• Mai, ven, 2022

AMENDE DE 1,6 MILLION D’EUROS À LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

La Société Générale a reçu une amende d’environ 1,6 million d’euros par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), pour manquements à la réglementation sur les paiements par carte bancaire. 

La DGCCRF relève l’application d’un mauvais niveau d’interchange, c’est-à-dire la commission versée par la banque du commerçant à celle du consommateur lors d’une transaction par carte, alors plafonnée à un taux de 0,3% au lieu de 0,2%. La répression des fraudes reproche donc à l’établissement un défaut de transparence ayant empêché ses clients commerçants de faire jouer la concurrence. 

De plus, sur certaines cartes bancaires, la banque au logo rouge et noir faisait apparaître la mention “carte de crédit” au lieu de la seule mention “crédit”, pouvant faire naître une confusion chez ses clients.

La DGCCRF indique que ces nouvelles amendes s’inscrivent dans la continuité d’une enquête menée depuis 2018 sur le respect de la règlementation européenne concernant les achats par carte bancaire, qui avait déjà conduit à d’autres sanctions. En décembre 2020, des amendes d’un montant total de plus de 2,8 millions d’euros avaient déjà été infligées à six banques françaises pour la facturation de frais excessifs lors de paiements par carte.

Une sanction de 175.000 euros a également été infligée lundi par la DGCCRF à la Caisse d’Epargne Loire-Centre pour les mêmes motifs.

 

  • Mai, ven, 2022

Alerte HLM : lutter contre la stigmatisation et l’expulsion

A l’occasion du congrès HLM, Jean Castex était attendu à Bordeaux. Le Premier ministre aurait pu être interrogé sur une problématique reprise dans les médias comme sujet d’actualité : faut-il expulser systématiquement les familles de délinquants récidivistes des HLM ?

Voici une thématique risquée, entre discrimination, stigmatisation et sécurité.

Il s’agit d’une mesure de plus en plus réclamée par les bailleurs sociaux. Mais l’utilisation de cette sanction doit se faire de manière raisonnée et au regard des principes juridiques.

80% des sympathisants de droite souhaitent l’expulsion des familles de délinquants de leur logement social, contre 39% des sympathisants de gauche, 66% des centristes et le  regroupement national compte 88% d’opinions favorables. Europe Ecologie-les-Verts est au contraire le plus opposé (31%). 

A Nice, pour cela il existe une convention passée avec la ville, le procureur et le préfet. Cette convention établit qu’en cas de condamnation pénale, le procureur est tenu d’en informer le bailleur social qui enclenchera la procédure pouvant mener à l’expulsion.

 Il faut prendre garde à ne pas permettre aux bailleurs de se substituer aux forces de l’ordre et à la Justice en leur donnant pouvoir de sanctionner les personnes en amont de toute condamnation pénale.

La Justice est, elle aussi prompt à sanctionner d’expulsion des familles entières. En 2018, elle a ainsi confirmé un virage en prononçant l’expulsion d’une mère et de ses enfants. La cour d’Appel d’Amiens a ainsi estimé que cette activité constituait un « trouble de jouissance » pour le voisinage.

 Dans l’ensemble, les expulsions des familles restent peu nombreuses à aboutir. La jurisprudence n’est donc pas certaine, il s’agit le plus souvent d’un cas par cas. 

Autant de dispositifs qui ont, selon les bailleurs sociaux, pour objectif de réparer une injustice : « Où y a-t-il le plus de délinquants ? Dans les HLM. Où y a-t-il le plus de victimes de ces délinquants ? Dans les HLM », expliquait ainsi Frédéric Lauze, le chef de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Val d’Oise, au moment du lancement de la convention.

 Il est à déplorer un manque de regard critique sur les causes menant à cette délinquance. De tels propos n’ont que pour objectif de stigmatiser la population, sans répondre aux critères de fond : lutte contre les inégalités et la pauvreté, lutte contre le parcage social…

Yann Bisiou, maître de conférences en droit à l’université Paul-Valéry de Montpellier alerte en ces termes « il est inutile et dangereux d’ajouter à la loi une résiliation automatique du bail comme l’envisage le projet de loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (loi ELAN. Au juge d’apprécier la situation ».

 

Sources : 20 minutes, 13/04/2021

Banque des territoires, 08/09/2021

Cnews, 28/09/2021

 
  • Mai, ven, 2022

Habitat indigne : trois codes à appliquer

Les infractions pénales relatives à des situations d’habitat indigne relèvent du code pénal, du code de la construction ou du code de la santé publique.  

La seule infraction du code pénal visant à réprimer directement les situations d’habitat indigne est la “soumission d’une personne, dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont connus de l’auteur des faits, à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine” (CP : art. 225-14). 

D’autres infractions de ce code peuvent être rattachées à la question ainsi, par exemple, l’infraction pour mise en danger d’autrui (CP : art. 223-1). 

En parallèle, l’ordonnance du 15 décembre 2005, a redéfini les incriminations et sanctions pénales applicables aux propriétaires ou exploitants d’hôtels indélicats. Certains des différents comportements incriminés relèvent du code de la construction et du non-respect de la protection des occupants (CCH : L.521-4), d’autres concernent la non-exécution des prescriptions des arrêtés de péril (CCH : L.511-6), d’insalubrité (CSP : L.1337-4), ou relatif à la sécurité d’un établissement recevant du public (CCH : L.123-3 et 123-4).

Cette note a pour objectifs d’analyser et de faire connaître, les décisions de jurisprudence rendues en matière pénale et comportant un intérêt particulier dans le domaine de la lutte contre l’habitat indigne.

Source : Anil, 12/12/2019

 
Par ce formulaire :
Contactez-nous :
  • Par Mail :   

contact@cnl59.fr

  • Par voie postale :     

Confédération Nationale du Logement
Fédération du Nord
42/1 rue de Tournai
59000 Lille

  • Permanence téléphonique : 

03 20 07 09 58

Le lundi de 8h30 à 12h30
Les mardi et jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h00                            

Merci de ne pas encombrer nos lignes
et de respecter les horaires !

Dans un message vocal, nous vous demandons de nous laisser votre identité, vos coordonnées téléphoniques et votre mail, ainsi que l’objet de votre appel.
Si vous le souhaitez, vous pouvez déjà regrouper les informations et les différents documents, et nous les faire parvenir par mail ou par voie postale.

  • Entretiens en présentiel :

Uniquement sur rendez-vous.