• Juil, lun, 2023

Quels sont les recours d’un locataire d’une passoire thermique?

Un logement qualifié de passoire énergétique n’est pas forcément insalubre, mais il se caractérise par une très mauvaise isolation mais aussi par une consommation d’énergie excessive. On parle de passoire si le bien présente une consommation classée F, G ou G +. 

Cette notion est à distinguer de la précarité énergétique, laquelle fait référence à la situation dans laquelle un ménage est incapable de chauffer correctement son logement en raison de la faiblesse de ses revenus ou de la mauvaise performance énergétique de son habitation. La passoire énergétique, quant à elle, se réfère à un bâtiment qui affiche une mauvaise performance énergétique, c’est-à-dire qui consomme plus d’énergie qu’il ne devrait. 

Il faut être vigilant.e.s : aux factures d’énergie, au diagnostic de performance énergétique (document obligatoire lors de la vente ou de la mise en location) et de l’inconfort thermique.

A savoir

La location de logements considérés comme des passoires thermiques sera bientôt interdite. Cette nouvelle loi sera progressive et commence dès 2023 :

2023 : les logements étiquetés G + dont la consommation énergétique dépasse 450 kWh/mètre carré par an sont interdits à la location.

2025 : les logements classés G ne pourront plus être proposés à la location.

2028 : les logements classés F seront bannis du marché locatif.

2034 : les logements devront être classés entre A et D pour être proposés à la location.

 > il n’est plus possible pour un bailleur d’augmenter le loyer d’un logement dont le diagnostic de performance énergétique est classé F ou G.


D’après l’article 6 de la loi de 1989, votre propriétaire est tenu de vous fournir un logement décent.  

> 5 critèresune surface minimale, de la sécurité, l’absence de parasites, une performance énergétique minimale, la présence de certains équipements indispensables.


Avec la loi Climat, le niveau de performance énergétique minimal va devenir un critère de décence plus important. Ainsi, si votre propriétaire refuse d’engager des travaux de rénovation énergétique pour que votre logement soit aux normes, vous aurez la possibilité de le contraindre en justice. Pour 2025, cela concernera les logements classés G et F.


Actuellement, le locataire a le droit d’envoyer un recommandé à son propriétaire dans lequel il détaillera tous les signes de non-respect aux critères de décence. En parallèle, il est possible de se présenter au service d’hygiène de sa mairie pour effectuer des constatations et préconiser des travaux. En cas de refus du propriétaire, il est possible de saisir la Commission départementale de conciliation (CDC) pour essayer de résoudre le différend.

Autre levier de pression légitime, dans le cas où le locataire est allocataire de la CAF, celle-ci peut suspendre les APL pour contraindre le propriétaire bailleur à effectuer les travaux.

Source:

– Seloger, 08/05/2023, Quentin Gres, “de quels recours le locataire d’une passoire thermique dispose-t-il?”

  • Juil, lun, 2023

Qu’est-ce que la déclaration de « catastrophe naturelle » en matière de sécheresse?

– Le 03/05/2023, le Journal Officiel a publié la liste complète des communes ainsi reconnues en état de sécheresse. 

– Cette publication ouvre un délai des trente jours pour déclarer le sinistre auprès de son assureur.

– L’assurance “catastrophe naturelle” est incluse dans l’assurance multirisques habitation.

– Il faut lister et, autant que possible, évaluer les objets endommagés- et même perdus- en fournissant des preuves de leur existence (factures, photos…).

– Conserver les factures des matériaux des réparations.

 

– Le courrier est envoyé en lettre recommandée avec accusé réception, dont vous gardez précieusement une copie.

Logement social, du jamais-vu

Reprise du constat publié le 13 mai 2023 par Antoine LLORCA ave l’AFP :

2,4 millions de ménages en attente d’un logement social, du jamais-vu

À la fin 2022, plus de 2,4 millions de ménages français étaient en attente d’un logement social.
Selon l’Union sociale pour l’habitat, cette situation totalement inédite est une démonstration de la crise du logement, que vit l’Hexagone depuis plusieurs mois.
Une situation inédite. Fin 2022, le nombre de ménages en attente d’un logement social a atteint 2,42 millions, un niveau qui n’a jamais été aussi élevé, selon un communiqué de l’Union sociale pour l’habitat (USH) publié vendredi 12 mai. C’est une hausse de 7% par rapport à 2021, détaille l’USH, qui représente les bailleurs sociaux publics et privés. Ce chiffre intègre à la fois les ménages en attente d’une première attribution et ceux déjà logés dans le parc HLM et en attente d’une mutation, au nombre de 797.000. Cependant, celui-ci ne tient pas compte des ménages éligibles à un logement social mais qui renoncent “compte tenu des délais d’attente importants et trop souvent rédhibitoires que connaissent certains territoires”, ajoute l’USH.

“La crise du logement est aujourd’hui bien installée”
“La demande présente dans tous les territoires est particulièrement marquée en Ile-de-France, sur le littoral atlantique, la côte méditerranéenne, le Genevois français et la métropole lilloise”, explique l’organisation. “Après des mois de déni gouvernemental, la crise du logement est aujourd’hui bien installée, et l’augmentation continue du nombre de ménages en attente d’un logement social en est l’illustration la plus criante”, déplorent les bailleurs sociaux.

 

Avec une production de logements neufs dégringole, victime de la hausse des coûts de construction et des restrictions de l’accès au crédit, les acteurs du logement accusent de plus en plus ouvertement l’exécutif de trop peu agir sur ce front. “L’affaiblissement des moyens financiers des organismes HLM, la diminution des APL (aides personnalisées au logement, NDLR), la hausse du taux de TVA sur la production neuve et l’absence de portage politique du sujet du logement par l’exécutif, depuis 2017, ont eu pour conséquence immédiate une baisse de la production de logements sociaux”, fustige la présidente de l’USH, et ancienne ministre, Emmanuelle Cosse.

“Il est urgent de faire l’inverse ce qui a été fait : renforcer les aides à la pierre, mettre un terme aux ponctions opérées annuellement sur les bailleurs sociaux, mobiliser le foncier public pour construire plus de logements sociaux”, ajoute-t-elle.

Antoine LLORCA ave l’AFP

Menacée d’expulsion, elle s’immole par le feu !

La femme de 66 ans qui s’est immolée par le feu samedi devant la mairie de La Garenne-Colombes était menacée d’expulsion. Son bailleur social, Hauts-de-Seine Habitat assure pourtant que ses services étaient en lien avec elle pour éviter cette issue.

Aux alentours de midi, la femme âgée de 66 ans a été admise en urgence au service de réanimation de l’hôpital Beaujon, à Clichy-la-Garenne, après s’être aspergée d’essence et mis le feu à l’aide d’un briquet.

“J’ai entendu des cris”
Philippe Juvin, député (LR) des Hauts-de-Seine, a été l’un des premiers à se diriger vers la victime afin de lui porter assistance, relatent nos confrères. Ce dernier, également ancien chef des urgences de l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, a enveloppé la femme dans sa veste afin d’éteindre les flammes.

“J’ai entendu des cris qui venaient de l’extérieur et j’ai tout de suite vu cette femme en train de littéralement s’enflammer, raconte l’élu. Elle s’est embrasée sur les marches de la mairie. Je me suis alors précipité pour lui porter secours avec un autre témoin de la scène”, témoigne l’élu dans les colonnes du Parisien.

Après plusieurs minutes à asperger la victime d’eau et avoir “immédiatement réclamé des extincteurs”, cette dernière a donc été emmenée à l’hôpital, sous les yeux des témoins, à qui il a a été “proposé un soutien psychologique”, selon le député.

Syndrome de Diogène ?
La victime aurait reçu, selon Le Parisien, citant une source proche du dossier, une ordonnance d’expulsion locative “seulement quelques jours” avant le drame, rapporte Philippe Juvin.

Après son geste, les policiers se sont rendus au domicile de la sexagénaire, où ils ont constaté un logement mal entretenu et des tas de détritus, laissant imaginer qu’elle souffrirait du syndrome de Diogène, qui se caractérise en général par l’accumulation d’objets inutiles ou hors d’usage.

Source: BFM 

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