• Juil, ven, 2020

Covid-19 & locations : désinfection du logement

Actuellement en pleine crise sanitaire, de plus en plus de propriétaires demandent à leur locataire de désinfecter la totalité du logement à leurs frais. Il en est de même des propriétaires qui retiennent une partie du dépôt de garantie afin de payer ces frais de désinfection.

La loi prévoit que le locataire doit rendre un logement propre et qu’il ne doit « répondre [que] des dégradations et pertes qui surviennent pendant la durée du contrat dans les locaux dont il a la jouissance exclusive ».
Depuis le début de l’épidémie aucune loi ni aucun décret n’est intervenu pour ajouter cette exigence aux contrats de location en cours.

Ainsi, ces facturations sont totalement illégales.

Les propriétaires n’ont absolument pas le droit d’exiger une désinfection ni même de facturer aux locataires l’intervention d’une entreprise de nettoyage.

Pour palier à ces difficultés, Jean-Marc Torrollion, le patron de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) conseille « plutôt aux propriétaires une autre précaution : laisser au moins 48 heures avant de relouer le logement. Cette démarche de prévention, adoptée par les entreprises de diagnostic immobilier, nous paraît plus efficace ».

  • Juil, mar, 2020

Guerre aux passoires thermiques !

La notion de performance énergétique bientôt parmi les critères d’un logement décent

Les 150 propositions de Citoyens inspirent le Gouvernement. Emmanuel Macron l’a annoncé hier, à l’issue du Conseil de défense écologique, les premières mesures “réglementaires” inspirées de celles-ci vont voir le jour.

Le gouvernement va « lutter contre les passoires thermiques en introduisant, par décret, la notion de performance énergétique dans ce qu’on appelle un logement décent » à compter du 1er janvier 2023.

Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au logement

Ainsi, les locataires consommant plus de 500 kWh par mètre carré de chauffage par an pourront “exiger du propriétaire de faire des travaux, voire de soumettre le dossier au juge qui pourra décider de geler le loyer ou d’interdire la location du logement”.

Les passoires thermiques sont responsables de près de 20% des gaz à effet de serre.

Dès 2022, il sera par ailleurs interdit d’installer des chaudières au fioul et au charbon dans des logements neufs ou de remplacer une chaudière existante par des chaudières similaires polluantes.

Cependant, ne nous réjouissons pas trop vite … les récentes propositions renvoient toutes à 2023, soit hors de ce quinquennat.

« En 2023 et 2024, seules 1 à 2% des passoires énergétiques en location seraient concernées par le décret sur la décence des logements. Et par un savant tour de passe-passe, aucun logement chauffé à l’électricité, aussi insalubre soit-il, ne serait concerné » .

ONG Greenpeace
https://www.facebook.com/cnl59/posts/3349743138426024
Participez à notre sondage : Consommez-vous plus de 500 kWh par mètre carré de chauffage par an ?
  • Juil, lun, 2020

Performance énergétique des logements : un carnet de santé du logement mis en place dès le 1er janvier 2022

Après le carnet numérique du logement – finalement enterré par le Gouvernement face aux vives critiques du Conseil d’Etat – place au carnet d’information du logement.

Barbara Pompoli, ministre de la transition écologique, a présenté, mercredi 22 juillet, un projet de loi visant à mettre en place le ” carnet d’information du logement ” (CIL), dont ” l’objectif est l’information des particuliers pour faciliter l’amélioration de la performance énergétique des logements existants comme neufs “.

Son entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2022.

Pour rappel, ce projet s’inscrit dans la lignée du ” carnet numérique du logement ” qui devait être mis en place en janvier 2020 pour toutes les constructions neuves et ce, en vertu de la loi Elan du 23 novembre 2018.


Ce carnet ne verra en réalité jamais le jour puisqu’une forte présomption d’inconstitutionnalité pèse sur lui, mise en évidence à l’occasion de l’examen des dispositions réglementaires envisagées pour son application “.

Conseil d’Etat


En effet, le Conseil d’Etat était venu critiquer plusieurs points et notamment “les obligations très larges et génératrices de coûts supplémentaires mises à la charge des personnes tenues d’établir ce carnet, l’absence de toute garantie de son effectivité, ainsi que les effets incertains qu’il comporte sont susceptibles d’être regardés comme une atteinte manifestement excessive au droit de propriété “.


Il faut en effet savoir que le carnet numérique du logement avait fait l’objet d’une expérimentation nationale en 2017 et qu’il avait été constaté que son coût moyen était d’environ 6 100 €.

Le Conseil d’Etat a donc été logiquement interrogé au sujet de ce nouveau projet de loi et a indiqué dans son avis.

Ce nouveau dispositif ” ne présente pas les faiblesses du carnet numérique d’information, de suivi et d’entretien du logement “.

Conseil d’Etat


Le Conseil d’Etat a ainsi jugé que ” l’objectif d’intérêt général [que le carnet d’information logement] poursuit est clairement affirmé et porte exclusivement sur l’amélioration de la performance énergétique des logements, sans créer aucune exception entre les différentes catégories de logement qui pourrait méconnaître le principe d’égalité “.
La réintroduction dudit carnet sera donc effective dans le futur livre Ier du Code de la construction.

Ainsi, dès le 1er janvier 2022, le CIL devra être mis en place par les propriétaires à l’issue de la construction du logement ou de travaux de rénovation ” modifiant significativement la performance énergétique “.
Tels que les carnets d’entretien des véhicules que nous connaissons bien, ce carnet devra être régulièrement mis à jour par le propriétaire qui devra veiller à ce que les professionnels de la construction qui interviennent sur le logement fournissent les informations nécessaires à son alimentation.
Le CIL sera transmis en cas de changement de propriétaire et pourra être dématérialisé.

  • Juil, jeu, 2020

Energie et climat : le droit français s’adapte au droit de l’Union Européenne

L’ordonnance du 15 juillet 2020 vient modifier les lois de 1965 sur la copropriété et de 1989 sur les rapports locatifs.

Ces modifications ont pour but “d’atteindre les objectifs nationaux de réduction de la consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre ” .

Conseil des ministres du 15 juillet 2020

La lutte contre la surconsommation d’énergie passe notamment par une meilleure information des consommations.

C’est dans cette optique que les articles 4 et 5 de cette ordonnance viennent modifier les deux lois évoquées ci-dessus.

Ainsi, à compter du 25 octobre 2020, tous les ménages vivant dans une copropriété équipée de dispositifs de mesures individualisées des consommations, qu’ils soient locataires ou propriétaires, devront recevoir annuellement, et conjointement à la régularisation de leurs charges d’énergie, une note d’information détaillée sur leur consommation, comportant notamment une comparaison avec l’année précédente et une comparaison avec un utilisateur moyen. Il reviendra au syndic d’envoyer cette note d’information.
Une information complémentaire plus légère est également prévue à un rythme biannuel, puis mensuel à partir du 1er janvier 2022.

L’obligation sera la même pour les logements loués et régis par la loi du 6 juillet 1989 : le bailleur devra transmettre au locataire une évaluation de la consommation de chaleur, de froid et d’eau chaude sanitaire de son local privatif.

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