• Déc, ven, 2022

Contrat conclu à distance : attention au champ d’application !

Attention vous n’avez pas toujours 14 jours pour vous rétracter, cela ne concerne que les contrats conclus à distance au sens de l’article L.221-1 du code de la Consommation. C’est-à-dire quand le professionnel ne dispose pas d’un système organisé de vente ou de prestation de services à distance.

Ainsi par exemple, vous repérez une voiture d’occasion à vendre par un professionnel sur un site internet. Vous le contactez par mail ou téléphone pour avoir plus d’informations et les documents sur le véhicule. Puis, vous décidez de l’acheter de la même manière. Un fois le contrat signé, vous ne disposez pas d’un délai pour vous rétracter !

Vous l’avez compris, le délai de rétractation de 14 jours est une exception qui ne peut s’exercer que dans les cas strictement prévus par la loi ! 

En revanche, si vous étiez passé par un site de vente en ligne, vous auriez bénéficié du droit de rétractation.


Source:

UnIon Régionale des Organisations de Consommateurs


image_pdfTélécharger en PDFimage_printImprimer
  • Déc, ven, 2022

Logement : combien compte-t-on de squats et d’impayés de loyers en France ?

Dans les faits, quels sont le nombre de squatteurs et d’expulsions locatives en France ? Éléments de réponse.

Le squat reste un phénomène minoritaire

Un squat désigne l’occupation d’une habitation (une résidence principale ou secondaire) dans laquelle une ou plusieurs personnes se sont introduites par effraction. On parle alors d’une occupation sans droit ni titre des lieux.

En 2021, le ministère du Logement a créé un Observatoire des squats afin de faire face aux manques de données officielles sur la réalité de ce phénomène en France. En mai 2021, le ministère indique ainsi qu’en cinq mois, 124 demandes de procédures avaient été remontées auprès des préfectures pour expulser des squatteurs. Sollicité, le ministère du Logement n’a pas répondu jusqu’ici à nos demandes de précisions sur ces éléments. Lors de la présentation des chiffres de l’Observatoire, le ministère du Logement jugeait ainsi que le squat « n’est pas un phénomène massif en France ».  

Les expulsions locatives se comptent en dizaine de milliers

Les impayés de loyers et les expulsions sont bien plus nombreux. Entre janvier et septembre, l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) a recensé 37 817 consultations dans ses agences départementales liées à des conflits entre propriétaires et locataires pour des impayés ou des demandes d’expulsion. « Nous sommes sur le même volume que l’année précédente, précise Louis du Merle, directeur juridique de l’Anil. Que 2022 soit aussi important que 2021 est un signal important car l’année dernière avait déjà été marquée par des vagues d’impayés en lien avec la crise sanitaire. » Le directeur juridique s’inquiète également d’une vague d’impayés à venir s’agissant des charges locatives (chauffage, eau chaude), dans un contexte d’inflation et de crise énergétique qui persiste.

Mais pour l’heure, impossible de connaître le nombre d’expulsions qui résulte de ces consultations. La faute à une réforme de la justice qui bloque les remontées d’informations, expliquent les associations. Début novembre, le ministère du Logement « n’a constaté aucune hausse significative des impayés », sans avancer de chiffres.

On estime que le taux d’impayé concerne de 2 à 3 % de l’ensemble des locataires

 « Entre 2016 et 2021, le nombre moyen de consultations par mois s’élève à plus de 4 000 », écrit l’ANIL dans une étude de juin dernier. L’an dernier, sur les 52 000 consultations, 27 % concernent des locataires bénéficiaires de minima sociaux et 7 % ont moins de 30 ans.

Quant aux expulsions effectives, la Fondation Abbé Pierre en recense 12 000 en 2021, contre 8 156 en 2020 et 16 700 en 2019. Les faibles chiffres de 2020 s’expliquent par la trêve hivernale qui a été prolongée jusqu’au 10 juillet en raison de la crise sanitaire. « En moyenne, nous recensons 15 000 expulsions chaque année » hors période exceptionnelle, résume Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation Abbé-Pierre. Pour Manuel Domergue, le nombre d’expulsions pour impayés doit également être mis en regard du nombre de personnes qui paient effectivement leur loyer : « On estime que le taux d’impayé concerne de 2 à 3 % de l’ensemble des locataires. »

Source :

Le journal du Dimanche, Guillaume Caire, 17/11/2022, « Logement : combien compte-t-on de squats et d’impayés de loyers en France ? »


image_pdfTélécharger en PDFimage_printImprimer
  • Déc, ven, 2022

STOP A LA CRIMINALISATION DES LOCATAIRES !

Communiqué
de presse

Le débat sur la loi anti-squat a débuté le 28 novembre à l’Assemblée nationale. La CNL entend  rappeler son refus absolu de cette proposition qui « fabrique des sans-abris » en favorisant l’expulsion des locataires en difficulté et en les criminalisant.

Elle s’insurge contre cette attaque sans précédent de la loi DALO et du droit à constitutionnel d’un logement pour toutes et tous.

 

Aujourd’hui il y a 4 millions de mal-logés en France, 300 000 sans-abris dont 42 000 enfants et 2 millions de personnes en attente de logement social. Depuis 15 ans la construction de logements sociaux n’a jamais été aussi basse en France. Avec une inflation de 6,5% l’envolée des prix de l’énergie et de l’alimentation, les impayés vont se multiplier et le nombre de locataires en incapacité de payer leur loyer va exploser. L’enjeu plutôt que de stigmatiser ou réprimer les ménages les plus fragiles est bien de les protéger.

 

Cette proposition de loi du groupe Renaissance-LREM issu de la majorité présidentielle visant à protéger les logements contre l’occupation illicite est non seulement une atteinte à la dignité humaine mais également la pire des réponses à la crise sociale ! Elle illustre bien la manière dont le Gouvernement entend s’emparer de la question du logement dans ce nouveau quinquennat !

Cette loi repose sur un argumentaire fallacieux que la CNL réfute. L’arsenal législatif existant permet déjà de défendre le droit à la propriété et les propriétaires victime d’occupation illégale de son

logement. La proposition de la loi anti-squat va donc créer un déséquilibre « entre le droit à la propriété et le droit au logement d’abord » précarisant le plus démuni.

 

La CNL dénonce aussi que :

– La proposition de la loi anti-squat criminalise les locataires en situation d’impayés. Elle triple les sanctions encourues jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amendes, transforme en « voleurs » la personne en situation de squat.

– Elle accélère les procédures d’expulsions et réduit le rôle du juge dans les procédures.

– Elle redéfinit la notion de domicile en l’élargissant à des espaces non meublés. Un multipropriétaire avec des immeubles vides va pouvoir faire expulser des personnes occupant des bâtiments vides. Alors qu’aujourd’hui 1 logement sur 10 est vide en France.

La logique de cette a loi anti-squat est clairement de réprimer les petits plutôt que d’agir pour lutter contre la crise du logement. Elle s’inscrit dans une dérive autoritaire et délétère du gouvernement

inquiétante.

Pour la CNL les solutions sont ailleurs : pour un vrai respect du droit à un logement digne et abordable

pour toutes et tous comme inscrit dans la constitution.

La CNL était présente aujourd’hui devant l’Assemblée nationale à la rencontre des députés de la NUPES

pour appeller à refuser cette loi cruelle et à amplifier la mobilisation avec l’ensemble des acteurs du logement pour tous.

A Montreuil, le 30/11/2022

Contact presse

Fabien Podsiadlo-Régnier,
Président Fédéral
contact@cnl59.fr – 03 20 07 09 58
Retrouvez toute l’actualité de la CNL sur notre site Internet : cnl59.fr

image_pdfTélécharger en PDFimage_printImprimer
  • Déc, ven, 2022

La CNL demande au gouvernement l’abandon de la loi Kasbarian.

Communiqué
de presse

Jusqu’où ira la dérive répressive de la majorité  ? Vendredi 2 décembre, la proposition de loi du député Kasbarian a été votée à l’Assemblée nationale en première lecture. Les députés Renaissance LREM ont décidé de passer en force, sans tenir compte des interpellations des associations de locataires ; ni de l’inquiétude exprimée par les associations militant pour les droits de l’Homme. Pire, sous la pression de la droite et de l’extrême droite, le texte a encore été durci et est devenu un projet de loi antipauvres !

 

Ainsi les sanctions ont été triplées : les occupants sont passibles de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende. Et les procédures judiciaires en cas de litige locatif sont accélérées, en intégrant de manière systématique une « clause de résiliation de plein droit » dans les baux, laissant le mal logé dépourvu de tout recours face au propriétaire.

Quand le pouvoir joue sciemment l’amalgame entre les termes de « squatteur » et « mal logé ». Cette loi donne sa propre définition du « squat » : le délit d’occupation concerne le domicile principal mais également les résidences secondaires, les logements inoccupés ainsi que les locaux à usage économique.

 

De plus, concernant les loyers impayés, la loi donne au propriétaire le droit de procéder à la résiliation du bail sans avoir à engager une action en justice, voire de faire expulser l’habitant immédiatement.

Bien plus qu’un outil contre les squatteurs qui concerne un nombre réduit de cas, la loi vise à criminaliser les mal-logés qui sont dorénavant assimilés à des voleurs ! Un tel amalgame est insupportable !

 

Aujourd’hui 3,5% des ménages possèdent la moitié du parc locatif privé. La figure du petit propriétaire est donc une exception. En revanche les mal-logés victimes de propriétaires voyous et qui ne peuvent plus payer leur loyer, sont toujours plus nombreux : en cet hiver 2022, 300 000 personnes sont à la rue dont 42 000 enfants.


La CNL demande au gouvernement le retrait de ce texte de loi, anti-social et liberticide, avant même son examen au Sénat.

Elle demande à Emmanuel Macron et Elisabeth Borne d’agir sans attendre pour garantir la protection des plus fragiles face aux conséquences des surcoûts énergétiques et de l’inflation galopante : 0 expulsion, 0 coupure d’électricité, gratuité des premiers m3 d’eau et des premiers kilowatts, places d’accueil d’urgence pour qu’aucune personne ne dorme dans la rue.

Montreuil le 6 décembre.

Contact presse

Fabien Podsiadlo-Régnier,
Président Fédéral
contact@cnl59.fr – 03 20 07 09 58
Retrouvez toute l’actualité de la CNL sur notre site Internet : cnl59.fr

image_pdfTélécharger en PDFimage_printImprimer
Par ce formulaire :
Contactez-nous :
  • Par Mail :   

contact@cnl59.fr

  • Par voie postale :     

Confédération Nationale du Logement
Fédération du Nord
42/1 rue de Tournai
59000 Lille

  • Permanence téléphonique : 

03 20 07 09 58

Le lundi de 8h30 à 12h30
Les mardi et jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h00                            

Merci de ne pas encombrer nos lignes
et de respecter les horaires !

Dans un message vocal, nous vous demandons de nous laisser votre identité, vos coordonnées téléphoniques et votre mail, ainsi que l’objet de votre appel.
Si vous le souhaitez, vous pouvez déjà regrouper les informations et les différents documents, et nous les faire parvenir par mail ou par voie postale.

  • Entretiens en présentiel :

Uniquement sur rendez-vous.