L’heure est à la discussion…

Depuis le 1er janvier 2020, entrée en vigueur de la nouvelle réforme de la justice du 23 mars 2019, vous êtes obligé de passer par une procédure de conciliation ou de médiation avant d’assigner votre voisin au tribunal.

En effet, les litiges locatifs ont tout d’abord occupé l’essentiel du temps du juge de proximité, puis l’essentiel des audiences tenues au tribunal d’instance depuis 2017.

Depuis le 1er janvier 2020, le Tribunal de Grande Instance et le Tribunal d’Instance ont fusionné pour devenir le Tribunal Judiciaire.

Dans un souhait de désengorgement des tribunaux, le législateur a, dans le même temps, souhaité que les litiges civils qui n’excédent pas la somme de 5000€ ainsi que les conflits de voisinage fassent d’abord l’objet d’une médiation. Il s’agit désormais du préalable obligatoire avant l’activation de la voie judiciaire.

Seuls les litiges liés aux crédits immobiliers et aux prêts à la consommation sont dispensés de ce préalable obligatoire même si la somme en jeu est inférieure à 5000€.

A noter que concernant les conflits de voisinage l’obligation de médiation est obligatoire qu’importe le montant en jeu.
C’est le décret du 11 décembre 2019 qui vient préciser quelles actions sont concernées dans le cadre des conflits de voisinage.
Ainsi, sont évoquées les affaires liées au bornage d’un terrain, aux distances légales des plantations, aux règles d’élagage des arbres et haies, et aux constructions situées près d’un mur mitoyen. Le curage des fossés et canaux servant à l’irrigation des propriétés ou au mouvement des usines et moulins, ainsi que les contestations visant des servitudes instituées par le Code rural ou au profit des associations syndicales sont aussi mentionnées.

Autre nouveauté de cette réforme, il ne faut plus obligatoirement s’adresser à un conciliateur. Le justiciable a désormais le choix entre le conciliateur (gratuit), le médiateur professionnel ou la procédure participative mise en œuvre par un avocat.

Grande avancée, les sites internet privés qui proposent des services en ligne payants de médiation, d’arbitrage et d’aide à la saisine des juridictions voient leur activité reconnue et encadrée à condition notamment d’obtenir une certification par un organisme agréé.

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CONFINEMENT : EMMÉNAGEMENT ET DÉLAI DE PRÉAVIS

Vous êtes nombreux à nous interroger par rapport à la situation actuelle. En effet, le confinement décrété par le gouvernement réduit nos déplacements au strict nécessaire. Le confinement est un cas de force majeure.

Il y a pour le moment un vide juridique par rapport aux déménagements et aux délais de préavis qui vous oblige à reporter vos projets de déménagement.

Ainsi, si votre préavis arrive à échéance pendant la durée du confinement (qui est au 31 mars pour le moment) ou au moins à la mi-avril, et que vous n’avez pas encore de nouveau bail ou d’engagement de location signé pour votre futur logement, la meilleure solution sera la négociation.
 
Notre juriste peut vous aider dans cette démarche, n’hésitez pas à la contacter à l’adresse mail suivante : cnl59@yahoo.fr ou au 03.20.07.09.58.

Pour les questions d’ordre générales, vous pouvez utiliser notre service d’aide en ligne :

Support et signalement

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Réforme des APL repoussée

Crise sanitaire : L'entrée en vigueur de la réforme des APL repoussée.

Le ministère de la cohésion des territoires a annoncé hier en fin d’après-midi le report de la réforme des APL. 
Cette réforme devait entrer en vigueur au 1er avril 2020. Il n’a, pour le moment, été donnée aucune date pour son application.
 
Pour rappel, la réforme des APL en temps réel consiste à calculer les aides au logement en fonction des ressources actuelles des allocataires et non plus de celles d’il y a deux ans.
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Prolongation de la trêve hivernale

COMMUNIQUE DE PRESSE Confédération Nationale du Logement

Covid-19 : plus qu’une prolongation de la trêve hivernale, nous avons besoin d’une trêve annuelle !

Le gouvernement vient d’annoncer qu’en raison de la propagation du virus Covid-19 en France, la trêve hivernale se prolongera cette année jusqu’au 31 mai. Si la CNL se félicite de cette nouvelle, elle ne peut se contenter d’une mesure provisoire pour autant.

Alors que l’incertitude est encore totale sur la durée de cette épidémie ainsi que le nombre de personnes amenées à être touchées, la prolongation de la trêve hivernale apparaît davantage comme un strict minimum que comme l’acte politique et social fort que nous appelions de nos vœux. Cette mesure ne saurait suffire à protéger les milliers de familles susceptibles de se retrouver à la rue.

A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle : la CNL demande donc au gouvernement de mettre en place une trêve annuelle exceptionnelle en réponse aux risques sanitaires liés à la propagation du Covid-19 dans notre pays. Chaque habitant doit pouvoir bénéficier d’un lieu où s’isoler sereinement, sans risque de contamination. Il s’agit également pour les plus âgés d’entre nous sous le joug d’une expulsion, d’une question humaine et vitale. Face à une épidémie de cette ampleur, l’application d’une mesure provisoire ne saurait être considérée comme une solution digne et convenable.

Rappelons qu’en 2018, près de 16 000 ménages se sont vus expulsés de leur logement sans qu’une solution de relogement pérenne n’ait été obligatoirement recherchée ; une sinistre augmentation de 2,9 % par rapport à 2017 et de + 41 % sur les dix dernières années.

Plus qu’offrir un court répit à ces ménages, cette période si particulière doit au moins permettre de trouver des solutions pérennes pour les familles au bord du gouffre. Deux mois n’y suffiront pas.

La CNL demande donc l’application d’une trêve hivernale annuelle exceptionnelle.

 

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