Prestations familiales

L’UROC vous informe

Prestations familiales : les conditions de résidence pour les percevoir changeront en 2025

À partir de 2025, il faudra résider 9 mois par an en France, au lieu de 6 mois jusqu’alors, pour percevoir des prestations familiales et bénéficier du minimum vieillesse.

Un décret du 19 avril 2024, publié au Journal officiel du 21 avril 2024, modifie les conditions de versement des prestations familiales et du minimum vieillesse. Pour en bénéficier, il faudra résider au moins 9 mois en France au cours de l’année civile du versement des prestations. Ces 9 mois peuvent être consécutifs ou non. Cette nouvelle condition entre en vigueur au 1er janvier 2025.

 

À noter

Il n’y a pas de condition de nationalité pour toucher les prestations familiales en France ; par ailleurs, vous pouvez prouver votre résidence en France par tout moyen.

Quelles prestations sont concernées ?

Ce décret concerne les prestations familiales et le minimum vieillesse. Les prestations familiales apportent une aide financière aux familles, destinée à l’accueil et à l’entretien des enfants.

 
Par exemple :


• les allocations familiales ;
• la prime à la naissance ;
• l’allocation de rentrée scolaire ;
• le complément familial ;
• l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) ;
• etc.


Attention

 
Certaines aides n’entrent pas dans le champ du décret. C’est le cas par exemple de la protection universelle maladie (Puma).
Le Code de la Sécurité sociale fixe la liste des prestations familiales concernées par ces nouvelles dispositions.
Article L511-1

 

Les prestations familiales comprennent :


1°) la prestation d’accueil du jeune enfant ;
2°) les allocations familiales ;
3°) le complément familial ;
4°) L’allocation de logement régie par les dispositions du livre VIII du code de la
construction et de l’habitation ;
5°) l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ;
6°) l’allocation de soutien familial ;
7°) l’allocation de rentrée scolaire ;
8°) L’allocation forfaitaire versée en cas de décès d’un enfant.

 

 

UROC

Tél : 03 20 42 26 60
Mail : uroc-hautsdefrance@orange.fr  

 

Indemnité d’occupation

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L’ex-compagnon qui demeure dans le logement commun doit-il
payer une indemnité d’occupation ? 

Marie est séparée de son compagnon. Le couple n’était pas marié. Après le départ de son concubin, elle s’est retrouvée seule dans la maison qu’ils avaient achetée. Comme elle n’a pas les moyens de se reloger ailleurs, elle souhaite rester vivre dans cette maison. Des proches l’alertent sur le fait qu’elle devra payer une indemnité d’occupation à son ex-concubin. 

Marie est étonnée de devoir payer pour rester chez elle, la maison appartenant à elle autant qu’à lui. Elle veut savoir si, dans sa situation, une indemnité d’occupation est bien due. Si oui, elle demande s’il est possible d’y échapper, d’autant plus que son exconcubin ne veut plus participer aux charges ni au remboursement du crédit. Marie et son ex-compagnon sont « en indivision » sur la maison qu’ils ont achetée ensemble. 

Le code civil fixe les règles applicables aux indivisions. L’article 815- 9 prévoit notamment que chaque indivisaire doit pouvoir utiliser le bien dans le respect des droits des autres indivisaires. Cela signifie qu’il faut s’entendre sur une utilisation commune ou partagée du bien. Lorsqu’un indivisaire utilise seul le bien commun, les autres indivisaires qui n’ont plus la « jouissance privative » du bien ont droit à une indemnité d’occupation en contrepartie. C’est ce qui se passe par exemple quand un couple de propriétaires se sépare et que l’un d’eux reste dans le bien commun. 

Cette indemnité d’occupation n’est toutefois pas systématique et les indivisaires peuvent décider d’une occupation privative à titre gratuit. En restant dans la maison, Marie s’expose effectivement à devoir payer une indemnité à son ex-compagnon. Mais elle peut espérer échapper à cette obligation légale si celui-ci accepte qu’elle occupe la maison gratuitement. En cas de désaccord sur la question de l’indemnité d’occupation, l’intervention d’un juge est nécessaire pour ordonner son versement. Quand la question se pose à l’occasion de la séparation d’un couple, c’est le juge aux affaires familiales qui est compétent et la procédure requiert la représentation par avocat. Le juge devra vérifier que le demandeur n’a plus la « jouissance privative du bien ». Dans le cas contraire, l’indemnité n’est pas due. 

Concrètement, la cohabitation doit avoir totalement cessé. Le juge doit déterminer la date à partir de laquelle le demandeur n’a plus eu de jouissance privative. Cette date est le point de départ du versement de l’indemnité d’occupation. Le juge va enfin fixer le montant de l’indemnité en fonction principalement de la valeur locative du bien, mais d’autres critères peuvent être pris en compte (par exemple : vétusté, part d’indivision détenue sur le bien, etc.). 

À savoir :

L’occupation à titre gratuit peut constituer une modalité d’exécution de l’obligation de contribuer à l’entretien et à l’éducation des enfants. Celui qui reste dans le logement avec les enfants ne paye pas d’indemnité d’occupation mais ne reçoit pas de pension alimentaire ou alors une pension réduite. 

S’agissant du crédit immobilier, la séparation du couple ne met pas fin au contrat de prêt. La banque peut réclamer à chacun des membres du couple le paiement des mensualités du prêt : 

c’est la garantie coemprunteur. 

L’ex-compagnon de Marie reste engagé vis-vis de la banque même s’il n’habite plus la maison. Si Marie assume seule les remboursements, elle pourra se retourner contre lui et réclamer sa participation. Elle peut aussi utiliser cet argument en justice pour être dispensée de verser tout ou partie de l’indemnité d’occupation.


congé pour reprise

Le congé de Léa pour reprise de son logement est-il valide ?

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Des éléments postérieurs permettent de vérifier le caractère réel et sérieux du congé pour reprise 

À l’approche des Jeux olympiques, Léa, locataire, a reçu un congé pour reprise de son propriétaire. Elle doute du caractère réel et sérieux de la reprise du bien, n’ayant obtenu aucun justificatif. En cas de saisine du juge, le congé pour reprise serait-il valide ?

Selon l’article 15 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, un propriétaire peut donner congé à son locataire pour reprendre ou vendre le logement. Le congé doit indiquer le motif de la reprise. Le propriétaire doit faire du logement sa résidence principale.

Le propriétaire doit ainsi préciser au locataire dans une lettre de congé (préavis) :
• Le motif du congé : reprendre le logement pour l’habiter ou pour y loger l’un de ses proches.
• Le nom et l’adresse du bénéficiaire de la reprise.
• Le cas échéant, son lien de parenté avec le bénéficiaire.
• Le caractère réel et sérieux de la reprise.

Pour que le congé soit valable, il faut que le locataire reçoive la lettre de congé au moins 6 mois avant la date d’échéance. Dans un arrêt du 12 octobre 2023, la Cour de cassation considère que le juge peut tenir compte d’éléments postérieurs à la délivrance dudit congé, dès lors qu’ils sont de nature à établir l’intention du bailleur de reprendre son logement pour l’habiter à titre de résidence principale.

Dans cette affaire, les juges ont par exemple retenu comme preuve du caractère réel et sérieux de la reprise :
• la production de factures postérieures à la libération des lieux par les locataires justifiant de la
réalisation d’importants travaux ;
• l’inscription sur les listes électorales de la commune ;
• des contrats de fourniture d’eau, de gaz et d’électricité ;
• un abonnement internet et à une téléalarme ainsi que l’information délivrée aux services fiscaux sur le lieu d’habitation.

Plus d’informations : Préavis et formalités du congé donné par le propriétaire (bailleur) | 

                          Service-Public.fr (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F929)

Diagnostic de Performance Energétique et location immobilière

Il renseigne sur la performance énergétique et climatique d’un logement ou d’un bâtiment (étiquettes A à G), en évaluant sa consommation d’énergie et son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

La mention du DPE est obligatoire dès l’annonce de mise en location et il doit être fourni à la conclusion du bail. Un DPE vierge classe d’office le logement comme non décent et donc interdit à la location.


Pour rappel depuis le 1er janvier 2023, les logements dont la consommation est égale ou supérieure à 450 kWh/m² et par an sont interdits à la mise en location(G+).


Dès 2025, ce sera le tour des logements classés G, en 2028 pour les F et en 2034 pour les E.


A noter que depuis le 24 août 2022 les logements classés F et G du parc locatif privé ne peuvent plus voir leur loyer augmenter, sauf si des travaux sont effectués pour atteindre au minimum la lettre E. Un nouveau DPE devra constater cette amélioration.

 

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