• Nov, lun, 2022

URGENCE : AUCUN ENFANT NE DOIT DORMIR À LA RUE

À force de ne pas assumer le droit au logement, à force de ne pas se donner les moyens pour faire en sorte qu’il soit respecté, on en est arrivé à une réalité insupportable : 2000 enfants dorment dans les rues de nos villes.


L’Association DALO, aux côtés de toutes les associations compétentes, n’a de cesse de rappeler les droits inscrits dans notre Constitution et dans nos lois. Mais ce qui se passe va au-delà des lois : l’humanité la plus élémentaire devrait commander une action immédiate. L’humanité, elle s’exprime par la voix de ces parents d’élèves qui se mobilisent avec leurs enfants pour qu’un de leur camarade ne soit pas laissé à la rue et à l’errance, condamné à l’exclusion dès le début de sa vie. Elle s’exprime par la voix des associations qui, depuis des mois, demandent au Gouvernement de mettre en place une réponse d’hébergement digne. Mais pourquoi faut-il autant de temps pour prendre des décisions aussi évidentes, aussi simples, que de mettre à l’abri 2000 enfants et, pour ceux qui sont accompagnés, leurs parents ? Qu’une catastrophe naturelle survienne dans n’importe quel coin de France et les solutions d’hébergement de première urgence sont trouvées le soir même, les solutions plus dignes et plus durables dans les jours qui suivent. D’où vient que cela ne se passe pas ainsi pour les victimes de catastrophe sociale ?


Suite à l’interpellation du Collectif des Associations Unies, le Ministre du Logement s’est engagé à ce qu’il n’y ait plus aucun enfant à la rue cet hiver. L’hiver, c’est dans deux mois, c’est loin pour un enfant à la rue, mais c’est au moins un cap. Pour autant, sans mettre en doute la sincérité du Ministre, nous ne sommes pas rassurés sur sa capacité à tenir cet engagement alors que le budget 2023 contient une réduction de 14 000 places d’hébergement. Comment va-t-on, demain, avec moins de places d’hébergement, accueillir les enfants que l’on ne sait pas accueillir aujourd’hui ? À l’évidence, les décisions pour mettre fin au scandale des enfants à la rue ne sont pas encore prises.

Source:

– Communiqué du Collectif des Associations Unies


  • Nov, lun, 2022

Trêve hivernale : la Fondation Abbé Pierre appelle l’État à tout mettre en œuvre afin que l’expulsion devienne l’exception et non la règle

« La Fondation Abbé Pierre constate que le rythme des expulsions locatives semble reprendre son cours antérieur à la crise sanitaire », constat tristement tiré aussi par l’ensemble des associations compétentes, dont la CNL.

« Alors même que le nombre d’expulsions n’avait cessé d’augmenter jusqu’en 2019[1] – et que les indicateurs démontrent une précarisation croissante des ménages – l’ensemble des aides et dispositifs mis en place afin de tenter de les limiter ces deux dernières années a pris fin (abondement du Fonds de Solidarité logement, du fonds d’indemnisation des bailleurs, aides d’Action logement, prolongement des trêves hivernales…).


Au lieu de renforcer durablement la prévention des expulsions, le retour à la situation préexistante est un mauvais signal. L’État a certes déployé une expérimentation visant l’accompagnement social et juridique au domicile des ménages, mais elle ne concerne que 25% du territoire et sa reconduction aujourd’hui est incertaine, alors même que les premiers enseignements semblent encourageants.


Parallèlement, l’absence de visibilité sur le nombre de procédures[2] et d’expulsions effectives – qui avait pourtant été rendu public par les services de l’État à l’automne ces deux dernières années[3] – pose un sérieux problème pour mener un travail efficace de suivi et d’alerte.


Les associations partenaires du réseau ADLH[4] et l’Espace Solidarité Habitat de la Fondation Abbé Pierre – qui accompagnent les ménages dans leurs démarches administratives et juridiques – et la plateforme Allô Prévention Expulsion[5] déplorent par ailleurs un nombre important de personnes expulsées sans proposition de relogement ou d’hébergement pérenne, au mépris de la circulaire du 29 mars 2022 ; et ce, alors même que le 115, vers lequel les personnes sont renvoyées, est plus que jamais saturé.


La Fondation Abbé Pierre appelle l’État à prolonger et renforcer les efforts qui avaient été initiés lors de la crise sanitaire pour infléchir la dynamique de hausse des expulsions et tout mettre en œuvre afin que les expulsions deviennent l’exception, et non la règle ».


Source:

– Fondation Abbé Pierre


[1] + 57% d’augmentation entre 2009 et 2019

[2] En raison de la réforme de la justice de 2020, ils n’ont pas été publiés depuis 2019

[3] 8 156 ménages expulsés en 2020, 12 000 en 2021, vs 16 700 en 2019

[4] Accompagnement aux droits liés à l’habitat

[5] Plateforme joignable au 0 810 001 505, qui vise à informer, conseiller et orienter les ménages menacés d’expulsion


  • Nov, lun, 2022

« Roubaix : depuis fin septembre, une famille vit avec 5 à 10 minutes d’eau chaude par jour »

Logée dans un immeuble de l’allée des Saules à Roubaix, cette locataire de Vilogia doit recomposer son quotidien en raison d’un quota d’eau chaude. Le dernier problème d’une longue série selon elle. C’est le deuxième cas spécifique à l’allée des Saules ce mois-ci. 


Depuis deux semaines, Farah (nom fictif) ne dispose plus que de 5 à 10 minutes d’eau chaude par jour.


Une situation problématique pour cette mère de trois enfants qui priorise dès lors l’eau pour ces derniers  « ce matin, par exemple, j’ai fait une séance de sport mais je vais aller prendre ma douche chez ma mère pour éviter de puiser dans le quota d’eau. » Ce réservoir similaire à un cumulus, elle n’en a pas « entendu parler » et assure ne pas avoir été prévenue. « Mais je paie mon loyer et j’estime avoir le droit à la transparence sur ma consommation » surenchérit-elle.

La gaine technique du rez-de-chaussée de l’immeuble est parfois au contact même de l’eau selon la locataire. 


Arrivée en 2018, Farah avoue que le bailleur « l’a sortie du pétrin » à cette époque après une mauvaise expérience. Mais ses premiers mois sont particulièrement.

La mère de famille évoque également un dysfonctionnement des canalisations qui provoque, dans tous les appartements au-dessous du sien, des rejets d’excréments dans les toilettes : « Ça a été mon tour, puis celui du voisin du dessous… en ce moment, c’est chez la voisine du rez-de-chaussée. Je ne comprends pas pourquoi tout n’a pas été réparé en même temps. »

Face à cette accumulation, c’est l’absence d’eau chaude qui a fait déborder le vase. En attendant le retour de Vilogia sur la situation, Farah ne parvient pas à trouver un interlocuteur pour changer de logement : « lorsque j’ai voulu me renseigner pour savoir s’il était possible de déménager ailleurs, on m’a répondu qu’il faudrait attendre 12 ans ! Vous vous rendez compte ? »

Source :

– La voix du Nord, 16/10/2022, Dylan Dez, « Roubaix : depuis fin septembre, une famille vit avec 5 à 10 minutes d’eau chaude par jour »


  • Nov, lun, 2022

HLM : comment bénéficier de l’aide jusqu’à 600 € d’Action logement versée en décembre ?

Pour soutenir les locataires du parc social face à la hausse du coût de l’énergie, Action logement crée un fonds énergie qui permettra de délivrer une aide financière allant jusqu’à 600 €.  Près de 75 000 locataires pourraient en bénéficier. 

Ce dispositif, complémentaire au chèque énergie et à l’aide exceptionnelle de 100 à 200 € mis en place par le gouvernement, permettra de délivrer une aide pouvant aller jusqu’à 600 € aux locataires les plus fragiles. Le gouvernement et sa majorité s’étant une nouvelle fois opposés à une augmentation des Aides personnalisées au logement (APL) et de leur forfait charges dans le cadre du projet de budget 2023, ce nouveau coup de pouce devrait donner un bol d’air aux locataires HLM.

Qui pourra en bénéficier ?

Cette aide s’adressera exclusivement aux ménages du parc social, salariés ou non-salariés, qui subiraient une augmentation de leurs charges supérieure à 100 € par mois ou qui devraient faire face à une régularisation supérieure à 1 000 € sur les douze derniers mois et qui disposeraient dès lors d’un reste à vivre inférieur à 15 € par personne et par jour. En tout, Action logement estime que 75 000 ménages locataires HLM pourraient bénéficier de cette aide.

Comment en bénéficier ?

Les locataires en difficulté doivent contacter leur bailleur social, qui doit lui-même être l’un des 101 adhérents de Soli’AL. Le versement de l’aide sera alors directement effectué par le bailleur à travers un outil en ligne dédié.

Quand l’aide sera-t-elle disponible ?

Le dispositif sera opérationnel à partir du lundi 12 décembre prochain.

Source :

– Centrepresseaveyron.fr, 26/10/2022, « locataires HLM : comment bénéficier de l’aide jusqu’à 600€ d’Action Logement versée en décembre ? »