• Mar, ven, 2022

Déposer plainte : trucs et astuces

Pourquoi déposer plainte ?

Pour que l’auteur des faits soit sanctionné par la justice pénale 

Pour obtenir une indemnisation 

Pour obtenir des éléments de preuve


Attention : Lorsque les faits ne sont pas considérés comme une infraction pénale ou lorsque l’on souhaite ménager la preuve pour l’avenir, la main courante permet de dater officiellement la survenance d’un fait. 


Comment déposer sa plainte ?

Il faut se rendre dans un commissariat de police ou auprès d’une brigade de gendarmerie, ou déposer une pré-plainte en ligne pour les délits contre les biens ou certains faits à caractère discriminatoire dont l’auteur est inconnu.

Tout dépôt de plainte doit faire l’objet d’un procès-verbal, dont il est remis copie à la personne qui dépose plainte (le plaignant), en application de l’article 15-3, alinéa second, du code de procédure pénale.

Il est également possible d’écrire une lettre recommandée avec avis de réception au procureur de la République près le tribunal de grande instance du lieu de l’infraction, ou du domicile de l’auteur de l’infraction et d’y joindre tous les éléments de preuve.

De même, toute personne qui se prétend victime d’un crime ou d’un délit peut aussi mettre en mouvement l’action publique, c’est-à-dire en déposant directement entre les mains d’un juge d’instruction une plainte accompagnée d’une constitution de partie civile.


Une obligation des services de prendre la plainte ?

La réponse est oui en vertu de l’article 15-3, alinéa 1er, du code de procédure pénale qui dispose que « les officiers et agents de police judiciaire sont tenus de recevoir les plaintes déposées par les victimes d’infractions à la loi pénale, y compris lorsque ces plaintes sont déposées dans un service ou une unité de police judiciaire territorialement incompétents. Dans ce cas, la plainte est, s’il y a lieu, transmise au service ou à l’unité territorialement compétents ».

Cette obligation est réaffirmée dans la charte d’accueil du public et d’assistance aux victimes qui est en principe affichée dans les locaux de police et de gendarmerie et depuis la loi du 15 juin 2000 renforçant les droits des victimes, il existe un guichet unique simplifiant les démarches.

En résumé, les officiers de police ou de gendarmerie ont l’obligation de recevoir la plainte de la victime :

Quel que soit le lieu de commission de l’infraction 

Quel que soit le lieu de résidence de la victime 

Qu’il existe ou non au moment du dépôt de la plainte des éléments prouvant l’infraction.


Et après ?

Les faits sont portés à la connaissance de la Justice. Elle est transmise au procureur de la République qui décide de l’opportunité des poursuites.

Que faire en cas de défaut d’assistance des services de police ou de gendarmerie ?

Restez ferme et rappelez vos droits et le fait que les policiers et les gendarmes n’ont pas à se substituer, dans la qualification de l’infraction, au procureur de la République qui est seul compétent pour décider ou non de l’opportunité des poursuites. Faites savoir qu’en cas de refus réitéré vous saisirez le Défenseur des droits.

Si le refus de prendre une plainte persiste, la victime a la possibilité :

Déposer plainte entre les mains du Procureur de la République territorialement compétent : pour cela, il convient d’adresser un courrier contenant certains éléments comme l’identité de la victime et de l’auteur des faits dénoncés, le récit détaillé des faits si possible ainsi que le préjudice subi.

Faire appel à un avocat pour l’assister.

Faire délivrer une citation directe à l’auteur des faits : il est possible de le faire convoquer devant une juridiction pénale sans déposer de plainte.

Enfin, il existe aussi un recours propre à l’administration concernée et se fait au travers de ses inspections générales de contrôle internes des activités de ses services. Ainsi, il est mis à disposition des victimes un formulaire de signalement à remplir afin de saisir l’inspection générale de la Police Nationale (IGPN) ou l’inspection générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN).

Attention toutefois : une dénonciation mensongère pourrait se retourner contre la victime et aboutir au dépôt d’une plainte de la part du ministre de l’Intérieur.

 


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  • Mar, lun, 2022

La crise du logement en Europe exige que l’Union Européenne et les ministres européens du Logement s’engagent à renforcer le financement public du logement.

Communiqué
de presse


Le 8 mars 2022 se tiendra une réunion des ministres du Logement. Nous saluons cette initiative qui marque le retour des réunions régulières des responsables du logement et de la construction des États membres, et des réunions informelles des ministres du Logement.

Alors que le Socle des Droits sociaux stipule que « L’accès au logement social doit être assuré à tous ceux qui en ont besoin », et que le Parlement européen promeut l’accès au logement décent et abordable pour tous, dans les faits, pour une part de plus en plus nombreuse des citoyens, y compris pour les revenus moyens, l’accès au logement décent, adéquat et abordable est devenu plus difficile que jamais.

Tout pourrait changer si l’Union européenne et les gouvernements nationaux s’engageaient à renforcer leur action en faveur du logement public, abordable, social, coopératif. C’est le point clé du Plan d’action pour le logement abordable de l’agenda urbain de l’Union européenne.

Avant le COVID déjà, le déficit d’investissement se chiffrait au minimum à 57 milliards d’euros annuels.

La stratégie gagnante exige une coopération véritable entre tous les niveaux de gouvernance, national, régional et local, avec les villes, les locataires et les propriétaires.

Dans le cadre de l’Initiative Logement pour 2030, l’Unece, en collaboration avec Housing Europe et Nations-Unies Habitat, ont identifié d’autres facteurs de réussite pour rendre plus efficientes les politiques en faveur du logement abordable.

Investir à long terme dans le logement social, coopératif et public

1- Investir massivement au niveau national dans le logement social, coopérative et public à long terme, conjointement à des mesures règlementaires nationales de dissuasion de la financiarisation du logement (telles que la mise en place de mécanismes de stabilisation des loyers et de loyers abordables).

 

C’est possible au niveau européen en évaluant les incidences de la politique européenne (y compris le Pacte de Croissance et de Stabilité, le Semestre européen, les règles des aides d’État, la taxonomie écologique et sociale, le Registre européen de transparence des transactions immobilières, la Règlementation des services digitaux).

Cela permettra de prendre en compte la réalité alarmante du logement à laquelle est confrontée de larges pans de la population à revenus moyens, tout en respectant le pouvoir discrétionnaire des États membres sur le logement. 

Revoir les règles des aides d’État 

 

2- Renforcer l’information parmi les États membres, la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement, le Conseil de l’Europe et les intermédiaires au niveau national, pour faciliter le financement dédié au logement abordable, social, public et coopératif.

Cela peut être appuyé par un pilotage axé sur les points centraux du logement, avec des réunions informelles des ministres concernés et des échanges réguliers.

3- Les États membres doivent renforcer le financement du logement et des services associés (tels que les fonds de solidarité pour les locataires et/ou les mesures de soutien financier ciblées, comme les allocations climat pour les habitants), pour des stratégies « Logement d’abord », afin de lutter contre le sans-abrisme et le fardeau du prix du logement en Europe. 

Une transition énergétique juste pour une citoyenneté écologique véritable et universelle

4- Le Conseil de L’Europe et le Parlement européen doivent adopter un train de mesures « Paré pour 55 » (Directive pour l’efficacité énergétique et Directive pour la performance énergétique des bâtiments) qui prenne en compte les réalités et les ressources locales et qui conduisent à une transition énergétique juste et inclusive.

L’équilibre entre la rénovation du parc immobilier et le logement abordable est essentiel.

L’Union européenne et les États membres doivent mobiliser le financement public pour garantir que le coût global du logement après rénovation reste abordable pour les locataires, en accord avec le plan d’action de l’Union européenne et de l’Agenda européen pour le logement abordable.

5- La Commission européenne doit promouvoir une approche locale de la rénovation du logement abordable, social, public et coopératif, en codécision avec les habitants et en accord avec l’Initiative pour le logement abordable.

 

Le financement des centres de compétences et de capacités à la rénovation des bâtiments doit être renforcé en Europe.

6- La Commission européenne doit promouvoir des méthodes innovantes de rénovation ou de construction dans le cadre européen existant, prenant en compte les principes de l’économie circulaire, et investir dans les capacités des parties prenantes.

7- Les revenus générés par le Système d’échanges des quotas d’émission doivent être investis dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation : venir en soutien du secteur du logement afin que les plus fragiles économiquement ne portent pas tout le poids financier de la rénovation.

Promouvoir un vivre-ensemble inclusif et attrayant de nouvelle génération

8- Le nouveau Bauhaus européen (nouveau projet culturel européen visant à concevoir de futurs modes de vie plus esthétiques durables et inclusifs) doit intégrer la crise du logement abordable comme nouvel axe de travail et co-élaborer avec les habitants un nouveau vivre-ensemble promouvant l’intérêt commun.

9- Les États membres et la Commission européenne doivent favoriser le recensement et l’amélioration de services promouvant activement l’inclusion, prévenir l’exclusion, le poids excessif du logement et le sans-abrisme (y compris dans le cadre de la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme), et promouvoir l’inclusion des populations vulnérables.

10- Les États membres et la Commission européenne, conformément au principe du subsidiarité, doivent soutenir localement les parties prenantes et les décideurs, afin d’accélérer la transition vers une société décarbonée, et garantir les services à même d’assurer un coût de la vie abordable et une qualité de vie élevée.

Aujourd’hui, nous demandons un engagement pour mettre fin au niveau inacceptable des coûts du logement, de l’exclusion, du sans-abrisme, et rendre le logement décent et abordable pour tous.

 

Contact presse

Fabien Podsiadlo-Régnier,
Président Fédéral
contact@cnl59.fr – 03 20 07 09 58
Retrouvez toute l’actualité de la CNL sur notre site Internet : cnl59.fr

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  • Mar, lun, 2022

Urgence sociale : La CNL demande la baisse immédiate des prix du carburant et leur blocage.

Communiqué
de presse

Le prix du litre de gasoil comme du sans plomb a dépassé les 2 euros. Cette hausse des prix 

des carburants est devenue un drame pour des milliers de familles qui ne peuvent plus se 

déplacer, certaines d’entre elles ne pouvant même plus travailler.

 

Face à cette situation sans précédent, Jean Castex aurait pu prendre une mesure d’envergure, 

décider de s’en prendre aux premiers « profiteurs » de cette crise et taxer les multinationales à 

commencer par Total énergies qui a versé en 2021, 8 milliards d’€ de dividendes et réalisé 16 

milliards de bénéfices, record absolu de son histoire.

 

Au lieu de cela, le Premier Ministre annonce une remise à la pompe de 15 centimes par litre à 

compter du 1er avril et pour une durée de quatre mois, éventuellement reconductible en cas de 

persistance de la flambée des prix !

 

Qui prétend-il ainsi aider quand on sait d’avance si le prix du carburant se maintenait à son 

niveau actuel sur toute l’année 2022, il en résulterait une dépense supplémentaire d’environ 

550 euros par ménage ?

 

Par cette mesurette circonstancielle le gouvernement ne répond non seulement pas à la 

déflagration qui s’abat sur les plus précaires de nos concitoyens : Pire, il conforte la logique 

financière des grands groupes qui ont décidé de tirer tous les profits possibles de la guerre en 

Ukraine.

 

La CNL appelle à en finir avec ces choix destructeurs pour le pouvoir d’un achat et la vie de nos 

concitoyens.

 

Elle demande au gouvernement de baisser les prix en urgence et de les bloquer au niveau de 

2021 pour éviter que des drames humains ne se produisent. Elle exige aussi la gratuité des 

premiers m3 d’eau et des kwh (gaz ou électricité) pour toutes et tous et la fin de toutes les 

coupures. Ce n’est pas aux habitants de payer les conséquences de la crise.

 

Contact presse

Fabien Podsiadlo-Régnier,
Président Fédéral
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  • Mar, lun, 2022

Accueil universel des réfugiés et Zéro expulsion locative

Communiqué
de presse

La solidarité qui s’opère aujourd’hui en direction des Ukrainien.nes victimes de la guerre est tout à l’honneur de la France. Plus que jamais elle doit exercer sa tradition de terre d’accueil et de pays des droits de l’homme et du citoyen.

Ouvrons nos frontières, nos services publics, nos bras également à ces populations, hommes femmes et enfants qui du jour au lendemain se voient obligés de choisir entre l’exil forcé ou la mort !

Cependant la CNL s’inquiète et condamne le deux poids deux mesures que certains cherchent à instaurer ! L’accueil des réfugiés doit être universel et inconditionnel.


Notre solidarité envers le peuple ukrainien ne peut faire oublier le sort d’autres peuples victimes de la famine, de la pauvreté, de la guerre et de régimes répressifs. Il ne doit pas s’instaurer de différence de traitement entre ces populations d’où qu’elles viennent.


Que la main tendue en direction des uns ne se transforme pas en une main qui exclut ou refuse d’autres !


« Zéro expulsion locative » doit devenir la nouvelle règle commune.


Il nous faut également répondre à la situation d’urgence des habitants qui, faute de ressources, ont perdu ou vont perdre leur logement.


Il n’est pas question d’opposer les populations entre elles !


La CNL appelle l’Etat à s’engager à même niveau et avec la même humanité quels que soient les cas.

Elle revendique la mise en place d’un plan national d’accueil et de prise en charge globale. Elle exige enfin que le secteur privé soit soumis au devoir de solidarité notamment par la réquisition de logements vides. 

 

Contact presse

Fabien Podsiadlo-Régnier,
Président Fédéral
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