Photo France Bleu 24 oct. 2020

Plan pauvreté : Habitants Sacrifiés ?

Plan pauvreté, un saupoudrage qui
va sacrifier des milliers d’habitantes et d’habitants !

Lors de son déplacement dans l’Essonne, le Premier Ministre Jean Castex a dévoilé samedi 24 octobre les annonces du Plan Pauvreté de son gouvernement.
Au regard de la situation que nous traversons, nous constatons une fois de plus que celles-ci sont loin d’être à la hauteur des enjeux.
Tous les indicateurs le disent, la situation sociale et économique du pays risque d’entrainer une précarisation et une pauvreté jamais vue depuis la guerre. Selon les chiffres du gouvernement, le nombre de bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) va augmenter de 9% en 2020 !
Si un certain nombre de mesures vont dans le bon sens, elles sont pour la grande majorité d’entres elles ponctuelles alors même que la crise impose de repenser notre modèle social de manière structurelle.

Afin de prendre en compte cette crise, et les conséquences dramatiques sur
les habitantes et les habitants, la Confédération Nationale du Logement
appelle le gouvernement à augmenter immédiatement les APL et à majorer
les allocations familiales.

Nous demandons aussi la revalorisation du RSA, la hausse du SMIC et des 
salaires !

La Confédération du Logement, comme elle l’a exprimé dès le début du confinement, exige la mise en place d’un fonds d’indemnisation des habitantes et des habitants afin d’amortir les conséquences de cette crise et éviter que des milliers de ménages ne basculent dans la pauvreté. Frappée de plein fouet la jeunesse est encore une fois la grande oubliée de ce plan pauvreté. Alors que milliards d’euros continuent d’être déversés sans contreparties aux grandes entreprises, que le versement des dividendes explose, il est insupportable de voir toute une génération laissée sur le bord du chemin !

De leurs côtés les associations de solidarité alertent sur l’explosion des demandes d’aides alimentaires et l’INSEE prévoit qu’un million de personnes vont basculer sous le seuil de pauvreté !
La crise du logement connaît un accroissement fulgurant et est un vecteur d’inégalités dans notre pays. Nous avons besoin d’un grand plan d’investissement public, soutenu par le retour de l’aide à la pierre, pour construire les milliers de logements sociaux dont notre pays a besoin.

Nous attendons toujours, comme promis par Madame Wargon au mois de juillet, la mise en place d’un groupe de travail national avec les associations de défense des habitantes et habitantes afin d’anticiper les problèmes financiers des locataires et accédants à la propriété pour éviter des expulsions massives le 1er avril 2021.

La Confédération Nationale du Logement appelle solennellement le gouvernement à prendre la mesure de la crise exceptionnelle que nous traversons.

Comme nous l’avons fait depuis le début de la crise sanitaire, nous serons aux côtés des habitantes et des habitants pour les accompagner et porter leurs revendications.

Pour nous l’urgence n’est pas aux déclarations de bonnes intentions mais à l’éradication totale de la pauvreté par des mesures concrètes.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
Confédération Nationale du Logement

Source illustrations :  France Bleu

  • Juil, mer, 2020

Remaniement : la réalité désastreuse du logement !

Pas de ministère et un vernis vert pour cacher la désastreuse réalité du logement !

La composition du nouveau gouvernement a été annoncée et quel choc de constater que le logement, pourtant préoccupation majeure des Français, ne dispose pas d’un ministère dédié ! Alors que le mal-logement se développe, que le nombre de demandeurs de logements sociaux explose et que les marchands de sommeil prospèrent, ce gouvernement n’est déjà pas à la hauteur des enjeux.

Les habitants méritent un véritable ministère, à la hauteur des difficultés qu’ils rencontrent !

Revalorisez les APL !

La crise sanitaire actuelle frappe de plein fouet le porte-monnaie des ménages et le pouvoir d’achat des locataires, accentuant fortement le risque de précarisation pour beaucoup d’entre eux. Ces derniers doivent en effet faire face à une diminution de revenus et à l’augmentation de leurs dépenses (eau, électricité, alimentation, masques et gel hydroalcolique, etc.).

Pour se loger correctement, il est indispensable de revaloriser les aides personnelles au logement !

Pour faire entendre la voix des habitants et pousser le gouvernement à agir, inteprellez vous aussi le Président de la République, E. Macron, à travers une de nos cartes réclamant la revalorisation des APL. Il vous suffit de télécharger notre carte, de la remplir et de l’envoyer directement à l’adresse indiquée dessus.

Agissons pour que la crise sanitaire actuelle ne se tranforme pas en crise sociale !

Il n’est pas nécessaire d’affranchir la carte avant de la poster.

Les associations nationales de locataires s’engagent

La crise sanitaire que nous traversons accentue, chaque jour un peu plus la crise économique et sociale.
Le Mouvement Hlm et les associations de locataires saluent les efforts qui sont déployés sans relâche sur le terrain pour renforcer, grâce au personnel de terrain, l’accompagnement social et le lien avec les personnes isolées, pour développer des initiatives de solidarité locale portées par des bénévoles associatifs et des habitants engagés au service de la cohésion sociale. Dans de nombreux organismes, la qualité et la permanence de la concertation locative ont été déterminantes. Le Mouvement Hlm et les associations de locataires travaillent à les valoriser et les formaliser.
L’annonce du versement d’aides exceptionnelles sans délai aux familles les plus modestes avec des enfants, afin de leur permettre de faire face à leurs besoins essentiels et aux étudiants, est une étape qu’il faut saluer.
Il faut aller plus loin ! Le Mouvement Hlm et les associations de locataires portent ensemble plusieurs propositions pour amplifier ce soutien, accompagner dans le temps les ménages fragiles et ceux qui se retrouvent fragilisés :

  •  Pour répondre correctement aux difficultés qui vont se présenter dans les semaines et les mois qui viennent, les Fonds de solidarité logement, actuellement très largement financés par les collectivités locales, doivent être renforcés de moyens de l’Etat, notamment dans les départements déjà fortement sollicités pour amplifier leurs politiques sociales ;
  •  Renforcer le soutien aux ménages fragiles et aux étudiants par une aide complémentaire de 200 € correspondant au remboursement rétroactif des 5 € d’APL qui leurs ont été retirés depuis 2017 et l’abrogation de cette mesure ;
  •  Prendre dès à présent l’engagement dans le PLFR et le PLF 2021 de revaloriser les aides au logement au-delà de l’inflation, pour compenser les nombreuses années de sous indexation ;
  •  Prolonger le moratoire sur les expulsions pour les locataires de bonne foi jusqu’au 31 octobre 2020 ;
  •  Revenir dans la loi de finances pour 2021 sur les coupes budgétaires imposées au logement social pour permettre le développement dans le plan de relance de plus de logements sociaux et très sociaux.

« Pour l’Afoc, le contexte actuel exige que le logement en général, et le logement social en particulier, soient au cœur de l’investissement national et des politiques publiques. »
Contact AFOC : afoc@afoc.net
« La CGL prend acte des premières mesures prises par le Gouvernement mais lui demande d’aller plus loin en créant un fonds abondé par les finances publiques pour maintenir le pouvoir d’achat des ménages locataires, propriétaires, accédants, demandeurs de logement… pour qui la crise actuelle crée d’importantes difficultés ».
Contact CGL : Michel Fréchet : 06 60 78 42 17 – info@lacgl.fr
Pour Jean-Yves Mano, Président de la CLCV « La crise frappe durement les familles. C’est une crise du pouvoir d’achat et de la fin du mois qu’il convient d’endiguer de manière urgente. L’Etat doit être au rendez de la solidarité avec les familles modestes ».
Contact CLCV : Jean-Yves Mano, 06 81 99 31 50
« Pour la CNL au-delà de ces propositions, la mise en place d’un fonds d’indemnisation des habitants participe également d’un mécanisme global de sécurisation des locataires et des accédants à la propriété ».
Contact CNL : Clémentine Bouarab, Chargée de communication : 06 71 04 23 39 – clementine.bouarab@lacnl.com
« La crise sanitaire qui nous frappe impose une prise de conscience des pouvoirs publics dont les politiques d’austérité ont mis à mal les différents amortisseurs sociaux de notre système de protection. Pour La CSF, il ne peut y avoir de cohésion sociale sans solidarité nationale, l’Etat doit rattraper en urgence son désengagement financier cumulé depuis de trop nombreuses années ».
Contact CSF : Romain Biessy, secrétaire confédéral, 06 62 28 56 24
Pour Jean-Louis Dumont « Les organismes sont des professionnels de l’accompagnement social et ils répondent présents pour accompagner les locataires fragilisés. Ce travail doit trouver un cadre pour être maintenu au-delà de la période du confinement. On mesure l’importance de la relation entre le Mouvement Hlm et les associations représentatives des locataires. C’est sur le terrain, dans la dynamique entre les locataires engagés et les salariés des organismes que se construisent de belles initiatives. Nous devons collectivement nous mobiliser pour encourager la concertation locative à l’échelle de chaque organisme ».
Contacts USH :
Joachim Soëtard, Sarah Cassone, Alice Grapinet, Direction de la Communication, 07 64 57 85 66,
@UnionHlm

L’Union sociale pour l’habitat représente, en France métropolitaine et dans les territoires d’Outre-mer, quelque 660 opérateurs Hlm à travers ses cinq fédérations (la Fédération nationale des Offices Publics de l’Habitat, les Entreprises sociales pour l’habitat, la Fédération nationale des Sociétés coopératives d’Hlm (Coop’Hlm), PROCIVIS UES-AP et la Fédération nationale des Associations régionales d’organismes d’habitat social). Elle remplit trois missions : un rôle de représentation nationale auprès des pouvoirs publics, des médias, des milieux professionnels et de l’opinion publique ; une mission de réflexion, d’analyse et d’étude sur tous les dossiers relatifs à l’habitat et l’élaboration de propositions pour une politique sociale de l’habitat ; une fonction d’information, de conseil et d’assistance auprès des organismes Hlm afin de faciliter, rationaliser et développer leurs activités et leurs compétences professionnelles. En 2018, les organismes Hlm ont mis en chantier 80 000 logements neufs et logements-foyers, en ont acquis et amélioré 5 000 et acquis sans travaux 5 500. Ils détiennent et gèrent 4,6 millions de logements locatifs et 0,3 million de logements-foyers et logent environ 10 millions de personnes. Les opérateurs de logement social sont également d’importants acteurs de l’accession sociale à la propriété : 14 500 logements ont été vendus à des accédants, en secteur groupé ou en diffus. Animés par 12 000 administrateurs bénévoles, ils emploient 82 000 salariés. Pour en savoir plus : www.union-habitat.org