Navigo : aller travailler ne doit pas coûter toujours plus cher !

Le passe Navigo pourrait encore augmenter en janvier 2027 !

Le passe Navigo pourrait encore augmenter en janvier 2027 : 93,40 euros par mois, contre 90,80 euros aujourd’hui. L’abonnement annuel franchirait la barre des 1 000 euros.

La Confédération nationale du logement dénonce cette nouvelle ponction sur le budget des Franciliens et demande l’abandon de cette hausse. Ces euros supplémentaires s’ajoutent au loyer, aux charges et aux courses. Pour les familles qui comptent chaque dépense, aucune augmentation n’est anodine.

Aller travailler, étudier ou se soigner exige de pouvoir se déplacer : les usagers ne peuvent pas simplement renoncer à leur abonnement pour boucler leur budget. Cette politique frappe particulièrement les habitants que le coût du logement éloigne des centres-villes et de leur emploi. Aux longs trajets s’ajoute ainsi une facture toujours plus lourde. Se loger là où les loyers sont moins chers ne devrait pas se payer par des dépenses de transport croissantes, surtout dans une période où les prix des carburants explosent.

Le droit au logement et le droit à la mobilité sont, ici, indissociables. Un autre choix politique s’avère pourtant possible. Depuis décembre 2023, les habitants de la métropole de Montpellier bénéficient, par exemple, de la gratuité des bus et des tramways, sous réserve de détenir un pass gratuité.

La CNL défend cette ambition partout en France. Supprimer le coût de l’abonnement redonne du pouvoir d’achat et lève un obstacle à l’usage des transports collectifs. Avec des lignes suffisamment nombreuses, fiables et bien desservies, la gratuité peut encourager à laisser la voiture au garage. C’est une façon concrète de faire avancer ensemble justice sociale et justice écologique.

La modernisation des réseaux existants s’avère, bien évidemment, indispensable. Elle doit, en revanche, s’accompagner par un financement public durable, assuré par un engagement accru de l’État et une contribution renforcée des grandes entreprises qui en bénéficient. On ne peut pas appeler les etudiants et salariés à changer leurs habitudes pour le climat, tout en leur faisant payer plus cher. Il y a urgence à rendre les transports en commun réellement accessibles, en avançant vers leur gratuité. Pour le climat et le pouvoir d’achat.

Montreuil le 7 octobre.

Franchises médicales réaction de la CNL

Toujours les mêmes qui paient : la CNL dénonce le doublement des franchises médicales

Après le logement, l’énergie et l’alimentation, c’est désormais la santé qui est sur la sellette. En décidant de doubler le plafond annuel des franchises médicales, le Gouvernement choisit une nouvelle fois de faire payer les malades plutôt que de s’attaquer aux véritables causes du déficit de la Sécurité sociale. 

Pour la Confédération nationale du logement (CNL), cette décision est aussi injuste qu’inacceptable. Elle frappera d’abord celles et ceux qui n’ont pas le choix : les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées, les ménages modestes qui consultent régulièrement et qui consacrent déjà une part toujours plus importante de leurs revenus à se loger. 

Depuis des années, les mêmes sont systématiquement mis à contribution. Explosion des loyers, hausse des charges, envolée des prix de l’énergie, recul des aides au logement, déremboursements de soins, austérité budgétaire, à chaque nouvelle crise, le Gouvernement s’en prend aux ménages populaires plutôt que de mettre davantage à contribution les plus riches ou de s’attaquer aux véritables sources de déséquilibre des finances publiques. Cette politique est socialement irresponsable. Elle organise le renoncement aux soins, aggrave les inégalités et fragilise encore davantage celles et ceux qui vivent déjà au bord de la rupture. 

À l’heure où s’ouvrent les discussions sur le budget 2027, la CNL exige un changement radical de cap. Il est temps de garantir effectivement les droits fondamentaux que sont l’accès au logement et à la santé, au lieu d’organiser leur recul au nom de l’austérité. 

La CNL appelle les locataires, les assurés sociaux et l’ensemble des citoyens à se mobiliser pour faire échec à cette nouvelle régression sociale et imposer d’autres choix budgétaires, fondés sur la justice sociale et la solidarité.


Montreuil le 24 juillet

Fraude aux cartes grises

L’UROC vous informe

Fraude aux cartes grises : une externalisation « non maîtrisée » selon la Cour des comptes

Depuis 2017, l’enregistrement des opérations dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV) est géré par des opérateurs privés, habilités par l’État. Toutefois, dans une publication du 12 mars 2026, la Cour des comptes dénonce les dérives d’une externalisation « non maîtrisée ».


Le Plan Préfecture nouvelle génération (PPNG) de 2017 qui a conduit à la fermeture des guichets de carte grise et à la dématérialisation intégrale des démarches d’immatriculation avait pour objectif de simplifier les démarches (plus de 60% des téléprocédures sont entièrement automatisées désormais). Selon la Cour des comptes, cette nouvelle organisation a toutefois favorisé le développement de fraudes. C’est pourquoi dans ses observations publiées le 12 mars 2026, la Cour appelle à une « reprise en main urgente par l’État ».


Privatisation et dématérialisation à l’origine des fraudes


La dématérialisation et la privatisation ont créé des failles importantes estime la Cour. Le modèle est jugé trop vulnérable et permet à différents types de criminalité d’accéder facilement au système d’immatriculation des véhicules (SIV). L’État n’a pas mis en place de contrôles suffisants, privilégiant la rapidité de délivrance des certificats, (délai moyen de 48 heures pour l’octroi d’un certificat d’immatriculation). De plus, les vérifications se font souvent après coup, et seulement 9% des fraudes détectées sont signalées aux procureurs, un taux divisé par trois depuis 2020.


Plus de trente types de fraudes ont été identifiés, touchant la fiscalité, la sécurité routière et l’ordre public. La Cour met en avant deux exemples :

  • les « garages fictifs » : près d’un million de véhicules immatriculés par 300 sociétés fictives, échappant totalement au contrôle de l’État, entraînant un manque à gagner de plus de 550 millions d’euros (M€) pour l’État ;
  • les cartes mobilité inclusion (CMI) détournées pour bénéficier d’avantages sans y avoir droit, avec un manque à gagner estimé à 90 M€ sur cinq ans.

Des réformes « indispensables »


Malgré une vigilance accrue ces dernières années de la part des préfectures, le cadre juridique des habilitations d’accès au SIV reste trop « laxiste » et les moyens humains sont insuffisants. Face à ce constat, la Cour considère nécessaire que l’État reprenne la maîtrise de cette prérogative régalienne. ce qui implique de :

  • réduire le nombre d’opérateurs privés et limiter l’accès à des « tiers de confiance » ;
  • rétablir un contrôle préalable des demandes d’immatriculation ;
  • renforcer les conditions d’octroi des certificats numériques d’accès au SIV, avec un contrôle effectif par les prestataires de service de certification électronique ;
  • moderniser le SIV dont la refonte est retardée à mi-2028, afin d’intégrer des outils d’identification et de détection des fraudes en amont.

Vu la gravité des constats de la Cour des comptes, cette dernière estime comme essentiel que les recommandations qu’elle émet soient mises en oeuvre « rapidement ».

 

UROC

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Fracture numérique

L’UROC vous informe

Fracture numérique : baisse de l’illectronisme mais stabilité de la part de la population aux faibles compétences numériques

En 2025, une personne de 16 à 74 ans sur trois n’utilise pas internet ou a de faibles compétences numériques, contre 38% en 2021. 

Qu’en est-il plus précisément ?
Une étude publiée le 19 février 2026 par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) analyse les compétences numériques de la population de 16 à 74 ans en 2025 et leur évolution depuis 2021.

L’illectronisme touche davantage les seniors et les moins diplômés

En 2025, parmi les 16-74 ans :

  • 7% sont en situation d’illectronisme : 5% n’utilisent pas internet (contre 10% en 2021) et 2% sont des internautes qui n’ont aucune compétence ;
  • 27% ont peu de compétences numériques (28% en 2021). Ils n’ont pas les notions de base dans un à trois des cinq domaines considérés comme essentiels par l’indicateur européen des compétences numériques (recherche d’information, communication, usage des logiciels, protection et confidentialité de la vie privée, résolution de problèmes) ;
  • 35% ont des compétences générales avancées (contre 32% en 2021), et 31% des compétences de base (comme en 2021).

Le niveau de compétences numériques décroît avec l’âge et selon le niveau de diplôme.

Parmi les titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou d’un brevet d’études professionnelles (BEP), 15% sont en situation d’illectronisme et 47% ont des compétences faibles, contre respectivement 2% et 18% pour les titulaires d’un bac+3 ou plus.

La communication numérique est le domaine le mieux maîtrisé.

La plupart des internautes savent communiquer avec les outils numériques (envoi de mails, usage des réseaux sociaux), résoudre des problèmes quotidiens (accès
au compte bancaire en ligne…) et rechercher des informations en ligne. En revanche, beaucoup rencontrent des difficultés pour utiliser des logiciels ou en matière de protection de la vie privée (bloquer la géolocalisation…).

En 2025, 37% des 16-74 ans ont utilisé l’intelligence artificielle générative (IAG) au cours des trois derniers mois, dont 73% des 16-29 ans, 45% des 30-44 ans et 9% des 60-74 ans. Seules 18% des personnes ayant peu de compétences y recourent. 85% des étudiants l’utilisent.

 

UROC

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