Travailleur Handicapé : Transfert du bail HLM

LE SAVIEZ-VOUS ?
UN TRAVAILLEUR HANDICAPE PEUT BÉNÉFICIER D’UN TRANSFERT DE BAIL HLM AU DÉCÈS DU TITULAIRE DU BAIL.

Pour la petite histoire, un travailleur handicapé vivait avec sa mère dans un appartement HLM dont elle était locataire.

Sa mère décède et la société HLM lui refuse le transfert du bail aux motifs qu’il ne remplissait pas les conditions de ressources exigées par la loi. Ladite société lui a également opposé le fait que la taille du logement (4 pièces) n’était pas adapté à sa situation.

Le fils de la locataire a répondu à cela que ces conditions ne pouvaient pas être appliquées à des personnes présentant un handicap dans la vie civile et qui vivaient depuis au moins un an avec le locataire décédé.

A cela la société HLM a argué le fait que cette exception ne pouvait s’appliquer aux travailleurs handicapés et a alors demandé l’expulsion du fils. Les premiers juges acquiescent cette position et prononce l’expulsion. La Cour de cassation, le 12 décembre 2019, annule cette décision et se prononce en faveur d’un transfert de bail sans condition même lorsque la personne a un handicap reconnu au travail.

 

Nouvelle plateforme de signalement

 < signal.conso.gouv.fr >, est la nouvelle plateforme lancée le 18/02/2020, destinée à ” rapprocher les consommateursde la DGCCRF”, gendarme de la concurrence sur le marché français.   

Tout consommateur peut signaler un souci quelconque avec une entreprise- anonymement s’il le souhaite.La DGCCRF transmet à l’entreprise , qui s’en explique.   Les entreprises qui ne tiennent pas compte de l’alerte feront l’objet d’une surveillance renforcée. Aussi, 77% des signalements ont fait l’objet d’un retour.   Ce dispositif a été monté en partenariat avec les associations de consommateurs. Dans certains cas, une action en justice peut s’avérer nécessaire.

DIFFICULTÉ DE TROUVER UN LOGEMENT EN FRANCE ?

VOUS VOUS SENTEZ TENDUS FACE A LA DIFFICULTÉ DE TROUVER UN LOGEMENT EN FRANCE ? VOUS SEREZ BIENTÔT DÉTENDUS EN ZONE TENDUE !

Dans une époque où, selon le recensement effectué par la mairie de Paris lors de la “Nuit de la solidarité”, nous comptons 3 552 sans-abris dans les rues de Paris à la fin du mois de janvier, 18 000 propriétaires posséderaient au moins deux logements vacants ! 
 
Ces derniers recevront prochainement une lettre émanant de Julien DENORMANDIE, Ministre chargé de la ville et du logement, les incitant à mettre leurs biens en location. C’est la première mesure évoquée par ce dernier pour tenter de mettre fin à ce système qu’il qualifie d’ “inacceptable”.
 
En effet, Julien DENORMANDIE a annoncé il y a deux jours vouloir lancer un plan national de lutte contre les logements vacants, en particulier dans les zones tendues où les difficultés pour se loger sont de plus en plus palpables.
 
Quelques chiffres ont été évoqués et sont particulièrement révoltants lorsque nous les mettons en parallèle avec le nombre de SDF évoqué ci-dessus. Nous apprenons dès lors que la France compterait, à ce jour, 3 millions de logements vacants dont 200 000 en zones tendues qui le seraient depuis au moins deux ans selon une étude de l’INSEE !
 
Le Ministre annonce compter sur le système d’incitation pour mettre fin à ces pratiques. Les incitations sont déjà nombreuses au regard des aides financières existantes. Julien DENORMANDIE évoque notamment l’aide à la rénovation pour les propriétaires qui n’auraient pas les moyens de rénover et de mettre leur logement aux normes en vue de le louer. Il met également en avant la ” garantie visale ” qui protège désormais gratuitement les propriétaires contre les dégradations des locataires. 
 
En somme, nous faisons front avec un Ministre décidé, qui ne se refuse rien, pas même d’évoquer, en dernier recours et face à des situations extrêmes, la réquisition des logements que ce soit pour les particuliers ou les propriétaires institutionnels.
 
  • Fév, ven, 2020

” Tu ne le portes plus ? Vends le sur Vinted ! “

La loi relative à la lutte contre la fraude fiscale du 23 octobre 2018 impose désormais, au travers le Code général des impôts, certaines obligations d’information à l’égard des vendeurs sur les plateformes de vente en ligne.

Il y a tout d’abord, l’obligation d’information de l’utilisateur sur ses obligations fiscales et sociales qui résultent des ventes effectuées sur le site. Le Code général des impôts assorti le manquement à cette obligation d’une amende de 50 000 €.

Ensuite, vous vous demandez peut-être pourquoi, vous avez reçu il y a peu, un récapitulatif annuel de vos transactions en ligne.

Là est la nouveauté de cette année, les plateformes en ligne avaient l’obligation d’adresser à leurs vendeurs, et ce, au plus tard le 31 janvier 2020 pour les ventes de l’année 2019, un récapitulatif du montant et du nombre de ventes réalisées par ce dernier dans l’année. Le tout, accompagné des coordonnées du compte bancaire où les sommes ont été versées. Le même document devant être adressé également au centre des impôts dans le même délai.
Idem en cas d’inexécution de cette obligation, le Code général des impôts a prévu une sanction pécuniaire pour ces sites s’élevant au montant de 5% des sommes non déclarées. A noter que les plateformes auront le droit de corriger ces déclarations jusqu’au 28 février.

Logiquement, vous vous demandez donc maintenant si vous allez êtes concernés par cette déclaration aux impôts.

Sachez que sont concernés les personnes qui reçoivent au moins 3000 € du fruit de leurs ventes ou qui effectuent au moins 19 ventes par an.

Nota Bien et soyez rassurés : ce n’est pas parce-que les informations sont transmises que cela signifie que vous serez forcément imposés sur ces revenus !

S’il ne s’agit pas de « fiscaliser ce qui relèverait de la brocante ou d’échanges ne donnant lieu à aucune plus-value » comme l’a relevé Gérald Darmanin, gare à ceux qui font de l’achat-revente de biens, activité qui nécessite d’effectuer certaines déclarations et paiement des cotisations sociales afférentes !

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