfait pas aux conditions fixées par le 3e alinéa de ce même article et le 2° de l’article 45-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958.

La proposition de loi n’ira donc pas au-delà du premier stade de la procédure RIP.


Source:

UnIon Régionale des Organisations de Consommateurs



  • Nov, jeu, 2022

Un chèque énergie fioul de 100 à 200 €pour 1,6 million de foyers

Afin de soutenir les ménages utilisant un chauffage au fioul, un chèque énergie fioul de 100 à 200€ sera versé à partir du 8 novembre.

Son montant dépendra des revenus du ménage. Un simulateur sera mis en ligne: https://chequeenergie.gouv.fr/


Pour les ménages qui ont déjà utilisé un chèque énergie pour payer 

une facture de fioul par le passé, l’envoi sera automatique. Pour les

autres ménages éligibles, ceux-ci devront faire leur demande sur un 

guichet en ligne dédié qui sera ouvert à compter du 8 novembre. Il 

suffira de transmettre une facture de fioul pour percevoir l’aide le 

mois suivant.


Attention, cette aide fioul n’est pas applicable aux factures de fioul 

déjà acquittées. Toutefois, les ménages concernés ne doivent pas 

attendre l’envoi de ce chèque énergie pour remplir leur cuve à fioul.

En effet, cette aide fioul, qui prend la forme d’un chèque énergie, pourra être utilisée pour le paiement de tout type de factures d’énergie (gaz, électricité, fioul, pellets de bois…). Les ménages éligibles qui auraient déjà rempli leur cuve de fioul au moment de la réception du chèque ne perdront pas le bénéfice de l’aide, et pourront utiliser ce dernier pour payer par exemple leur facture d’électricité ou la prochaine facture de fioul jusqu’en mars 2024.

Source:

– Uroc

  • Nov, jeu, 2022

Droit au logement dans le Nord : une application en demi-teinte

13 associations, dont la CNL59, présentent une quinzaine de propositions d’amélioration de la mise en œuvre du Dalo.

 

Dans le Nord, alors que l’on comptait 11 211 demandes de logement social fin décembre 2021 pour des personnes se déclarant sans abri, en structure d’hébergement, à l’hôtel, hébergées chez un particulier, en habitat mobile ou en squat au moment de la demande, moins de 1500 recours Dalo ont été déposés en 2021 et près de 75 % d’entre eux ont été rejetés.

Rappelons que le 05 mars 2022, la loi Dalo instaurant le droit au logement opposable. Cette loi a constitué une avancée majeure en donnant un fondement juridique au droit au logement et en soumettant l’Etat à une obligation de résultat.

Quinze ans plus tard, trop de situations d’urgence restent sans réponse, souvent par manque d’informations des personnes en situation de mal-logement, mais également en raison d’une application très restrictive de la loi.

Pour remédier à cette situation, 13 associations réunies dans le collectif « Comité de veille Dalo 59 » organise une demi-journée conférence-débat sur la mise en œuvre du DALO dans le Nord. Elle s’est déroulée le 18 octobre de 9h à 12h30 à l’amphithéâtre René Cassin (Université de Lille, 1 Place Déliot).

 « Il y a un véritable déficit d’information que nous constatons sur le territoire et auquel il faut remédier », précise Isabelle Fourot, directrice de l’agence Hauts-de-France de la Fondation Abbé Pierre. « Même si nous organisons régulièrement avec le Collectif des formations locales, si nous dialoguons avec les services de l’Etat pour que soient mieux reconnues les situations de mal-logement dont sont victimes les personnes déposant un recours Dalo, il reste beaucoup à faire et il nous est apparu nécessaire de présenter nos propositions sous forme de plaidoyer.  »

Pour améliorer la mise en œuvre de la loi Dalo, le Collectif « Comité de Veille Dalo Nord » présente une quinzaine de propositions, parmi lesquelles : 

– Améliorer l’information sur le DALO, la formation des travaux sociaux et faciliter l’accès aux droits des personnes

– Faire évoluer les critères légaux relatifs à la suroccupation

– Ne pas rejeter de recours DALO sur des motifs non prévus par la loi

– Améliorer le fonctionnement de la commission de médiation

– Rendre effectif le droit à l’hébergement opposable en assurant l’inconditionnalité de l’hébergement et en respectant les délais légaux de proposition…

Ces propositions ne peuvent s’entendent que dans le cadre d’une politique de l’habitat ambitieuse de production de logement social à faible loyer, de politiques d’attributions tenant mieux compte des demandeurs à faibles ressources et de politiques préventives, en matière d’expulsion notamment, plus efficaces.

Au delà de cette journée de sensibilisation et d’interpellation, depuis plusieurs années, une permanence téléphonique associative est ouverte chaque lundi, de 14 heures à 16 heures pour faciliter l’accès aux droits des personnes mal logées et garantir l’effectivité de leurs droits :

03 20 20 79 65 / permanence.rep.dalo59@gmail.com

Lien du plaidoyer: https://www.federationsolidarite.org/wp-content/uploads/2022/10/Dalo_Plaidoyer_Final.pdf

Source:

– fondation-abbe-pierre.fr

Par ce formulaire :
Contactez-nous :
  • Par Mail :   

contact@cnl59.fr

  • Par voie postale :     

Confédération Nationale du Logement
Fédération du Nord
42/1 rue de Tournai
59000 Lille

  • Permanence téléphonique : 

03 20 07 09 58

Le lundi de 8h30 à 12h30
Les mardi et jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h00                            

Merci de ne pas encombrer nos lignes
et de respecter les horaires !

Dans un message vocal, nous vous demandons de nous laisser votre identité, vos coordonnées téléphoniques et votre mail, ainsi que l’objet de votre appel.
Si vous le souhaitez, vous pouvez déjà regrouper les informations et les différents documents, et nous les faire parvenir par mail ou par voie postale.

  • Entretiens en présentiel :

Uniquement sur rendez-vous.