Kasbarian veut faire payer la crise aux locataires des HLM

COMMUNIQUE DE PRESSE

Montreuil le 23 octobre 2025

L’amendement n° I-CF1801, déposé par le député Guillaume Kasbarian dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, marque une nouvelle attaque frontale contre le logement social. Sous couvert de « rééquilibrage fiscal », le texte propose de supprimer l’exonération totale de taxe foncière sur les propriétés bâties dont bénéficient les logements sociaux pour la remplacer par une simple réduction de 50 %. 

 

Concrètement, cela revient à alourdir la fiscalité du logement social de plusieurs centaines de millions d’euros, alors même que les bailleurs publics affrontent une crise sans précédent : explosion des coûts de construction, baisse des aides de l’État, hausse des charges énergétiques et effondrement du pouvoir d’achat des locataires. 

 

Cette mesure, présentée comme un « soutien aux collectivités », est en réalité un coup de massue sur la production et la rénovation du logement social. En privant les organismes HLM d’une part essentielle de leurs ressources, le gouvernement prend le risque d’aggraver encore la pénurie de logements accessibles et de fragiliser durablement le modèle social français. 

 

Pire encore, l’amendement ouvre la porte à une hausse des loyers lors des relocations, autorisant les bailleurs à dépasser les plafonds initialement fixés. C’est une double peine pour les locataires : moins de logements disponibles, et des loyers plus chers. Jusqu’où l’ancien ministre compte-t-il aller dans la démagogie et dans la surenchère anti-pauvres? 

 

La CNL dénonce une logique nauséabonde qui consiste à faire payer la crise du logement à celles et ceux qui la subissent déjà. Alors que 4 millions de personnes sont mal logées, que 2,8 millions de ménages attendent un logement social, le gouvernement et sa majorité choisissent d’affaiblir les outils publics de solidarité au lieu de les renforcer. 

 

La Confédération Nationale du Logement appelle les parlementaires à rejeter cet amendement inique et à engager un véritable plan de relance du logement social :

  • Maintien intégral des exonérations fiscales pour le logement social ;
  • Plan massif de construction de 250 000 logements sociaux par an pendant cinq ans
  • Suppression de la RLS et rétablissement des aides à la pierre
  • Respect et renforcement de la loi SRU.
  • Gel et encadrement des loyers 

 

Construction d’une sécurité sociale du logement avec la création d’une caisse nationale de protection locative pour lutter contre les impayés. 

 

La CNL le réaffirme : le logement n’est pas une marchandise, c’est un droit. En s’attaquant une fois de plus au financement du logement social, Kasbarian se fait premier de cordée des fossoyeurs d’une République sociale et solidaire. 

 

Arrêtons le ! 

Impayés de loyers et de charges

COMMUNIQUE DE PRESSE

06/05/2025

Augmentation des impayés de loyers et de charges : la CNL alerte et propose des solutions !


La Confédération Nationale du Logement a participé, hier, à la réunion organisée par la ministre du Logement Valérie Létard, consacrée à l’Observatoire national des impayés de loyers et de charges. Les chiffres présentés confirment ce que les fédérations
départementales constatent chaque jour sur le terrain : les impayés explosent et plongent des milliers de ménages dans l’angoisse du surendettement et du risque d’expulsion. En effet, le Ministère chargé du Logement annonçait hier qu’en 2024 24 556 expulsions locatives forcées ont eu lieu, soit 29% de plus qu’en 2023.

Quand il n’y a pas de procédure d’expulsion en cours, les dettes locatives s’accumulent et pour certaines ne pourront jamais être remboursées, du fait du degrés de précarité des personnes qui les contractent. 

Cette aggravation des impayés n’est pas une surprise. Elle est le fruit de loyers trop élevés, de charges non maîtrisées, d’absence d’anticipation de certains bailleurs et de revenus insuffisants dans un contexte d’inflation persistante. Les mesures d’urgence restent insuffisantes et trop ponctuelles. Face à cette crise sociale du logement, la CNL réaffirme sa proposition phare : la création d’une véritable Sécurité sociale du logement.
À l’image de la Sécurité sociale pour la santé, il est temps de garantir à toutes et tous un droit effectif au logement, avec une prise en charge collective des risques d’impayés et un fonds national de solidarité alimenté par la solidarité fiscale, entre autres.

La CNL appelle le gouvernement à ne pas se contenter d’observer l’explosion des impayés, mais à agir avec courage politique. Il est temps de sortir des logiques d’urgence et de passer à une réforme structurelle, juste et ambitieuse. Pour garantir à chacun un logement digne, sécurisé et accessible, une seule voie s’impose : la Sécurité sociale du logement.


De plus, les revendications de la CNL sont plus que jamais d’actualité :

  • La relance d’un plan massif de construction de logements sociaux et d’importants investissements pour la rénovation énergétique du parc existant.
  • L’arrêt pur et simple des expulsions.
  • Le gel général des loyers et la mise en place d’un moratoire sur les charges locatives.
  • La concertation réelle des habitant.es lors des démolitions HLM.
  • La réquisition des logements vacants, pour couvrir les besoins d’une politique urgente d’éradication du sans-abrisme.
  • L’arrêt des coupes budgétaires sur les APL.
  • Une vraie politique de mixité sociale dans les quartiers.


Le logement est un droit, pas un privilège !


Montreuil, le 6 mai 2025

Rien pour le social, tout pour le privé !

COMMUNIQUE DE PRESSE

14/01/2025

Déclaration de politique générale.
Rien pour le social, tout pour le privé !

Cette après-midi à l’Assemblée nationale, dans la lignée du précédent Premier Ministre, Michel Barnier, François Bayrou persiste à ignorer les attentes sociales et continue dans la financiarisation du pays.


« La lutte contre l’endettement » doit rester la priorité de la politique gouvernementale, a expliqué le chef du gouvernement. 

 

Avec un objectif de déficit de 5,4 %, il entend procéder à une nouvelle réduction de la dépense publique.
Pour quelle politique du logement repensée et de grande ampleur ?

En matière de logement : rien sur le logement social, rien sur le gel et l’encadrement des loyers, rien sur le permis de louer, rien sur la rénovation énergétique…

Le Premier ministre parle d’aller plus loin encore « en réduisant les délais, en allégeant les demandes d’autorisation, en favorisant la densification et en facilitant les changements d’usage » ainsi qu’« en relançant l’investissement locatif et l’accession à la propriété. » La prime va donc à la rente foncière et l’investissement locatif privé.

La CNL appelle à la mobilisation : ne pas céder au mépris !
La CNL aurait souhaité que le nouveau Premier Ministre entende la colère et la détresse populaire et s’attaque à la crise de régime dans laquelle nous sommes entrés. Le cap est mis sur la poursuite de l’austérité et des politiques anti-pauvres.
Au lieu de cela, ensemble exigeons et gagnons que le logement social redevienne une politique régalienne de l’État au même titre que l’emploi, la santé ou l’école.
La Confédération Nationale du Logement (CNL) exhorte les habitant·e·s à ne pas baisser les bras. Il est temps de se rassembler et de faire entendre nos voix plus fort encore pour exiger des politiques publiques à la hauteur des enjeux sociaux et économiques.


Montreuil le 14 janvier

François Bayrou nommé Premier ministre

COMMUNIQUE DE PRESSE  13/12/2024

François Bayrou nommé Premier ministre :
L’instabilité politique toujours en marche avec Emmanuel Macron

 

La nomination de François Bayrou au poste de Premier ministre illustre une fois de plus l’incapacité d’Emmanuel Macron à tirer les leçons des derniers résultats électoraux, dans un contexte de crise politique profonde qu’il a lui-même provoqué notamment en dissolvant l’Assemblée nationale en juin. 
Après des journées de revirements et de pressions au sommet, cette décision reflète l’impasse dans laquelle le président de la République maintient le pays. 

Premier ministre décembre 2024
Libre de droit avec le filagramme @CNL59

La CNL salue néanmoins le nouveau Premier Ministre et tient à lui faire savoir que des cages d’escalier jusqu’aux couloirs de Matignon, elle n’aura de cesse de faire entendre la voix des habitant·e·s et de faire respecter leurs droits.

Face à cette instabilité, les Français·es restent les premières victimes, en particulier sur des enjeux cruciaux comme le logement alors que 2,7 millions de personnes sont en attente d’un logement social et que 4,2 millions sont mal logées. Alors que la crise du logement s’aggrave et que les loyers continuent d’augmenter, ce remaniement politique ne fait qu’éloigner les priorités du quotidien.

 

La Confédération Nationale du Logement (CNL) rappelle ses revendications urgentes :

  • Le gel des loyers afin de lutter contre la flambée des prix qui frappe les familles
  • La construction de 250 000 logements sociaux par an et l’abrogation de la RLS afin de répondre à terme à la demande et résorber la crise actuelle, alors que 3,2 millions de logements sont vacants
  • Une sécurité sociale du logement qui garantirait à chacun un droit effectif à un toit, à l’abri des aléas économiques et des décisions budgétaires arbitraires

À l’heure où le renforcement du droit au logement devrait être au cœur des priorités nationales, l’absence de vision claire dans ce domaine ne fait qu’alimenter les fractures sociales et territoriales.
Nous appelons les habitant·e·s à rester mobilisé·e·s pour exiger des réponses concrètes et immédiates. 

 

La CNL continuera de défendre le droit au logement comme un pilier fondamental de la justice sociale.

 

 

 

Contact presse :
Marie-Pierre Vieu
Courriel : mariepierre.vieu@lacnl.com
Téléphone : 01 48 57 04 64
Montreuil, le 13 décembre 202