SIDA et logement ne font pas bon ménage !

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Confédération Nationale du Logement

Alors que le monde a passé l’année 2020 les yeux rivés sur la pandémie de Covid-19, le lien entre santé et inégalités n’a jamais été aussi évident. Tout comme celui existant entre la santé et les discriminations, notamment dans l’accès au logement. Les exemples de situations discriminantes ne cessent de s’accumuler depuis des années et connaissent une dangereuse accélération depuis le début de la crise sanitaire.

  

Annulation des commissions d’attribution, impossibilité de visiter les logements, complications pour renouveler les demandes : les obstacles semblent s’accumuler pour s’ériger en un mur infranchissable pour les populations les plus fragiles ; et les personnes séropositives sont malheureusement en tête de classement des plus touchées par ces difficultés.

 

De plus si travail et logement vont de pair, les discriminations que subissent les séropositifs dans le premier rejaillissent inévitablement sur le second. Et les chiffres sont éloquents : seul 49,7 % d’entre eux ont un emploi, ce qui signifie que la majeure partie ne peut compter que sur les allocations pour survivre, condamnée à être hébergée ou à vivre dans des logements à bas prix – rappelons d’ailleurs que près de 27 % des personnes séropositives vivent dans un logement précaire. Elles comptent également parmi les populations régulièrement victimes de discrimination dans l’accès et le maintien dans le logement, les militants CNL ne comptant malheureusement plus les témoignages d’habitants en ce sens.

 

Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, mais aussi face à la crise sanitaire actuelle, la CNL et l’association Act Up ont adressé un courrier à la ministre du Logement lui demandant d’agir afin que plus aucune personne séropositive ou malade ne soit à la rue. Il est urgent que le gouvernement se saisisse de cette problématique afin de mener une véritable politique d’accès au logement pour les personnes séropositives.

La Confédération Nationale du Logement                            
1e association de défense des locataires en France,
Association agréée de consommation et d’éducation populaire.

Violences faites aux femmes : Urgence !

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Confédération Nationale du Logement

Désignée comme « grande cause du quinquennat » d’Emmanuel Macron, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles constitue malheureusement un simple effet de communication.  

Pourtant les chiffres sont là, et ils rappellent l’urgence de la situation. En 2020, tous les deux jours, en France, une femme est tuée par son conjoint ou ex-conjoint. Si on prend l’année 2019, ce sont 152 femmes qui sont mortes sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint et 93 000 femmes qui ont été victimes de viol ou de tentative de viol. 

Dans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale jamais vu depuis la guerre, la question du logement (taille, insalubrité, suroccupation…), notamment au travers du double confinement, a été un facteur aggravant les violences intrafamiliales. Depuis le début de la Pandémie, nous constatons, par exemple, que les services de police ont enregistré 32 % d’interventions supplémentaires concernant ce type de violence. 

Les femmes sont également victimes de très nombreuses inégalités sociales car elles exercent souvent des métiers sous-rémunérés, peu valorisés. Alors que ceux-ci se sont révélés essentiels pendant la crise (aide-soignante, caissière, conductrice de bus…), il est temps que l’égalité salariale soit appliquée dans ce pays !

Nous le savons, malgré la libération positive de la parole des femmes constatée suite au mouvement #MeToo, une omerta règne toujours sur ces violences. La CNL, avec ses militantes et ses militants, est sur le terrain et dans les cages d’escaliers pour aider les victimes. Nous sommes très attentifs à ce sujet, et nos permanences sont ouvertes pour écouter et orienter les femmes victimes de violence, quelles qu’elles soient.  

Lutter efficacement contre les violences sexistes et sexuelles impose la mise en place de moyens humains et financiers importants.  Aujourd’hui nous constatons que ceux alloués à ce combat majeur de notre société sont largement insuffisants. Nous demandons à l’état la mise en place de structures d’accueils pérennes pour assurer une protection des femmes, et de leur enfants, victimes de violence. 

Il faut également engager un grand plan de formation au niveau de toutes les institutions de l’état, pour éviter, notamment, des situations où des fonctionnaires de police réduisent les faits voire refusent de prendre les plaintes.

L’urgence est à la protection de femmes victimes de toutes formes de violence !

La Confédération Nationale du Logement a cette semaine interpellé l’Union Social pour l’Habitat pour que les bailleurs s’engagent à mettre à disposition les logements vides afin de reloger en urgence les victimes et assurer leur protection. Un contingent du parc public doit être exclusivement dédié à cette action. 

La CNL appelle à la mobilisation à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui a lieu ce mercredi 25 novembre.

La Confédération Nationale du Logement                            
1e association de défense des locataires en France,
Association agréée de consommation et d’éducation populaire.
communique-presse

Gratuité des loyers en période du confinement !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Confédération Nationale du Logement

Gratuité des loyers pour la période du confinement !
Faisons payer les ultras-riches, rétablissons l’ISF !

Depuis maintenant plusieurs mois notre pays est frappé par une crise sanitaire inédite. La pandémie dite « COVID19 » a, et aura, des conséquences économiques et sociales très importantes pour des milliers de ménages.

Lors de la première période de confinement, de très nombreux foyers ont vu leurs dépenses augmenter (nourriture, électricité, gaz, masques, gel…) alors que leurs revenus étaient en baisse (chômage partiel, baisse d’activité) voir ont totalement disparu (licenciement, travail au noir).

Cette situation a mis en difficulté de très nombreux ménages, rendant difficile le paiement des loyers et des charges. Dans certains quartiers nous avons même vu des centaines de familles faire la queue pour obtenir des denrées alimentaires car elles étaient dans l’impossibilité de se nourrir. Nous ne pouvons accepter qu’en France, 6ème puissance économique mondiale, des personnes aient à choisir entre se nourrir et se loger.

Tous les indicateurs le disent, la situation sociale et économique du pays risque d’entrainer une précarisation et une pauvreté jamais vue depuis la guerre. Les chiffres de l’INSEE annoncent entre 1 et 2 millions de pauvres supplémentaires quand les associations de solidarité alertent sur l’explosion des demandes d’aides alimentaires. Sur la période du premier confinement 1 270 000 personnes ont sollicité l’aide du Secours Populaire dans ses permanences d’accueil, dont 45 % étaient jusque-là inconnus de l’association, contre 3,3 millions sur toute l’année 2019.

Pour faire face à cette situation, et éviter que des milliers de ménages ne basculent dans une situation de pauvreté extrême, et irréversible, la Confédération Nationale du Logement demande
la gratuité des loyers pour toute la période de confinement !

L’État doit assumer ses responsabilités, et financer cette mesure de solidarité nationale pour ne pas fragiliser les bailleurs sociaux, déjà lourdement attaqués par les politiques d’Emmanuel Macron.

La CNL demande le rétablissement immédiatement de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) qui coûte chaque année plus de 4 milliards d’euros aux caisses de l’État pour financer cette gratuité !

Stop aux cadeaux aux ultras-riches, oui à la solidarité nationale !

La Confédération Nationale du Logement                            
1e association de défense des locataires en France,
Association agréée de consommation et d’éducation populaire,
Forte de 100 ans d’expérience, Plus de 600 représentants CNL des locataires dans les CA des organismes HLM, 4 600 associations locales réparties dans 89 fédérations départementales, Adhérente à l’IUT (International Union of Tenants).
Photo France Bleu 24 oct. 2020

Plan pauvreté : Habitants Sacrifiés ?

Plan pauvreté, un saupoudrage qui
va sacrifier des milliers d’habitantes et d’habitants !

Lors de son déplacement dans l’Essonne, le Premier Ministre Jean Castex a dévoilé samedi 24 octobre les annonces du Plan Pauvreté de son gouvernement.
Au regard de la situation que nous traversons, nous constatons une fois de plus que celles-ci sont loin d’être à la hauteur des enjeux.
Tous les indicateurs le disent, la situation sociale et économique du pays risque d’entrainer une précarisation et une pauvreté jamais vue depuis la guerre. Selon les chiffres du gouvernement, le nombre de bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) va augmenter de 9% en 2020 !
Si un certain nombre de mesures vont dans le bon sens, elles sont pour la grande majorité d’entres elles ponctuelles alors même que la crise impose de repenser notre modèle social de manière structurelle.

Afin de prendre en compte cette crise, et les conséquences dramatiques sur
les habitantes et les habitants, la Confédération Nationale du Logement
appelle le gouvernement à augmenter immédiatement les APL et à majorer
les allocations familiales.

Nous demandons aussi la revalorisation du RSA, la hausse du SMIC et des 
salaires !

La Confédération du Logement, comme elle l’a exprimé dès le début du confinement, exige la mise en place d’un fonds d’indemnisation des habitantes et des habitants afin d’amortir les conséquences de cette crise et éviter que des milliers de ménages ne basculent dans la pauvreté. Frappée de plein fouet la jeunesse est encore une fois la grande oubliée de ce plan pauvreté. Alors que milliards d’euros continuent d’être déversés sans contreparties aux grandes entreprises, que le versement des dividendes explose, il est insupportable de voir toute une génération laissée sur le bord du chemin !

De leurs côtés les associations de solidarité alertent sur l’explosion des demandes d’aides alimentaires et l’INSEE prévoit qu’un million de personnes vont basculer sous le seuil de pauvreté !
La crise du logement connaît un accroissement fulgurant et est un vecteur d’inégalités dans notre pays. Nous avons besoin d’un grand plan d’investissement public, soutenu par le retour de l’aide à la pierre, pour construire les milliers de logements sociaux dont notre pays a besoin.

Nous attendons toujours, comme promis par Madame Wargon au mois de juillet, la mise en place d’un groupe de travail national avec les associations de défense des habitantes et habitantes afin d’anticiper les problèmes financiers des locataires et accédants à la propriété pour éviter des expulsions massives le 1er avril 2021.

La Confédération Nationale du Logement appelle solennellement le gouvernement à prendre la mesure de la crise exceptionnelle que nous traversons.

Comme nous l’avons fait depuis le début de la crise sanitaire, nous serons aux côtés des habitantes et des habitants pour les accompagner et porter leurs revendications.

Pour nous l’urgence n’est pas aux déclarations de bonnes intentions mais à l’éradication totale de la pauvreté par des mesures concrètes.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
Confédération Nationale du Logement

Source illustrations :  France Bleu