CNL59

Loading

Reprise des expulsions : entrons en résistance militante !

En ce lundi 1er avril, la France renoue avec une de ces pratiques les plus archaïques : l’expulsion locative. Et si le gouvernement affirme être « résolument engagé dans la prévention des expulsions et la gestion de l’urgence », l’insupportable réalité va frapper à la porte des locataires dès aujourd’hui sous les traits d’un huissier. Contre la mise à la rue de familles entières, la CNL appelle à entrer en résistance !

La France est aujourd’hui la 7e puissance économique au monde. Un classement qui ne fait finalement qu’augmenter notre honte face à une pratique aussi inhumaine que celle des expulsions locatives ; car, années après années, l’expulsion ne cesse de battre de tristes records avec près de 16 000 cas recensés en 2017.

Pour des milliers de locataires, la fin de la trêve hivernale s’accompagne de l’angoisse de recevoir la visite d’un huissier d’un moment à l’autre. Cependant, la CNL tient à rappeler qu’aucune expulsion ne peut avoir lieu sans la présence de la police. Nous appelons donc les locataires à ne pas céder aux pressions exercées par leur propriétaire, son entourage ou un officier ministériel et de refuser de laisser entrer l’huissier tant que celui-ci n’est pas accompagné d’un officier de police.

La spirale des impayés de loyer enferme et isole. Pour se faire aider dans les démarches, la CNL exhorte les locataires à ne pas rester seuls mais, au contraire, à se tourner dès le premier impayé vers une association de défense des locataires comme la CNL. Ensemble, nous entrerons en résistance pour trouver des solutions.

 

Locataires, agissez, prenez contact avec la CNL de votre département !

 

Lille: Mobilisation contre la reprise des expulsions

Trois cents personnes environ se sont rassemblées cet après-midi Grand-Place pour dénoncer la fin de la trêve hivernale et la reprise des expulsions.


Fk.L. | 30/03/2019 La voix du Nord


Le 1er avril n’est pas qu’un poisson. La date marque aussi la fin de la trêve hivernale et la reprise des expulsions pour ceux qui n’ont pas de logement. Comme souvent en ce funeste moment, des associations, des syndicats et plusieurs partis politiques de gauche appelaient ce samedi à une mobilisation pour dire non à ce qui ne doit pas être une fatalité et réclamer, in fine, un logement digne et abordable pour tous. « Nous demandons que les logements vides soient réquisitionnés et que se mettent en place des mesures pour la construction massive de logements sociaux, à Lille comme ailleurs », appuyait Michèle, qui milite au sein d’un atelier populaire d’urbanisme.

Des locataire HLM montent au créneaux !

Wambrechies Des travaux annoncés pour 2021 aux HLM du quartier de l’Agrippin


Bernard Virel | 29/03/2019  La voix du Nord


Les immeubles HLM du quartier de l’Agrippin sont dégradés, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Alors que les locataires se mobilisent, Logis métropole annonce le lancement d’une étude pour l’an prochain.

Encore un peu de patience… Voilà ce dont vont devoir faire preuve les habitants des résidences HLM Agrippin. Après la mobilisation des locataires – une pétition avec déjà 79 signatures circule – et celle de l’association de développement pour la qualité de vie à Wambrechies (ADQVW), Logis Métropole vient enfin d’apporter une réponse à leurs tourments et à leur quotidien difficile. « Nous allons lancer une étude pour la réhabilitation de ces immeubles en 2020, explique Franck Porier, directeur immobilier à Logis métropole, nous sommes conscients que ce groupe de logements nécessite des travaux ».

« Le site n’est pas en déshérence »

Pour justifier le retard pris par la réhabilitation, Franck Porier évoque la nécessité pour Logis métropole d’avoir dû revoir son programme de travaux, et établir des priorités au sein du patrimoine. N’empêche, pour lui, les choses vont se faire et notamment une « réhabilitation thermique » des logements, mais aussi une requalification d’ensemble (parkings, etc.). Les premiers travaux pourraient commencer en 2021, après explication du projet aux habitants. Pour autant, « le site n’est pas en déshérence » explique aussi Logis métropole qui renvoie les habitants vers le gestionnaire de site pour les problèmes du quotidien. Justement, c’est ceux-ci que les locataires pointent actuellement du doigt : fissures dans les murs et sur les balcons, avec « l’air qui passe partout », boiseries très dégradées, problèmes d’humidité, trous dans les parkings. Autant de griefs repris dans la pétition. « Certains locataires font même des travaux à leurs frais » déplore Cédric, un des habitants. Alors que Karine, locataire depuis dix ans, déplore elle de « gros problèmes d’humidité notamment dans la salle des bains », avec des murs et plafond noircis.

« Des logements pas conformes à ce que des locataires sont en droit d’attendre » déplore Pascal Gorge, président de l’ADQVW. S’il se félicite du « taux de 30 % de logements sociaux imposé aux nouveaux programmes de construction », dans la commune, il dénonce les « atermoiements liés à cette réhabilitation », avec des habitants qui doivent « régler leurs problèmes au cas par cas ». Mais au moins, maintenant, une échéance est fixée.