Charges locatives : trois réflexes pour ne plus payer à l’aveugle

Chaque mois, vous payez une provision pour charges en plus de votre loyer. Mais savez-vous exactement ce que l’on vous facture ? Une fois par an, votre propriétaire doit procéder à la régularisation des charges. C’est le moment de vérifier que vous n’avez pas payé trop cher.

Voici les 3 réflexes indispensables pour protéger votre budget :

  1. Exigez le décompte détaillé

Le propriétaire doit vous envoyer le décompte des charges un mois avant la régularisation annuelle. Ce document doit classer les dépenses par catégories (eau, chauffage, entretien, ascenseur).

  • Le conseil CNL : Si le décompte est global pour tout l’immeuble, votre part (les tantièmes) doit être clairement indiquée.
  1. Faites le tri entre « locataire » et « propriétaire »

Vous ne devez payer que ce qui profite directement à votre usage quotidien. Tout ce qui valorise l’immeuble est à la charge exclusive du propriétaire.

  • Vous payez : L’eau, l’électricité des parties communes, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), le petit entretien.
  • Vous ne payez pas : Les frais de syndic, les travaux de rénovation, le remplacement de la chaudière ou de l’ascenseur.
  1. Vérifiez les pièces justificatives

La loi oblige votre propriétaire à tenir toutes les factures à votre disposition (pendant 6 mois après l’envoi du décompte). N’hésitez pas à demander les copies des factures d’eau ou d’énergie si les montants vous semblent anormaux.

Un doute sur vos charges ? Ne restez pas isolé face à votre bailleur. Rejoignez l’amicale CNL de votre immeuble ou contactez notre fédération locale pour analyser vos documents ensemble.

PROTECTION DES CONSOMMATEURS

COMMUNIQUE DE PRESSE

03/07/2026

LE GOUVERNEMENT N’ENTEND PLUS SOUTENIR LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS

SUR LES TERRITOIRES

Après plus de cinquante ans d’actions au plus proche des besoins du terrain, les Centres Techniques Régionaux de la Consommation et Structures Régionales Assimilées (CTRC & SRA) sont voués à disparaître à l’aune des arbitrages budgétaires.

 

Au nombre de 8 aujourd’hui, les CTRC/SRA participent à la mise en œuvre territoriale de la politique publique de protection des consommateurs. Ils remplissent des missions de service public qui leur ont été confiées par l’État et qui consistent à :

  • Appuyer juridiquement, informer et former les associations locales de consommateurs et leurs membres bénévoles à l’échelle de leur territoire,
  • Assurer une protection des citoyennes et citoyens, notamment les plus vulnérables, qu’il s’agisse de prévenir les fraudes en rénovation énergétique, d’accompagner le règlement des litiges sur Internet, de lutter contre la désinformation ou simplement d’apporter un éclairage sur toute question de consommation.

 

Dans le budget de l’Etat, les crédits alloués à la consommation en 2026 s’élèvent à quelque 10 millions d’euros. Après dissolution de l’Institut National de la Consommation (INC) – éditeur de la revue 60 Millions de Consommateurs – un montant de 2,34 millions d’euros reste dévolu à la consommation (soit une baisse de 42 % par rapport à 2025).

Et le Gouvernement a décidé de flécher cette somme exclusivement vers les associations nationales de consommateurs, le Centre européen de la consommation et la Commission des clauses abusives.

 

Nos structures sont tout à fait conscientes des contraintes pesant aujourd’hui sur le budget de la France. Mais les économies à réaliser doivent-elles être recherchées à tout prix sur des structures qui ont fait preuve année après année d’une sobriété et d’une efficience exemplaires en acceptant toujours plus de missions avec moins de moyens ?

 

En centralisant ses dotations sur des structures parisiennes et une institution en charge des litiges transfrontaliers, le Gouvernement entend délaisser les consommatrices et consommateurs les plus éloignés et démunis à l’échelle des régions et des territoires. 

 

Nous, Centres Techniques Régionaux de la Consommation et Structures Régionales Assimilées, dénonçons une décision brutale et arbitraire qui vise à centraliser les moyens sur Paris, abandonner les territoires et envoyer les citoyennes et citoyens vers des applications numériques ou outils d’intelligence artificielle.

 

Nous nous indignons contre l’annonce soudaine et autoritaire, en juin 2026 au cours d’une simple visioconférence, de la suppression, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026, des subventions qui nous sont allouées pour la réalisation effective de missions de terrain pleinement mises en œuvre par nos structures.

 

Ainsi, l’État a profité sans aucune contrepartie financière du dispositif et des structures existantes.

Et, nous, CTRC&SRA, ne serions subitement plus en mesure d’assurer nos missions de protection des consommateurs, alors que les arnaques en tous genres se généralisent, que les fraudes explosent, que les fausses informations se multiplient, et pas uniquement à Paris ou aux frontières !

 

Nous demandons instamment au gouvernement de revenir sur sa décision qui contribue à accroitre la fracture territoriale en pénalisant injustement les citoyennes et citoyens à l’échelle de nos régions.

 

 

 

Amicale CNL Lomme Délivrance

Lomme Délivrance :
un après-midi festif placé sous le signe de la solidarité

Sous un soleil généreux, l’Amicale Lomme Délivrance a réuni habitants, partenaires et bénévoles pour un moment convivial mêlant prévention, musique et échanges. Une nouvelle démonstration du rôle essentiel joué par cette association de locataires dans la vie du quartier.


Samedi 9 mai 2026, la place était animée à Lomme. Sous un ciel bleu éclatant, plusieurs dizaines d’habitants ont répondu à l’invitation de l’Amicale Lomme Délivrance pour un après-midi festif, chaleureux et utile.


Affiliée à la CNL 59, l’Amicale Lomme Délivrance figure parmi les associations de locataires les plus importantes du département. Tout au long de l’année, ses bénévoles accompagnent les adhérents et les habitants confrontés à des difficultés de logement, qu’il s’agisse de réparations, de charges ou de relations avec les bailleurs.


Pour cette journée ouverte à toutes et à tous, les organisateurs avaient choisi de mettre à l’honneur les gestes de premiers secours. Les bénévoles de la Protection civile du Nord ont proposé des démonstrations concrètes et pédagogiques. Massage cardiaque, alerte des secours, gestes à adopter en cas d’accident : petits et grands ont pu découvrir des réflexes simples, mais essentiels, qui peuvent sauver des vies.


À quelques mètres de là, l’ambiance changeait de registre. Le groupe Dopaj Live Musique a rapidement entraîné le public dans une atmosphère festive. Chansons, animations et pas de danse se sont succédé tout au long de l’après-midi, au grand plaisir des participants.


Autour de l’espace central, plusieurs partenaires de l’Amicale avaient installé leurs stands, notamment la Macif et Carrefour Lomme. L’occasion pour les visiteurs de rencontrer les équipes présentes et d’échanger sur leurs services. Le nouveau directeur de Carrefour Lomme a également pris la parole. Soucieux de proximité, il a affirmé sa volonté de renforcer les liens avec les clients et les habitants du quartier.


Mais au-delà des animations, c’est surtout l’esprit de convivialité qui a marqué cette rencontre. Accueillis avec le sourire par le président de l’Amicale et les nombreux bénévoles mobilisés, les participants ont profité d’un moment d’échanges, de partage et de bonne humeur.
Une fois encore, l’Amicale Lomme Délivrance démontre qu’une association de locataires ne se limite pas à la défense des droits des habitants. Elle contribue aussi à créer du lien social et à faire vivre la solidarité au cœur du quartier.

Pacôme PABANDJI
Pôle communication

Manifestation : la mobilisation s’intensifie devant la MEL

Associations, habitants et militants unissent leurs voix pour défendre le logement social et dénoncer les démolitions.

Des Associations se sont rassemblées ce mardi 28 avril devant le siège de la Métropole Européenne de Lille (MEL) afin d’alerter les élus sur l’urgence de renforcer les moyens consacrés à la politique de l’habitat. Dans un contexte de pénurie de logements accessibles, les manifestants ont dénoncé des choix jugés incohérents, notamment la démolition de logements sociaux pourtant rénovables.

À Roubaix, la situation de la résidence des Trois Arbres cristallise les tensions. Ce programme, actuellement en rénovation, prévoit la destruction de 39 appartements. Suite à l’intervention de Florian Vertrieste, adjoint au maire de Roubaix, auprès du bailleur Vilogia, une première avancée a été obtenue : l’amicale de la Confédération Nationale du Logement (CNL) des quartiers ouest ne sera, pour l’instant, plus contrainte de quitter le local résidentiel (LCR) C2, allée des Tilleuls, qu’elle occupe à titre gracieux. Ce lieu accueille également le collectif contre les démolitions à l’Épeule, devenu un point d’appui essentiel pour les habitants mobilisés.

Dans le même temps, une réunion initialement prévue avec le bailleur a été annulée, alimentant l’inquiétude et le sentiment d’un dialogue fragilisé. Pour les associations, cette suspension temporaire ne règle rien sur le fond. Elles insistent sur la nécessité de maintenir la pression face à des projets de renouvellement urbain, notamment dans le cadre du NPNRU2, qui entraînent la suppression de logements sociaux à grande échelle.

Selon l’amicale CNL, il est incompréhensible de continuer à mobiliser des fonds publics pour détruire des logements qui pourraient être réhabilités, alors même que la demande explose. Les militants appellent donc à un changement de cap, privilégiant la rénovation plutôt que la démolition, et à une mobilisation élargie des habitants et des acteurs locaux.

À l’approche du prochain conseil métropolitain, les collectifs entendent faire entendre leur voix et peser dans le débat public, convaincus que le rapport de force sera déterminant pour préserver et développer une offre de logements sociaux adaptée aux besoins.


Pacôme PABANDJI
Pôle communication