• Nov, lun, 2022

« Roubaix : depuis fin septembre, une famille vit avec 5 à 10 minutes d’eau chaude par jour »

Logée dans un immeuble de l’allée des Saules à Roubaix, cette locataire de Vilogia doit recomposer son quotidien en raison d’un quota d’eau chaude. Le dernier problème d’une longue série selon elle. C’est le deuxième cas spécifique à l’allée des Saules ce mois-ci. 


Depuis deux semaines, Farah (nom fictif) ne dispose plus que de 5 à 10 minutes d’eau chaude par jour.


Une situation problématique pour cette mère de trois enfants qui priorise dès lors l’eau pour ces derniers  « ce matin, par exemple, j’ai fait une séance de sport mais je vais aller prendre ma douche chez ma mère pour éviter de puiser dans le quota d’eau. » Ce réservoir similaire à un cumulus, elle n’en a pas « entendu parler » et assure ne pas avoir été prévenue. « Mais je paie mon loyer et j’estime avoir le droit à la transparence sur ma consommation » surenchérit-elle.

La gaine technique du rez-de-chaussée de l’immeuble est parfois au contact même de l’eau selon la locataire. 


Arrivée en 2018, Farah avoue que le bailleur « l’a sortie du pétrin » à cette époque après une mauvaise expérience. Mais ses premiers mois sont particulièrement.

La mère de famille évoque également un dysfonctionnement des canalisations qui provoque, dans tous les appartements au-dessous du sien, des rejets d’excréments dans les toilettes : « Ça a été mon tour, puis celui du voisin du dessous… en ce moment, c’est chez la voisine du rez-de-chaussée. Je ne comprends pas pourquoi tout n’a pas été réparé en même temps. »

Face à cette accumulation, c’est l’absence d’eau chaude qui a fait déborder le vase. En attendant le retour de Vilogia sur la situation, Farah ne parvient pas à trouver un interlocuteur pour changer de logement : « lorsque j’ai voulu me renseigner pour savoir s’il était possible de déménager ailleurs, on m’a répondu qu’il faudrait attendre 12 ans ! Vous vous rendez compte ? »

Source :

La voix du Nord, 16/10/2022, Dylan Dez, « Roubaix : depuis fin septembre, une famille vit avec 5 à 10 minutes d’eau chaude par jour »


  • Nov, lun, 2022

HLM : comment bénéficier de l’aide jusqu’à 600 € d’Action logement versée en décembre ?

Pour soutenir les locataires du parc social face à la hausse du coût de l’énergie, Action logement crée un fonds énergie qui permettra de délivrer une aide financière allant jusqu’à 600 €.  Près de 75 000 locataires pourraient en bénéficier. 

Ce dispositif, complémentaire au chèque énergie et à l’aide exceptionnelle de 100 à 200 € mis en place par le gouvernement, permettra de délivrer une aide pouvant aller jusqu’à 600 € aux locataires les plus fragiles. Le gouvernement et sa majorité s’étant une nouvelle fois opposés à une augmentation des Aides personnalisées au logement (APL) et de leur forfait charges dans le cadre du projet de budget 2023, ce nouveau coup de pouce devrait donner un bol d’air aux locataires HLM.

Qui pourra en bénéficier ?

Cette aide s’adressera exclusivement aux ménages du parc social, salariés ou non-salariés, qui subiraient une augmentation de leurs charges supérieure à 100 € par mois ou qui devraient faire face à une régularisation supérieure à 1 000 € sur les douze derniers mois et qui disposeraient dès lors d’un reste à vivre inférieur à 15 € par personne et par jour. En tout, Action logement estime que 75 000 ménages locataires HLM pourraient bénéficier de cette aide.

Comment en bénéficier ?

Les locataires en difficulté doivent contacter leur bailleur social, qui doit lui-même être l’un des 101 adhérents de Soli’AL. Le versement de l’aide sera alors directement effectué par le bailleur à travers un outil en ligne dédié.

Quand l’aide sera-t-elle disponible ?

Le dispositif sera opérationnel à partir du lundi 12 décembre prochain.

Source :

Centrepresseaveyron.fr, 26/10/2022, « locataires HLM : comment bénéficier de l’aide jusqu’à 600€ d’Action Logement versée en décembre ? »


  • Nov, mar, 2022

Le FGAO publie son baromètre 2021 de la non-assurance routière

FGAO, communiqué, 18 oct. 2022


Le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) vient de mettre en ligne son dernier baromètre annuel de la non-assurance routière. Depuis 2019, cette publication permet d’identifier l’ampleur du phénomène et d’en suivre l’évolution. En dépit d’une amélioration conjoncturelle due à la poursuite de la diminution des déplacements en 2021, dans le contexte persistant de la pandémie, le nouveau baromètre confirme un nombre toujours élevé de victimes, surtout corporelles. En 2021, le FGAO a pris en charge près de 23 000 personnes victimes et a versé plus de 118 M€ d’indemnités au cours de ce même exercice.


Les données du baromètre pointent une baisse de plus de 13 % du nombre de victimes d’auteurs en défaut d’assurance entre 2019 – année standard – et 2021 – année de moindre circulation routière. Les chiffres de la Sécurité Routière identifient, une baisse de 5 % du nombre de victimes blessées ou décédées sur la même période. Toutefois, la reprise des déplacements associée à un contexte économique tendu fait craindre, en 2022, un rebond de l’accidentologie routière liée au défaut d’assurance. De fait, plus de 4 600 victimes corporelles ont déjà été prises en charge par le FGAO au premier semestre 2022, soit le même nombre de victimes qu’avant la crise sanitaire.

Si le nombre de victimes de conducteurs non assurés est en baisse entre 2019 et 2021, le montant des indemnités versées aux victimes augmente de 2,5 % sur la même période. 

L’essentiel des interventions du Fonds de garantie des victimes concerne les conducteurs sans assurance routière (dont 80 % sont des hommes et 61 % ont moins de 35 ans). Les délits de fuite restent préoccupants (26 % des délits routiers) car ils augmentent de façon inquiétante depuis 10 ans (+ 34%). Le coût associé est proportionnellement important puisque le Fonds prend exclusivement en charge les victimes corporelles d’accidents lorsque l’auteur est inconnu. À noter qu’une des causes du délit de fuite est l’absence d’assurance.

Les cinq départements les plus accidentogènes sont : la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, Paris, les Bouches-du-Rhône puis le Val-d’Oise.


Source:

– UnIon Régionale des Organisations de Consommateurs


  • Nov, mar, 2022

Protection du consommateur : le Conseil constitutionnel valide le dispositif de déréférencement des sites internet

Cons. const., 21 oct. 2022, n° 2022-1016 QPC

Karine Lescure Rédaction Lexis Veille


Sont conformes à la Constitution les dispositions du Code de la consommation permettant à la DGCCRF d’enjoindre aux opérateurs de déréférencer, afin de faire cesser des pratiques commerciales frauduleuses, les adresses électroniques des interfaces dont les contenus présentent un caractère manifestement illicite.

C’est ce qu’a jugé le Conseil constitutionnel le 21 octobre 2022 en réponse à une question prioritaire de constitutionnalité dont il avait été saisi le 26 juillet dernier par le Conseil d’État (CE, 22 juill. 2022, n° 459960).

Étaient contestées les dispositions de l’article L. 521-3-1 du Code de la consommation aux termes desquelles l’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation peut prendre des mesures pour faire cesser certaines pratiques commerciales frauduleuses commises à partir d’une interface en ligne. En particulier, elle peut, dans certains cas, enjoindre aux opérateurs de plateforme en ligne de procéder au déréférencement des adresses électroniques des interfaces en ligne dont les contenus présentent un caractère illicite.

Le Conseil énonce d’abord qu’en l’état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions, le droit à la liberté d’expression et de communication implique la liberté d’accéder à ces services et de s’y exprimer.

Il rappelle ensuite que si le législateur peut instituer des dispositions destinées à faire cesser des abus de l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui portent atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers, cette liberté est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Les atteintes portées à son exercice doivent donc être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.

D’abord, ces mesures sont justifiées au regard de leur objectif général : l’impératif de protection du consommateur et la nécessité d’assurer la loyauté des transactions commerciales en ligne.

Ensuite, le dispositif est entouré de garanties suffisantes :

– il ne s’applique qu’à des sites internet ou à des applications, exploités à des fins commerciales par un professionnel ou pour son compte, et permettant aux consommateurs d’accéder aux biens ou services qu’ils proposent, lorsqu’ont été constatées à partir de ces interfaces des pratiques caractérisant certaines infractions punies d’au moins 2 ans d’emprisonnement et de nature à porter une atteinte grave à la loyauté des transactions ou à l’intérêt des consommateurs. Et seules peuvent faire l’objet d’une telle mesure les adresses électroniques des interfaces en ligne dont les contenus présentent un caractère manifestement illicite ;

– il ne peut être mis en œuvre que si l’auteur de la pratique frauduleuse constatée sur cette interface n’a pu être identifié ou s’il n’a pas déféré à une injonction de mise en conformité prise après une procédure contradictoire et qui peut être contestée devant le juge compétent ;

– le délai fixé par l’autorité administrative pour procéder au déréférencement ne peut être inférieur à 48 heures et permet ainsi aux personnes intéressées de contester la décision en référé ;

– sous le contrôle du juge qui s’assure de sa proportionnalité, la mesure de déréférencement peut ne s’appliquer qu’à une partie de l’interface en ligne ;

– enfin, le dispositif n’a pas non plus pour effet d’empêcher les exploitants de ces interfaces d’exercer leurs activités commerciales, leurs adresses demeurantes directement accessibles en ligne.

Le Conseil constitutionnel écarte donc l’ensemble des griefs et juge les dispositions contestées conformes à la Constitution.

Source:

– UnIon Régionale des Organisations de Consommateurs


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