• Déc, lun, 2022

« Prix de l’énergie, les locataires en HLM et copropriété moins bien protégés »

 Anne-Marie Berthez est rarement assise, mais quand elle s’installe dans son fauteuil, cette locataire de Méricourt enfile une polaire sur son pull. Sa maison des mines en brique, elle l’habite depuis 39 ans et n’a jamais envisagé de la quitter, même quand avant la réhabilitation de 2020 la tapisserie du salon était moisie à cause de l’humidité.

 À la cité du parc, 118 logements de SIA Bailleur social historique du bassin minier ont fait l’objet de travaux. Grâce à l’isolation et à une nouvelle chaudière au gaz, Anne-Marie avait échappé à la première flambée des charges celle de 2020.  

Les factures d’énergie avaient alors grimpé de près de 20% selon la Fédération nationale de l’immobilier. Malgré la rénovation énergétique, elle n’est pas épargnée par la hausse, en 2022 elle a payé 120€ par mois soit plus 26%.  

Dans son logement individuel au gaz, Anne-Marie fait pourtant partie des locataires en HLM jusqu’ici les plus épargnés par la crise énergétique. 

 Dès septembre, l’Union régionale pour l’habitat (URH) avait donné l’alerte alors que le gouvernement annonçait la prolongation du bouclier tarifaire pour limiter la hausse à 15%. 

Du côté des bailleurs, on attend notamment une clarification pour le plafonnement de la hausse pour les parties communes. La directrice régionale de la SIA, souligne une « double peine » pour les locataires d’un logement équipé d’un chauffage électrique collectif : « en plus, ils ne peuvent pas régler en chèque énergie, qui n est utilisable que si on paie au fournisseur directement ».

Elle dénonce aussi le fait que le bouclier tarifaire repose sur le mode de chauffage et non sur les ressources.

Négocier un contrat d’énergie à l’échelle nationale est la nouvelle priorité du parc social. En attendant, les bailleurs de la région ont mis en place un coaching énergétique et un fonds de solidarité pour les occupants des logements les plus énergivores. 


Source :

La Voix du nord, mardi 6 décembre 2022, « prix de l’énergie, les locataires en HLM et copropriété moins bien protégés »


  • Déc, lun, 2022

« Effondrement d’immeubles rue Pierre Mauroy : que disent les premières expertises »

Le rôle de l’expert nommé par le tribunal administrative, saisie par la ville, et de constater le péril en évaluant les risques que présente un immeuble pour les occupants. Les dégâts matériels dépasseraient les 6 millions d’euros selon les premières estimations.

Cette expertise a entraîné plusieurs arrêtés pris par la mairie, dans les jours qui ont suivi le drame. Ces arrêtés adressés au préfet selon l’usage pour « mettre en demeure les propriétaires et les syndics de réaliser des travaux de sécurisation dans un certain délai ». 

C’est sur les recommandations de ces experts que « des butons » vont être installés entre les numéros 40 et 46 de la rue Pierre Mauroy, là où les 2 immeubles effondrés ont laissé un vide.  L’expert a également demandé le bâchage des murs pignon exposés aux intempéries, des étaiements et colmatage…

Plusieurs propriétaires doivent par ailleurs réaliser un diagnostic complet du bâti à la recherche d’éventuels problèmes structurels ou de parasites.  Le tout dans un délai de 21 jours.

Dans un autre immeuble rue Saint-Nicolas, il est fait mention de fissures liées à des affaissements, d’infiltrations d’eau à tous les niveaux de l’immeuble, des planchers en bois atteints…  

Aucune démolition ou déconstruction n’est évoquée à ce jour.  Le rapport ordonne là aussi aux propriétaires ou leur ayant-droit un diagnostic complet dans un bureau d’études spécialisés pour apporter les remèdes adaptés à l’ensemble des désordres.  Dans ses arrêtés aucun lien n’est fait entre les désordres et le drame qui s’est déroulé rue Pierre Mauroy.  Les travaux préconisés dans le cadre de ces arrêtés sont à la charge des propriétaires tout comme les frais engagés par la commune expertise et travaux quand elle doit se substituer au propriétaire.


Source :

-La Voix du nord, mardi 6 décembre 2022, « effondrement d’immeubles rue Pierre Mauroy que disent les premières expertises »


  • Déc, ven, 2022

Lutte contre la fraude au CPF et interdiction du démarchage abusif 

Sénat, proposition de loi TA n° 34, 8 déc. 2022

Thierry Ruckebusch Rédacteur en chef de Lexis Veille


Le 8 décembre, le Sénat a définitivement voté à l’unanimité, sans modification, la proposition de loi visant à lutter contre la fraude au compte personnel de formation (CPF) et à interdire le démarchage de ses titulaires. Le texte avait été déposé le 23 août dernier par les députés Bruno Fuchs, Sylvain Maillard et Thomas Mesnier. L’Assemblée nationale l’avait adopté à l’unanimité en première lecture, avec modifications, le 6 octobre.

Telle qu’adoptée, la proposition de loi tend à interdire la prospection commerciale – par téléphone, SMS, courriel ou sur les réseaux sociaux – des titulaires d’un CPF visant à collecter leurs données à caractère personnel ou à conclure des contrats portant sur des actions de formation, sauf si la sollicitation intervient dans le cadre d’une action de formation en cours et présentant un lien direct avec son objet. Afin de contrôler le respect de ces dispositions, elle habilite les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à rechercher et à constater ces infractions et prévoit des sanctions administratives (la personne qui viole cette interdiction sera ainsi passible d’une amende administrative maximum de 75 000 € si c’est une personne physique et de 375 000 € s’il s’agit d’une personne morale).

Le texte voté prévoit par ailleurs que la Caisse des dépôts et consignations, France compétences, les services de l’État compétents, mais aussi les organismes financeurs, les organismes délivrant la certification Qualiopi et les ministères et organismes délivrant des certifications professionnelles peuvent échanger tous documents et informations détenus ou recueillis dans le cadre de leurs missions respectives et utiles à leur accomplissement. Il autorise également la cellule nationale de renseignement financier TRACFIN à transmettre des informations à la Caisse des dépôts et consignations ainsi qu’à l’Agence de services et de paiement (ASP).

La proposition de loi adoptée donne en outre à la Caisse des dépôts et consignations les moyens de mettre en œuvre un recouvrement forcé des sommes indûment versées à un organisme de formation. À cet effet, le directeur général de la Caisse des dépôts pourra délivrer une contrainte qui, à défaut d’opposition du prestataire devant la juridiction compétente, comportera tous les effets d’un jugement. Par ailleurs, lorsqu’elle constatera la mobilisation par le titulaire d’un CPF de droits indus ou une utilisation contraire à la réglementation, la Caisse des dépôts pourra procéder au recouvrement de l’indu par retenue sur les droits inscrits ou sur les droits futurs du titulaire. Elle pourra recevoir de l’administration fiscale communication de tous documents ou renseignements nécessaires aux contrôles préalables au paiement des sommes dues ainsi qu’à la reprise et au recouvrement des sommes indûment versées au titre du CPF.

Le texte voté tend également à inscrire dans la loi les conditions du référencement sur Mon Compte Formation, et vise à fonder le refus par la Caisse des dépôts de référencer un organisme de formation qui ne remplirait pas ces conditions. Il sera notamment vérifié que l’organisme propose des formations éligibles à un financement CPF, dispose de la certification qualité Qualiopi, respecte les prescriptions de la législation fiscale et de sécurité sociale et satisfait aux CGU. La Caisse pourra procéder à la même vérification pour les organismes de formation déjà référencés sur la plateforme avant la publication de la loi. Afin d’assurer l’opérationnalité de la mesure, des échanges de données pourront être organisés entre la Caisse des dépôts et consignations, les Urssaf et l’administration fiscale.

La proposition de loi adoptée vise enfin, afin de mettre fin à certaines dérives de nature à tromper les titulaires de CPF, à encadrer le recours à des sous-traitants en soumettant ces derniers aux mêmes obligations que les donneurs d’ordre.



Source:

UnIon Régionale des Organisations de Consommateurs


  • Déc, mer, 2022

Refus de la CNL de signer la charte commune sur la crise énergétique d’Action Logement

Communiqué
de presse

                                                         A l’attention de Madame COSSE, Présidente de l’USH

                                                         A l’attention de Monsieur AARCADIPANE, Président d’Action Logement

Madame la Présidente, Monsieur le Président, 

 

Nous avons pris connaissance avec intérêt de la charte commune que Action Logement a soumise aux associations de locataires sur la crise énergétique et avons pu y travailler lors de la réunion du 25 octobre dernier. 

La situation que nous traversons impacte durablement et très fortement les locataires déjà fragilisés par une situation économique difficile. La hausse des provisions de charges cumulée à la hausse très élevée des loyers sont tout simplement insupportables pour les ménages qui ne pourront plus payer leur quittance! 

La charte proposée aux cinq associations représentatives des locataires pour accompagner les locataires rencontrant des difficultés financières liées à l’augmentation des tarifs d’énergie propose des actions et des aménagements pour réduire la consommation des ménages et aider les personnes les plus en difficultés, mais pour la CNL, cela ne permet pas d’apporter des réponses structurelles et durables à tous les locataires.

En effet, si les locataires peuvent être acteurs de leur quotidien à travers la mise en place d’écogestes, cela ne pourra et ne doit pas suffire. Nous notons des objectifs ambitieux comme l’éradication des passoires thermiques d’ici 2023 et le gel de l’augmentation dans les logements classés F et G, mais nous ne pouvons pas accepter que la rénovation thermique de ces logements repose sur les locataires par la troisième ligne de quittance. Nous notons que celle-ci ne s’appliquera pas si les économies espérées ne sont pas garanties par un contrat de performance énergétique, mais la CNL continue de porter la suppression totale de cette troisième ligne. 

Nous notons également la mise en place d’un « Fonds Energie » à destination des locataires les plus fragiles, cependant, l’application aux ménages ayant un reste à charge inférieur à 15€/jour/personne exclu beaucoup de familles à faibles revenus. 

De plus, la signature d’une telle charte commune aux cinq organisations de locataires intervient dans un contexte  électoral fortement perturbé et complexifié. 

Pour ces raisons, la CNL ne souhaite pas, à ce stade de la discussion, signer cette charte. Nous souhaitons reprendre  la discussion après la période des élections. 

Je vous prie de recevoir, Madame la Présidente, Monsieur le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.

Contact presse

Fabien Podsiadlo-Régnier,
Président Fédéral
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