L'Association des habitants et des consommateurs

STATUT DU BAILLEUR PRIVÉ : ENCORE DES CADEAUX FISCAUX POUR LE PRIVÉ !

La Confédération Nationale du Logement (CNL) alerte sur les orientations dangereuses du rapport parlementaire remis le 30 juin 2025 par Marc-Philippe Daubresse et Mickaël Cosson à la ministre du Logement Valérie Létard. Ce rapport, qui propose cinq mesures fiscales dites « chocs », préconise notamment : un amortissement fiscal des biens locatifs de 4 à 5 % sur 20 ans, l’exclusion des biens loués de l’IFI, une augmentation du plafond de déficit foncier à 40 000 € (déduction fiscale sur les loyers perçus), des bonus d’abattement pour loyers dits “abordables” et la réduction à 20 ans de la durée de détention pour l’exonération de plus-value.

Ces propositions ne sont assorties d’aucune exigence sur le niveau des loyers, la performance énergétique, la qualité du logement ou la durée réelle de mise en location. Comment justifier de telles largesses fiscales à l’heure où le logement social est chroniquement sous-financé ? Seul le bonus d’abattement pour les loyers abordables est réellement incitatif, mais le rapport dit lui-même que ces cas “ne devraient concerner qu’une partie limitée du flux d’investissement annuel”. L’exclusion de l’investissement locatif de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), constitue un signal très préoccupant : on exonère les plus aisés sous prétexte qu’ils “logent”, alors qu’ils profitent de hausses de loyers et de plus-values spéculatives. De l’aveu même des rapporteurs, aucun chiffrage n’a été proposé pour cette mesure, ce qui jette un doute sur la fiabilité des projections du rapport, qui promettent un gain de 0,5 Md€ en 2026 pour les finances publiques.

Instrumentalisant la figure d’un petit propriétaire accablé par la fiscalité et les normes, ce rapport avance que « 70 % des bailleurs n’ont qu’un seul logement ». Or, selon l’Insee, 3,5 % des ménages propriétaires bailleurs détiennent à eux seuls la moitié du parc locatif privé !

Le rapport évacue la question du coût d’opportunité de ces dispositifs. En 2023, les avantages fiscaux en faveur de l’investissement locatif privé atteignaient 2,3 milliards d’euros… pour seulement 15 000 logements construits. Soit plus de 150 000 € d’aide publique par logement ! La CNL appelle donc à un audit complet des niches fiscales existantes avant d’en créer de nouvelles, et s’insurge contre la financiarisation du logement.

Enfin, la CNL déplore que le rapport n’évoque pas la régulation des locations courte durée, alors qu’elles représentent une cause majeure de retrait de logements du parc locatif traditionnel. Aucun mot non plus sur l’encadrement des loyers, la vacance spéculative, ou les besoins de régulation du marché locatif. Ces angles morts sont révélateurs. Face à cette fuite en avant, la CNL exige :

  • Tout gain fiscal doit contenir des contreparties sociales ;
  • Une    évaluation    indépendante    des    dispositifs,     anciens     et    actuels,     d’aide à l’investissement locatif ;
  • Un plan massif de relance du logement social et très social ;
  • L’encadrement national des loyers, immédiat et non expérimental ;
  • La régulation des locations meublées touristiques de courte durée.

Montreuil, le 9 juillet 2025

Fin programmée du démarchage téléphonique !

L’UROC vous informe

Adoptée à l’unanimité le 6 mai 2025 par les députés et sénateurs en commission mixte paritaire, la loi sur l’interdiction du démarchage téléphonique entrera en vigueur le 11 août 2026. Le principe sera désormais inversé : aucun appel sans le consentement préalable du consommateur !

En attendant, si votre appareil ne dispose pas de fonctions de filtrage et de blocage automatique( smartphones Android et iPhone ) plusieurs possibilités s’offrent à vous :
-Télécharger une application gratuite comme Préfixe Bloqueur ou OrangeTéléphone par exemple.
-Bloquer les numéros commençant par les préfixes autorisés en réglant les paramètres de votre téléphone.

Il s’agit de 0162, 0163, 0270, 0271, 0377,0378, 0424, 0425, 0568, 0569, 0948 et 0949.

En Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin, il s’agit de l’indicatif 09475.
En Guyane 09476, Martinique 09477, 09478 et 09479 pour Réunion et Mayotte.

Et si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas à signaler ces sociétés de démarcheurs indélicats
( https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33267#0 ) qui risquent si elles sont condamnées des amendes administratives pouvant aller jusqu’à 375 000 euros !

Discriminations dans l’accès aux soins

Discriminations dans l’accès aux soins : des patients victimes de préjugés et de stéréotypes

Les femmes, les personnes handicapées, les personnes d’origine étrangère ou encore les personnes en difficultés économiques sont l’objet de discriminations dans l’accès aux soins et le parcours de soins, selon un rapport de la Défenseure des droits du 6 mai 2025.
Douleurs minimisées, refus de prise en charge, actes non consentis : les femmes, les personnes d’origine étrangère ou en situation de handicap sont l’objet de discriminations dans leur accès aux soins et leur parcours médical, selon un rapport de la Défenseure des droits publié le 6 mai 2025. Certes, en 2022, 224 plaintes ont été déposées devant les ordres professionnels et l’Assurance maladie et 31 réclamations ont été envoyées à la Défenseure, mais l’ampleur des discriminations dépasse “largement” ces chiffres estime le rapport.

Le rapport précise que les discriminations dans les soins reposent à la fois sur :
des “préjugés et stéréotypes qui influencent les pratiques professionnelles et ce malgré un cadre déontologique fort” ;

des logiques d’organisation du système de soins qui s’ajoutent à un système de soins déjà en crise (engorgement des services d’urgences, crise de l’hôpital public, temps d’attente accru pour obtenir un rendez-vous médical, dégradation de l’offre de soins, pénurie de personnel soignant…).

Du refus de soins aux atteintes au consentement : des discriminations systémiques

Une épargne réglementée à réformer

Livret A, LDDS, LEP, PEL… une épargne réglementée à réformer.

Livret A, livret de développement durable et solidaire (LDDS), livret d’épargne populaire (LEP), compte d’épargne logement (CEL), plan d’épargne logement (PEL)… En 2024, la quasi-totalité des Français possèdent un ou plusieurs livrets d’épargne réglementée pour un encours de plus de 950 milliards d’euros. Leur rendement pose toutefois question.

“Le livret A constitue le placement financier le plus répandu au sein de la population française. Son encours est en progression constante depuis 2017. À la fin de l’année 2023, il s’établissait à 414 milliards d’euros” souligne le rapport d’information de l’Assemblée nationale sur la rémunération de l’épargne populaire et des classes moyennes qui a été publié le 14 mai 2025.

Une épargne réglementée mal rémunérée

Les produits d’épargne réglementée présentent des avantages :

  • leur parfaite liquidité (les épargnants peuvent retirer les sommes placées à tout moment) ;
  • pour la plupart d’entre eux, l’absence de fiscalité (les intérêts perçus ne sont assujettis ni à l’impôt sur le revenu, ni aux contributions sociales) ;
  • la garantie des dépôts par l’État.


Ces avantages expliquent les taux de rémunération relativement faibles

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