Campagne de crowdfunding pour les SDF

Les repas solidaires : une campagne de crowdfunding à destination des SDF de la Métropole Lilloise à l’initiative du Samu social.
 
Durant cette période de crise sanitaire, nous vous avions déjà mis à votre disposition un article sur les difficultés rencontrées par les personnes sans-abris. 
Le Samu social, soutenu par des bénévoles, alerte également sur ces difficultés et ont mis en place depuis vendredi dernier une plateforme afin de récolter des dons pour pouvoir leur financer des repas.
 
1 repas par personne = 10 €
Une semaine de repas = 70€
 
Le Samu social continuera cette récolte jusqu’au 15 mai 2020 et espère d’ici là récolter la somme de 10 000€ ce qui permettra de tenir 2 mois.
 
Vous pouvez faire vos dons sur la plateforme suivante :  mymoneyhelp.
 
Les dons peuvent être défiscalisés aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.
Soyons solidaires ! 

COMMUNIQUE DE PRESSE


Confronté à une situation inédite et d’une extrême gravité, le réseau associatif de la Métropole Lilloise, fédéré autour de la CMAO / SAMU social de Lille, anticipe la crise de pénurie alimentaire qui menace les personnes sans domicile fixe et lance sa campagne de CROWDFUNDING.

La situation des personnes sans-abri pendant l’épidémie du COVID-19

Les SDF ne pourront bientôt plus subvenir à leur besoin primaire ; manger.
Ils ont habituellement deux moyens principaux de subsistance :
– La mendicité, en argent comme en dons
– L’aide des associations

Toutefois, les mesures de confinement pour faire face à l’épidémie du COVID-19 ont bouleversé leur quotidien. Suite à l’interdiction officielle de circuler, les magasins sont désormais fermés et les rues sont vides. Les passants qui donnaient de l’argent sont confinés chez eux.

Les personnes sans-abri de la Métropole Lilloise se sont donc massivement tournés vers les associations pour faire face à cette nouvelle urgence.
A ce jour, l’ensemble des personnes engagées sur le terrain continue d’oeuvrer pour faire en sorte qu’aucun citoyen, même en situation de grande précarité, ne soit abandonné à lui-même.
Le professionnalisme du Réseau Associatif lui a permis de faire face et de s’adapter à cette situation exceptionnelle : tous les jours, des maraudes sont effectuées pour distribuer des repas tout en respectant les normes de sécurité du COVID-19.
Malheureusement, les problématiques s’accumulent. Les collectes en magasins ne sont plus autorisées, la surcharge de responsabilité épuise les stocks de nourriture et la durée du confinement laisse présager que nous ne pourrons bientôt plus satisfaire toutes les demandes. 

Il est désormais vital d’agir et anticiper cette pénurie !
C’est pour cette raison que le SAMU Social de Lille et l’ensemble de ses partenaires associatifs font appel à votre générosité et votre solidarité pour financer des repas.
Le Samu Social de l’arrondissement de Lille et ses partenaires associatifs organisent une levée de fonds pour les personnes Sans Domicile Fixe de la Métropole Lilloise.

LES REPAS SOLIDAIRES : Une campagne de Crowdfunding à destination des SDF de la Métropole Lilloise

Ce Vendredi 3 Avril 2020, la CMAO (Coordination Mobile Accueil Orientation) aussi appelé le 115 – SAMU Social, soutenu par un collectif de partenaires engagés, lance donc LES REPAS SOLIDAIRES, une campagne de Crowdfunding.

L’argent récolté servira à acheter de la nourriture aux personnes sans-abri de la Métropole Lilloise. Les partenaires publics, quant à eux, se chargent déjà des dispositifs d’hébergement d’urgence ainsi que de l’accompagnement d’une autre pare des personnes précaires : celles qui disposent d’un abri mais demeurent tout de même confinées, isolées et incapables de s’occuper d’elles-mêmes.
Une levée de fonds officielle et sécurisée. 
Dans cette période de crise très grave, vous êtes nombreux à vouloir faire un geste solidaire sans toujours savoir à qui ou comment donner.

En réunissant les principaux acteurs associatifs de la solidarité, LES REPAS SOLIDAIRES constitue donc la levée de fonds officielle la plus sécurisée de la Métropole Lilloise. Les organismes qui ont fédéré leur action avec celle de la CMAO sont les suivants :

– Le collectif CASA : Humanit’Aide – Human Appeal – L’ile de Solidarité – Asso Le Message
– Les Restos du Cœur
– L’Ordre de Malte
– Action Froid
– Secours Populaire
– La Sauvegarde du Nord
– AIDA (Emmaüs)
– EOLE
– Accueil FREDERIC OZANAM
– AFR (Accueil Fraternel Roubaisien)
– La Ville de Lille

Dans un souci de transparence, cette levée de fonds s’effectuera sur la plateforme : MyMoneyHelp, plateforme associative locale, partenaire officiel de l’initiative puisqu’elle s’engage à offrir les frais de sécurisation des transactions bancaires.
Les petits gestes contribuent toujours à de grandes actions collectives. Vos dons participeront donc aux financements suivants :

10€ = 1 journée de repas pour 1 personne
70€ = 1 semaine de repas
La CMAO et ses partenaires visent une levée de fonds de 10 000€. La campagne durera 6 semaines, jusqu’au 15 mai et permettra de soutenir l’action des associations dans les 2 mois à venir.

Un geste solidaire défiscalisé
La CMAO étant une association reconnue d’intérêt général, votre don est éligible à la
défiscalisation :

– Pour les personnes physiques : 66% du montant du don
– Pour les entreprises : 60% du montant du don, dans la limite de 0,5% du CA ou 20 000 euros.
Il délivrera aussi les CERFA qui vous seront nécessaires pour cette défiscalisation.
Contribuez au financement d’un ou plusieurs repas en faisant un don libre sur la plateforme.


Communiquez et partagez l’information autour de vous.
Agissons ensemble pour la dignité et l’accès aux besoins fondamentaux de chacun.

 

CONTACT PRESSE :
Jérôme Rybinski
Directeur de la CMAO
jrybinski@cmao.fr
O6.80.25.04.88

Avec le soutien de :

L’IUT: soutien aux locataires

Pandémie Covid-19 : déclaration de soutien de l’Union Internationale des Locataires (IUT) aux locataires

Mars 2020

Nos pensées sont aujourd’hui tournées vers toutes les personnes affectées par l’épidémie du Coronavirus. Les populations, les gouvernements et les organisations proposent différents programmes d’aide ; afin que nous puissions apprendre les uns des autres, nous vous invitons à continuer de partager les « meilleures pratiques » mais aussi les mauvais exemples de ce qui se fait actuellement dans le domaine du logement, de l’habitat et du lien avec les locataires.
L’IUT soutient le communiqué de presse et la déclaration du Rapporteur spécial des Nations Unies. La pandémie du Covid-19 cause des dommages humains et économiques importants. De nombreux travailleurs, notamment les entrepreneurs et les intérimaires souffriront de pertes de revenus. Beaucoup tomberont dans la spirale infernale des retards de loyer, risquant ainsi l’expulsion. Les personnes menacées d’expulsion sont moins à même de prendre les mesures nécessaires pour minimiser la transmission du Covid-19, en particulier lorsqu’elles deviennent sans-abri, et ainsi plus vulnérables au virus.
En cette période agitée, le spectre d’une expulsion ajoute une grande pression aux familles et aux habitants de logements surpeuplés, à ceux vivant dans les hébergements d’urgence et aux personnes souffrant de troubles du sommeil.
L’IUT appelle les gouvernements et les autorités locales à fournir des logements adaptés, ce qui peut nécessiter la mise en oeuvre de mesures extraordinaires – légitimes en cas d’urgence -, notamment la réquisition des logements vacants et des locations à court-terme disponibles.
Les services en charge de l’habitat et ceux en charge du logement social doivent travailler avec les opérateurs de logements partagés, y compris les maisons de pension, pour garantir que les résidents n’en soient pas expulsés et ainsi poussés vers des formes plus sévères de sans-abrisme.
En ce qui concerne les personnes confrontées à la perte de leur emploi et à des difficultés économiques, les Etats doivent leur fournir une assistance financière directe ; mettre en place un fonds de paiement des loyers ; fournir les ressources nécessaires pour répondre au déluge de demandes d’aide financière qui ne saurait tarder ; promulguer un moratoire des expulsions liées aux retards de paiement ; mettre en oeuvre des mesures de gel ou de réduction des loyers ; et pendant au minimum toute la durée de la pandémie, suspendre les coupures d’énergie (eau, gaz, électricité, etc.) et s’assurer que les plateformes intranet fonctionnent correctement. Les gouvernements doivent également veiller à ce que les constructeurs de maisons soient en mesure de répondre au besoin de logements abordables.
Fondamentalement, ce pourquoi nous devons continuer de lutter est le droit de chacun à un logement sûr.

Marie Linder
Présidente
Membre du comité exécutif
Union Internationale des Locataires

Davantage de logements abordables

Dans le cadre d’un référendum  qui aura lieu le 9 février prochain en Suisse, la Confédération nationale du logement apporte son soutien à l’initiative populaire «Davantage de logements abordables ».

DÉCLARATION DE SOUTIEN À L’INITIATIVE POPULAIRE SUISSE
DAVANTAGE DE LOGEMENTS ABORDABLES

À une époque de pénurie de logements abordables en Europe et dans le monde, la Confédération Nationale du Logement (CNL), première organisation française de locataires et d’habitants, est totalement solidaire de l’initiative populaire soumise à la votation dimanche 9 février 2020 dans la Confédération.
Le Conseil de l’Europe, l’ONU, l’OCDE, l’UNECE et d’autres institutions européennes et mondiales s’alarment de plus en plus de l’augmentation du coût du logement et de ses conséquences désastreuses sur la cohésion sociale, sur les inégalités, et sur l’activité économique.
Pourtant, le droit au logement abordable est inscrit dans les textes internationaux et européens, ainsi que dans plusieurs constitutions et lois nationales en Europe.
Pour une application véritable du droit au logement abordable, chaque État doit se doter des lois et des mesures nécessaires.
La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU) du 13 décembre 2000 en son article 55, contraint les communes de plus de 3.500 habitants et de 1 500 habitants en région parisienne, sous peine d’amende élevée, à se doter de 25% de logements sociaux au minimum.
Les plans locaux d’urbanisme permettent aux communes d’imposer un pourcentage de logements sociaux dans les constructions neuves.
La CNL se bat pour que ces dispositions soient appliquées, renforcées et étendues, et pour que les rénovations énergétiques ne soient pas un prétexte pour augmenter les loyers.
Seules des dispositions légales fortes peuvent faire rempart à l’emballement démesuré du marché de l’immobilier qui accentue la précarité en concentrant le foncier et le logement dans les mêmes mains. 

La CNL soutient l’ensemble des revendications de l’initiative Davantage de logements abordables:

• Au moins 10% des logements nouvellement construits doivent être des logements abordables (par des coopératives ou des institutions d’utilité publique)
• Les cantons et les communes qui le souhaitent peuvent acheter des terrains ou des bien-fonds appropriés (droit de préemption)
• Des rénovations énergétiques sans perdre les logements à loyer modéré.

Le 9 février 2020, que le« Oui »l’emporte!

Confédération Nationale du Logement