• Avr, ven, 2022

La relaxe – qui choque – d’un propriétaire de logements insalubres

A Marseille, un propriétaire d’hôtel louait des chambres meublées dans un état fortement dégradé : chambres non chauffées, tuyauterie et robinetteries jamais refaites depuis l’ouverture en 1972, installation, en 2018 seulement, d’une seule douche collective – payable 5 euros par utilisation.

L’hôtel meublé avait été fermé pour insalubrité par la Ville, suite à l’effondrement d’un immeuble rue d’Aubagne, qui avait causé la mort de huit personnes.

Le tribunal correctionnel a rendu sa décision ce lundi 18 octobre, estimant que la vulnérabilité des vieux travailleurs immigrés qui résidaient dans cet hôtel n’était « pas suffisamment démontrée ». Quelques semaines plus tôt, le 4 octobre, le procureur avait requis trente mois de prison avec sursis et une amende de 75.000 euros contre le propriétaire. 

L’homme a été jugé pour le délit de soumission de personnes vulnérables à des conditions de logement incompatibles avec la dignité humaine. Parmi les travailleurs, sept Tunisiens s’étaient constitués partie civile mais ont été déboutés de leurs demandes de dommages et intérêts. Dans sa motivation lue à l’audience par la présidente Laure Humeau, le tribunal indique que « les conditions de logement des plaignants sont bien qualifiables d’incompatibles avec la dignité humaine ». 

En quatre années, Mokrane Sai avait encaissé sur ses comptes pour 189.000 euros de loyer sans justifier d’aucune facture prouvant un entretien de l’immeuble. Tout en imaginant la « fragilité économique » des locataires, les problèmes de santé évoqués par certains, l’impossibilité pour des hommes seuls ayant leur famille à l’étranger de prétendre à un logement social, le tribunal a pourtant estimé qu’« il n’y a pas d’élément concret en procédure » à même de démontrer cette vulnérabilité. 

Le parquet dont la lutte contre l’habitat indigne est l’une des priorités a fait appel de cette première relaxe, après une série de jugements ayant condamné des marchands de sommeil depuis l’automne 2020. Il s’agira d’être attentif à la suite de la procédure judiciaire en cours.

 Source : 20 minutes, 19/10/2021.


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  • Avr, ven, 2022

Un mode de réhabilitation rapide

EnergieSprong : rénover un bâtiment en moins de trois semaines et en site occupé pour lui garantir une consommation d’énergie nulle, équipements compris, durant 30 ans :

« C’est possible », assure un groupement de bailleurs sociaux, réunis au sein de l’URH, qui pilote le programme : un salarié sera dédié à son suivi.

Le procédé s’appuie sur des façades et des toitures isolantes productrices d’énergie et modélisées en 3D, fabriquées en usine avant la pose rapide sur site.

Il a été testé sur la métropole de Lille par Vilogia et par ICF Habitat Nord-Ouest en Picardie. Mais l’expérimentation n’est pas encore industrialisée ; il s’agit de baisser le coût de 90 000 euros par unité à 60 000. Aussi, 7 bailleurs sociaux se sont réunis pour monter un groupement de commandes : Vilogia, PH, LMH, ICF habitat Nord-Ouest, Clésence, Logifim, Oise habitat.

Pour que des entreprises s’engagent, il faut leur assurer un minimum de logements à traiter : 1000 sont déjà repérés ; mais un calcul “à la louche” trouve 240 000 logements compatibles.

De nombreuses entreprises sont intéressées ; il leur faudra investir : une ligne de production s’élève à 5 millions d’euros – sans le foncier ni les bâtiments. Mais le marché peut être porteur : signer un marché de suivi sur 30 ans, c’est une garantie formidable pour les emplois.

L’accompagnement des locataires :

Cet accompagnement est rarement prévu dans les solutions de rénovation plus classiques. La pompe à chaleur et le ballon thermodynamique ont une durée de vie inférieure à 30 ans et coûtent cher à la maintenance. Mal utilisés, ils pourraient même accroître les dépenses d’énergie.

Source:

– Le Moniteur, 07/05/2021


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  • Avr, lun, 2022

La procédure de droit au compte est modifiée

La procédure de droit au compte a été introduite par l’article 58 de la loi du 24 janvier 1984 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit (L. n° 84-46, 24 janv. 1984, art. 58, abrog.).


Cette procédure donne la possibilité, sous réserve d’être dépourvue d’un compte de dépôt en France, à toute personne physique ou morale domiciliée en France, à toute personne physique de nationalité française résidant hors de France ou à toute personne physique n’agissant pas pour des besoins professionnels résidant légalement sur le territoire d’un autre État membre de l’Union européenne, qui se verrait opposer un refus d’ouverture d’un compte de dépôt par un établissement de crédit, de saisir la Banque de France afin que celle-ci désigne – dans le délai d’un jour ouvré – un autre établissement tenu de lui ouvrir gratuitement un compte de dépôt assorti de services bancaires de base.


Le décret n° 2022-347 du 11 mars 2022 modifie les délais qui encadrent les différentes étapes de mise en œuvre de cette procédure. Lors de la phase d’entrée en relation commerciale, le décret introduit un système de refus implicite, au travers duquel il sera loisible au demandeur de saisir la Banque de France afin d’initier une procédure de droit au compte en l’absence de réponse de l’établissement bancaire dans un délai de quinze jours à compter de la date de réception de l’avis de réception de sa demande par lettre recommandée ou de la preuve de son dépôt en main propre, la charge de la preuve incombant au demandeur. Le dispositif ne crée aucune obligation à la charge des établissements bancaires en matière d’entrée en relation commerciale. Par ailleurs, il introduit une obligation pour les établissements de crédit d’informer la Banque de France, des motifs de résiliation de la convention de gestion de compte ou de refus d’ouverture de compte, faisant suite à une désignation par la Banque de France intervenue au titre de la procédure de droit au compte.


Le décret entre en vigueur dans un délai de trois mois à compter du 13 mars 2022.


UnIon Régionale des Organisations de Consommateurs

6 bis rue de Dormagen

59350 SAINT ANDRE

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  • Avr, lun, 2022

Vol de voiture sans effraction, serais-je remboursé par mon assurance ?

En 2021, plus de 122 000 véhicules ont été volés en France et selon l’Observatoire 2021 de Coyote, 88 % sont le fait de vols « électroniques ». Ce type de vol n’implique pas de dégradation du véhicule : mousse jacking, brouillage du signal émis par votre clef suivi de l’utilisation de la prise ODB (prise diagnostique), valise relais…

Il faut savoir que le vol électronique est reconnu comme le vol par effraction. Cependant le problème d’indemnisation peut se poser si le véhicule est retrouvé et qu’il ne présente aucune trace d’effraction traditionnelle : bris de vitre, crochetage de serrure de portière, forçage de la direction… 

Si vous avez souscrit la garantie vol, il peut -être judicieux de consulter votre contrat et d’interroger votre assureur sur la démarche à suivre si vous êtes victime d’un vol de ce type. Il peut être également judicieux de regarder les éventuelles mesures de protections imposées par votre assureur : coupe circuit, traceur GPS, canne, antivol de frein à main, dissimulation de la prise diagnostique…


En cas d’absence d’effraction, sachez que les clauses de votre contrat ne peuvent pas vous imposer les indices que vous pouvez présenter pour attester de la réalité du sinistre. Ainsi ont été acceptés comme faisceaux d’indices : présentation des deux cartes de contact, déplacement du véhicule pendant la nuit, perte du traçage GPS, image de vidéo surveillance…

Union Régionale des Organisations de Consommateurs

6 bis rue de Dormagen

59350 SAINT ANDRE

uroc-hautsdefrance.fr


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