Contrefaçons

Plus de 20 millions de produits retirés du marché en 2023

Avec près de deux fois plus de saisies que l’année précédente (11 millions pour 2022), l’année 2023 est une année record pour les douanes françaises. Jouets, vêtements, cosmétiques… les contrefaçons représentent un risque économique, sanitaire et sécuritaire à la fois national et international.

Le nombre élevé de produits saisis atteste de l’ampleur des contrefaçons. Dans ce contexte, un nouveau plan national anti-contrefaçons 2024-2026 a été présenté, le 1er mars 2024, par Thomas Cazenave, ministre délégué chargé des comptes publics.


Une menace qui évolue avec le commerce en ligne. 

Depuis la crise sanitaire, les transports par fret express et services postaux se sont considérablement accrus avec l’essor du commerce en ligne.
La croissance 
“exponentielle” du nombre de transactions effectuées sur les sites de vente en ligne ou les réseaux sociaux en fait le vecteur “privilégié” des contrefacteurs.

La vente de contrefaçons dissimulées derrière des annonces relatives à des marchandises légales (dropshipping) se perfectionne à travers l’utilisation de liens cachés.


Face à ce constat, un réseau local de cyberdouaniers est déployé progressivement avec 70 agents d’ici les prochains mois. Dans le cadre de la loi du 18 juillet 2023, ces agents bénéficient d’un pouvoir d’injonction numérique et peuvent, sous une fausse identité, réaliser l’achat de contrefaçons pour constater l’infraction (on parle de “coup d’achat”).


Les trafics de contrefaçons s’organisent désormais en réseaux très structurés, dont les pratiques tendent à imiter celles des grands trafics. De surcroît, s’observe un phénomène de polycriminalité des trafics, mêlant celui de la contrefaçon à ceux du tabac, des stupéfiants et des armes.


Que prévoit le plan national anti-contrefaçons 2024-2026 ?


Ce nouveau plan, non plus seulement centré sur les saisies, est orienté “vers l’identification et le démantèlement des réseaux organisés de fraude“.

Une coopération entre les différents acteurs nationaux et internationaux est recommandée lorsque 5% des marchandises et pièces détachées qui entrent sur le sol européen proviennent de trafics de contrefaçons.

Par ailleurs, les douanes françaises alertent sur “l’intensification” du développement d’ateliers d’assemblages (confections de chaussures et de parfums) au niveau national (contrefaçons “Made in France”) et européen.


Dans ce cadre, le plan s’appuie sur les outils juridiques prévus par la loi du 18 juillet 2023 et la complète par l’annonce de six mesures importantes dans un contexte qui pourrait voir le nombre de contrefaçons fortement augmenter avec l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques à Paris en 2024 :

• démanteler les réseaux et les organisations de fraude ;

• renforcer le rôle de l’Observatoire national des contrefaçons ;

• cartographier les “points chauds” des trafics de contrefaçons sur le territoire ;

• mener des opérations “coup de poing” aux niveaux national et international dans le cadre de la coopération renforcée ;

• développer la coopération avec les plateformes de vente en ligne ;

• doter la douane d’un réseau de cybersurveillance pour traquer les contrefaçons en ligne.

Changement du mot de passe caf obligatoire à partir du 8 mars

L’UROC vous informe

Ayant détecté la violation de données de comptes d’allocataires, la Caisse nationale des allocations familiales renforce la sécurité des comptes et recommande à ses allocataires de changer leur mot de passe. À compter du 8 mars 2024, changer de mot de passe deviendra obligatoire pour tous les allocataires.


Les utilisateurs qui maintiennent des mots de passe inchangés pendant de longues périodes sont plus vulnérables aux tentatives d’intrusion.
À partir du 8 mars 2024, changer de mot de passe deviendra obligatoire pour tous les allocataires qui ne l’ont pas encore fait, dès lors qu’ils se connecteront à leur compte.

Chaque allocataire dont il est attesté que le compte a été visité est contacté et son mot de passe réinitialisé afin de bloquer tout accès à son compte par une personne non autorisée.


Pour rappel, un mot de passe sûr et fiable doit être :

• différent pour chaque site ;
• complexe : + de 10 caractères et au moins un chiffre, une minuscule et une majuscule ;
• impossible à deviner ;
• modifié régulièrement ;
• communiqué à personne, pas même à la Caf.


https://www.caf.fr/sites/default/files/medias/cnaf/Nous_connaitre/Presse/2024/240223%20CP %20Alerte%20aux%20mots%20de%20passe%20vol%C3%A9s%20%20la%20Cnaf%20renforce %20la%20s%C3%A9curit%C3%A9%20des%20comptes%20des%20allocataires.pdf



Informations à destination des associations de consommateurs et de leurs bénévoles

L’UE impose plus de transparence pour les achats en ligne

Bonne nouvelle pour les consommateurs ! 

Deux règlements européens entrent en vigueur pour protéger les acheteurs sur les sites de commerce et plateformes en ligne : le Digital Services Act (17 février) et le Digital Markets Act (6 mars). Les « marketplaces » notamment vont devoir être plus transparentes et claires sur les vendeurs qu’elles hébergent et les produits mis en vente. 

Le Centre Européen des Consommateurs France fait le point sur les changements majeurs pour les consommateurs.
Distinguer vendeur et place de marché Pour la livraison d’un repas à domicile, la revente de vêtements d’occasion, l’achat d’un produit électroménager ou encore la location d’un hébergement, les consommateurs passent souvent par une « marketplace » (place de marché). 

Ces intermédiaires centralisent un grand nombre d’offres sur un même site et mettent ainsi en relation des vendeurs avec des acheteurs, moyennant une commission payée par le vendeur.
Mais cette commodité peut créer une confusion dans l’esprit des consommateurs :
le vendeur n’est pas forcément le professionnel propriétaire du site où a lieu la
transaction. 

Ainsi, en cas de problème suite à un achat sur un site de commerce
en ligne français, le vendeur à contacter peut être établi ailleurs en Europe ou
même hors de l’Union européenne.


La transparence comme nouveau mot d’ordre.

Depuis le 17 février 2024, le Digital Services Act (DSA) s’applique à toutes les places de marché en ligne. Jusqu’à présent, quand vous réserviez par exemple un
VTC via une application, vous ne saviez pas exactement qui était votre chauffeur
ni comment le contacter après la course en cas de réclamation. Et la plateforme
qui vous avait mis en lien ne se montrait pas toujours coopérative.
Désormais, les places de marché sont obligées d’identifier clairement les
professionnels dont elles hébergent les produits et services. Avant de publier une
annonce, la plateforme doit leur permettre de fournir aux clients toutes les
informations sur leurs produits, leur identité, l’étiquetage et le marquage des
produits. Les coordonnés du vendeur (adresse, numéro de téléphone, numéro
d’enregistrement) doivent être accessibles depuis la fiche produit. Vous savez
ainsi à qui vous avez affaire quand vous achetez en ligne, mais également vers qui vous tourner en cas de problème de livraison ou si le produit n’est pas conforme.
Lutter contre les produits et services illégaux.
En outre, le DSA s’attaque aux produits et services illégaux parfois commercialisés sur les places de marché. Il peut s’agir par exemple de produits
cosmétiques dont la composition contient des substances interdites ou encore de
contrefaçons.
Afin de lutter contre la vente de produits non conformes aux normes européennes, les places de marché doivent désormais effectuer des vérifications aléatoires des produits et services vendus sur leur site. Un représentant légal désigné par la plateforme doit traiter toutes les demandes de retrait de produits dangereux. Et si elle repère un produit illicite en vente sur son site, elle est tenue d’en informer les consommateurs.
Plus de libertés pour les consommateurs sur les marchés numériques
À compter du 6 mars, les géants du numérique devraient faire face à plus de
concurrence. Le règlement Digital Markets Act (DMA) s’adresse, entre autres,
aux très grands acteurs dont la plateforme en ligne jouit d’une position dominante sur le marché. Sont notamment concernés Amazon Marketplace, Meta
Marketplace, Google Play et App Store. Ils devront désormais cesser de favoriser
leurs services par rapport à ceux des prestataires présents sur leur place de marché.

 
Mais également autoriser les professionnels à faire profiter leurs clients d’une
offre promotionnelle en dehors de la plateforme.
Enfin, les géants tels que Google et Apple ne pourront plus imposer leurs propres
logiciels par défaut lorsque vous installez et configurez votre nouveau
smartphone. Au contraire, un écran multichoix vous sera proposé pour que vous
puissiez installer les logiciels de votre choix. Et pour ceux dont le téléphone ou la
tablette comporte déjà des applications préinstallées telles que Google Play ou
AppStore, vous pourrez les désinstaller facilement à partir du 6 mars.

 

Informations à destination des associations de consommateurs et de leurs bénévoles

Application le 17 février du Digital Services Act : ce qui va changer

Le Digital Services Act (DSA) est un règlement européen dont le but est de diminuer la diffusion de contenus illégaux et d’instaurer plus de transparence entre les plateformes en ligne et leurs utilisateurs. En vigueur depuis le 25 août 2023, il s’appliquera à l’ensemble des plateformes dès le 17 février 2024. 


Le DSA modifie la directive du 8 juin 2000 sur le commerce électronique (directive 2000/31/CE). Il vise à moderniser et à harmoniser au sein du marché intérieur les législations nationales face aux risques et défis de la transformation numérique. 


Qui est concerné ? 


Ce règlement du 19 octobre 2022 concerne les « fournisseurs de services intermédiaires en ligne » autrement dit les hébergeurs, les réseaux sociaux, les moteurs de recherche, les plateformes de voyage et d’hébergement ou les sites marchands par exemple. 


Le DSA s’applique aux plateformes en ligne et aux moteurs de recherche comptant plus de 45 millions d’utilisateurs dans l’Union européenne depuis le 25 août 2023. Il s’appliquera au reste des plateformes ainsi qu’aux intermédiaires en ligne offrant leurs services (biens, contenus ou services) sur le marché européen à partir du 17 février 2024.


Par ce formulaire :
Contactez-nous :
  • Par Mail :   

contact@cnl59.fr

  • Par voie postale :     

Confédération Nationale du Logement
Fédération du Nord
42/1 rue de Tournai
59000 Lille

  • Permanence téléphonique : 

03 20 07 09 58

Le lundi de 8h30 à 12h30
Les mardi et jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h00                            

Merci de ne pas encombrer nos lignes
et de respecter les horaires !

Dans un message vocal, nous vous demandons de nous laisser votre identité, vos coordonnées téléphoniques et votre mail, ainsi que l’objet de votre appel.
Si vous le souhaitez, vous pouvez déjà regrouper les informations et les différents documents, et nous les faire parvenir par mail ou par voie postale.

  • Entretiens en présentiel :

Uniquement sur rendez-vous.