L'Association des habitants et des consommateurs

  • Juil, mar, 2023

Liberté d’association : les pires dérives de l’exécutif bientôt limitées par le Conseil d’État ?

Le rapporteur public du Conseil d’État a ouvert la voie, lundi 19 juin, à une possible limitation du champ d’application du contrat républicain (CER), que doit, depuis janvier 2022, signer et respecter toute association si elle souhaite toucher une subvention publique.

Cet outil controversé a été mis en place par la loi “séparatisme” de 2021, et un collectif d’association demande sa suspension devant la justice administrative.

2 propositions de modifications:

– “le respect des règles de la République” qui stipule “l’interdiction d’entreprendre ou d’inciter à toute action manifestement contraire à la loi, violente ou susceptible d’entraîner des troubles graves à l’ordre public”, passage jugé trop flou.

Il existe des interrogations sur certaines actions concrètes par exemple, des militants écologistes qui s’enchaînent à une grille ou des agriculteurs qui déversent du fumier devant les préfectures.

– “la fraternité et la prévention de la violence”, bien que tous d’accord, la notion est trop incertaine


Un risque d’autocensure des associations

Représentant les associations Gisti, Droit au Logement et Utopia 56, les syndicats Solidaires et FSU, ainsi que le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature, les avocats Anne Sevaux et Paul Mathonnet dénoncent, les risques d’autocensures de ces flous juridiques.

Ils alertent sur le risque de voir  des associations renoncer, par exemple, à installer des campements sur le domaine public pour protéger des personnes sans abri (comme Les enfants de Don Quichotte, Les Amis de la terre…).

« Ils [retireraient] ce qu’il y a de plus choquant, a de son côté réagi M Mathonnet. Ça permettra, je l’espère, de faire cesser un certain terrorisme intellectuel consistant à faire passer la LDH pour un adversaire de la démocratie” selon l’avocat en référence aux propos tenus au début du mois d’avril par le Ministre de l’intérieur G. Darmanin, laissant entendre que les subventions de la LDH pourraient être réexaminées en raison des critiques portées par l’association sur la gestion de la manifestation de Sainte-Soline.

En effet, en dehors de ces deux suggestions de censure, le rapporteur public a, dans le reste de ses conclusions, cherché à valider le principe du CER, c’est donc largement insuffisant selon les avocats et le corps associatif.


Un climat de défiance entre les autorités et le monde associatif

Cette audience intervient dans un contexte de relations particulièrement tendues entre les autorités et le monde associatif qui dénonce des détournements récurrents du CER, et d’une manière générale un climat de défiance et des pressions sur les structures jugées trop radicales ou trop critiques vis-à-vis du gouvernement.

Exemple

Au mois de février 2022, c’est le Planning familial 71 qui s’est vu interdire un rassemblement par le maire de Chalon-sur-Saône en raison d’une affiche sur laquelle figurait le dessin d’une femme voilée. Une décision cependant finalement annulée au mois de mars par le Tribunal administratif.

Au mois de septembre, c’est le préfet de la Vienne qui a demandé à la ville de Poitiers et à la communauté d’agglomération le remboursement d’une partie des subventions versées à l’association écologiste Alternatiba, qui avait organisé des ateliers de “désobéissance civile” dans le cadre d’un festival.

Enfin, au mois de décembre, ce sont les dirigeants de la Maison régionale de l’environnement et des solidarités de Lille qui ont été convoqués par le préfet pour avoir hébergé dans leurs locaux une réunion durant laquelle une association s’opposant à un projet d’extension d’un aéroport aurait évoqué la désobéissance civile.

Source:

– Médiapart, Jérôme Hourdeaux – 19 juin 2023

  • Mar, ven, 2023

ZFE sur l’agglomération Lilloise, vignette Crit’air

Si avant le 1er janvier 2023, il existait des jours de pollutions ou certaines voitures ne pouvaient pas circuler, la ZFE est devenue permanente, c’est-à-dire que vous devez avoir une vignette Crit air dans tous les cas.

 

Depuis le 1er janvier tous les véhicules Crit’Air 5 ou qui n’ont pas de vignette sont concernés par les restrictions ou interdictions de circulation mises en place (dans les zones à faibles émissions de onze métropoles). Avec une extension progressive prévue dans le temps pour les 4 et 3.

 

95 communes dans la MEL sont concernées, ainsi que certains grands axes. 


Source:
– UROC
  • Fév, mer, 2023

Les plafonds d’admission à l’Aide Juridictionnelle pour 2023

Circ. n° JUST2301654C, 17 janv. 2023 : BOMJ 17 janv. 2023


Le garde des Sceaux a adressé aux professions judiciaires une circulaire qui fixe les nouveaux plafonds d’admission à l’aide juridictionnelle (AJ) applicables aux demandes déposées à compter du 18 janvier 2023.

Cette circulaire est prise pour l’application du décret qui réforme les conditions d’octroi de l’AJ qui prévoit 3 types de plafonds à respecter pour être éligible, le dépassement de l’un d’entre eux entraînant une non-admission. 


Ces plafonds sont revalorisés comme suit :

– plafond relatif aux ressources : 12 271 € pour l’AJ totale (contre 11 580 € en 2022) et 18 404 € pour l’AJ partielle (contre 11 580 € en 2022) ;

– plafond relatif au patrimoine mobilier et financier : 12 271 € (contre 11 580 € en 2022) ;

– plafond relatif au patrimoine immobilier : 36 808 € (contre 34 734 € en 2022).

Ces plafonds sont majorés en fonction de la composition du foyer fiscal. Un tableau présentant le montant des plafonds de ressources en euros applicables en fonction de la composition du foyer fiscal du demandeur est annexé à la présente circulaire. Son équivalent en francs Pacifique est également annexé.

Toute demande déposée avant le 18 janvier 2023 se voit appliquer les plafonds en vigueur en 2022.

L’attention des professionnels concernés est attirée sur le fait que désormais, le SIAJ (système d’information de l’aide juridictionnelle) prend en compte les plafonds de l’année dernière et intègre les nouveaux plafonds dès leur entrée en vigueur.


  • Jan, mer, 2023

Appel à la mobilisation contre le sans-abrisme par la Fondation Abbé Pierre

Le nombre de personnes privées de domicile semble avoir atteint un pic jamais connu à Lille et dans la métropole lilloise.

Tous les jours, dans les lieux d’accueil de la métropole, nous rencontrons des personnes privées de domicile à qui le 115 ne peut pas apporter de réponse positive, faute de places disponibles. Bon nombre d’entre elles n’appellent même plus : l’absence d’espoir d’une solution, l’épuisement, la lassitude auront eu raison de leur ténacité. 

Le gouvernement nous dit que « la gestion au thermomètre » est terminée et a fait place à la politique du logement d’abord… Si de nombreuses places d’hébergement ont pu rester ouvertes après les périodes de COVID et de l’hiver dernier, si nous travaillons collectivement à faciliter l’accès au logement, en attendant :

– Lorsque les températures ont chuté brutalement, on a ouvert de rares lieux d’accueil collectifs

(gymnases par exemple) … pour les refermer aussitôt quelques jours après et sans solution

alternative pour les personnes concernées.

– Le nombre de logements sociaux et très sociaux disponibles est nettement insuffisant et cela va

durer encore quelques années.

– Dans l’attente d’une vraie intensification de la production de logements, le nombre de places

d’hébergements doit être à la hauteur des besoins.

– Aujourd’hui dansla métropole, des centaines de personnes sont en grand danger et ne se voient

proposer aucune solution.

 

Nous refusons que cette situation devienne banale ! Indignons-nous collectivement pour que le 

gouvernement donne des moyens supplémentaires aux autorités locales chargées des politiques 

publiques de solidarité. 

Nous, acteurs de solidarité de la métropole lilloise, associations et citoyens, personnes concernées par l’absence de logement et le mal-logement ne pouvons nous résoudre à accepter cet état de fait. 

Arriverons-nous enfin, avant de fêter les 70 ans de l’appel de l’abbé Pierre en 2024, à faire de la 

Métropole européenne de Lille un territoire sans personne à la rue ? 

 

Rendez-vous le jeudi 26 janvier, de 16h30 à 18h30 en face de la gare Lille Flandres, pour relayer le cri de l’abbé Pierre. 

Venez avec un matelas ! Symbole de ce lit que tant n’ont pas ! 

« Dress code » : béret, cape noire… vous avez la référence 

 

Source:

Fondation Abbé Pierre et Fédération des acteurs de la solidarité

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  • Par Mail :   

contact@cnl59.fr

  • Par voie postale :     

Confédération Nationale du Logement
Fédération du Nord
42/1 rue de Tournai
59000 Lille

  • Permanence téléphonique : 

03 20 07 09 58

Le lundi de 8h30 à 12h30
Les mardi et jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h00                            

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