Copropriété

Même si un copropriétaire a l’usage exclusif d’un jardin, il doit avoir l’accord de la copropriété avant d’y construire quoi que ce soit : la Cour de cassation l’a rappelé le 23 janvier 2020.

Dans les faits, l’habitant du rez-de-chaussée d’une copropriété estimait qu’il pouvait construire librement dans son jardin. En effet, il a rapporté à la Cour de cassation le fait que son acte d’achat mentionnait “un appartement au rez-de-chaussée avec jouissance privative d’une parcelle”. Ladite parcelle était un jardin. 
A l’appui de sa demande il a invoqué la loi de 1965 régissant les copropriétés qui dispose que “sont privatives les parties des bâtiments et des terrains réservées à l’usage exclusif d’un copropriétaire déterminé”.
Selon lui, comme son jardin était une partie privative, il n’avait donc pas d’autorisation à demander aux autres copropriétaires.
 
La Cour de cassation n’a pas fait droit à ses prétentions et a estimé que celui qui a la jouissance exclusive ou privative d’un bien immobilier sans en être le propriétaire – l’habitant n’est en effet que copropriétaire – ne devait pas effectuer de travaux sans autorisation des autres copropriétaires.
 
En somme, ce n’est pas parce-que ce copropriétaire a la jouissance exclusive et qu’il est le seul utilisateur de ce jardin, que cela le dispense de l’autorisations des autres copropriétaires. 
 
Cet habitant doit donc obtenir l’autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires qui aura tout à fait le droit de refuser une telle construction. L’assemblée générale des copropriétaires pourra, en l’espèce, prononcer la démolition de ladite construction qui a été faite sans leur accord.
 

Confinement !

Besoin d’aide pour faire vos courses ?
Aller chercher vos médicaments à la pharmacie ?

Adieu les troubles de voisinage, bonjour la bienveillance et l’entraide entre voisins ! La CNL lance le dispositif “Habitants bienveillants” !
 
Dans cette période de confinement, nous prônons l’aide et les initiatives solidaires à l’image de jeunes de la cité des Indes à Sartrouville qui ont été, la semaine dernière, faire les courses pour toutes les personnes âgées et vulnérables de leur immeuble.
 
Le dispositif “Habitants bienveillants” a ainsi pour but de perpétuer et d’ancrer ces élans solidaires en donnant aux locataires les moyens d’organiser eux-mêmes l’aide entre habitants d’un même immeuble.
 
Le mécanisme du dispositif est simple : des accroches sont mises à disposition des habitants qui peuvent noter leurs besoins dessus et l’accrocher à leur poignée de porte afin de se faire aider par un voisin volontaire.

Procédures d’exécution

En vertu de la loi du 23 mars 2019 qui a modifié l’alinéa 1 de l’article L. 433-2 du Code des procédures civiles d’exécution il est désormais prévu qu’ « à l’expiration du délai imparti, il est procédé à la mise en vente aux enchères publiques des biens susceptibles d’être vendus. Les biens qui ne sont pas susceptibles d’être vendus sont réputés abandonnés ». 
 
De ce fait, l’autorisation du juge de l’exécution n’est plus un préalable nécessaire à la mise en vente aux enchères publiques des meubles se trouvant sur les lieux au moment de l’expulsion.

Garantie VISALE

La garantie VISALE permet de fournir  gratuitement une caution lors de la signature d’un bail d’habitation. Cette caution permet de couvrir les éventuels loyers et charges impayés par le locataire. Attention, les éventuelles dégradations commises par le locataire ne sont pas couvertes par ce dispositif.
 
La garantie VISALE ne s’adressait jusqu’à présent  qu’aux jeunes de moins de 30 ans.
Désormais, les plus de 30 ans pourront également en bénéficier sous certaines conditions :
  • une mutation professionnelle dans la même entreprise ou le même groupe (dans les 6 mois de la signature de leur contrat) ;
  • un événement exceptionnel fragilisant le lien à l’emploi et au logement (événement familial ou médical, perte d’emploi) ;
  • être locataire dans le cas d’un bail mobilité.
 
Grande avancée puisque désormais les personnes titulaires d’un CDI dans une situation fragile ou en mobilité sont éligibles au dispositif VISALE.
 
 
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