2023 : hausse du surendettement

L’UROC vous informe

2023 : hausse du surendettement, droit au compte, microcrédit

Des points de vigilance relevés par l’Observatoire de l’Inclusion Bancaire en 2023 :

 

Le surendettement connaît un regain, avec 121 617 dossiers déposés auprès des commissions de surendettement (+8% par rapport à 2022). Ce chiffre reste, néanmoins, en dessous des niveaux observés en 2019. Selon l’OIB, cette augmentation des dépôts de dossiers peut s’expliquer par le contexte économique difficile, la légère hausse du chômage et le niveau élevé d’inflation.


Le recours à la procédure de droit au compte continue de baisser pour la huitième année consécutive, avec 30 271 désignations d’établissements bancaires (-56% depuis 2015). Ce dispositif permet aux personnes dépourvues de compte de dépôt d’en ouvrir un auprès d’un établissement désigné par la Banque de France.


Malgré les modifications introduites par un décret du 11 mars 2022 pour simplifier la procédure de droit au compte, une enquête réalisée pour la Banque de France révèle que des difficultés persistent.
Environ une personne sur dix n’a pas pu ouvrir de compte dans l’établissement désigné en raison de la complexité des démarches ou de la difficulté à obtenir un rendez-vous avec la banque.


Autre évolution notable, le microcrédit a atteint un encours de 2,06 milliards d’euros (+5% par rapport à 2022). Cette solution de financement, destinée aux personnes aux revenus insuffisants pour contracter un prêt classique, a permis de financer 100 942 nouveaux projets personnels et professionnels.

 

 

UROC

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Mail : uroc-hautsdefrance@orange.fr  

 

Prestations familiales

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Prestations familiales : les conditions de résidence pour les percevoir changeront en 2025

À partir de 2025, il faudra résider 9 mois par an en France, au lieu de 6 mois jusqu’alors, pour percevoir des prestations familiales et bénéficier du minimum vieillesse.

Un décret du 19 avril 2024, publié au Journal officiel du 21 avril 2024, modifie les conditions de versement des prestations familiales et du minimum vieillesse. Pour en bénéficier, il faudra résider au moins 9 mois en France au cours de l’année civile du versement des prestations. Ces 9 mois peuvent être consécutifs ou non. Cette nouvelle condition entre en vigueur au 1er janvier 2025.

 

À noter

Il n’y a pas de condition de nationalité pour toucher les prestations familiales en France ; par ailleurs, vous pouvez prouver votre résidence en France par tout moyen.

Quelles prestations sont concernées ?

Ce décret concerne les prestations familiales et le minimum vieillesse. Les prestations familiales apportent une aide financière aux familles, destinée à l’accueil et à l’entretien des enfants.

 
Par exemple :


• les allocations familiales ;
• la prime à la naissance ;
• l’allocation de rentrée scolaire ;
• le complément familial ;
• l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) ;
• etc.


Attention

 
Certaines aides n’entrent pas dans le champ du décret. C’est le cas par exemple de la protection universelle maladie (Puma).
Le Code de la Sécurité sociale fixe la liste des prestations familiales concernées par ces nouvelles dispositions.
Article L511-1

 

Les prestations familiales comprennent :


1°) la prestation d’accueil du jeune enfant ;
2°) les allocations familiales ;
3°) le complément familial ;
4°) L’allocation de logement régie par les dispositions du livre VIII du code de la
construction et de l’habitation ;
5°) l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ;
6°) l’allocation de soutien familial ;
7°) l’allocation de rentrée scolaire ;
8°) L’allocation forfaitaire versée en cas de décès d’un enfant.

 

 

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Mobilisation générale

Mobilisation générale pour le logement abordable et contre le sabordage Kasbarian II

Le projet de loi Kasbarian II « relatif au développement de l’offre de logements abordables » commencera à être débattu en séance au Sénat le 18 juin prochain.


La CNL réaffirme son refus d’un texte tournant le dos à la production de logements sociaux, qui assume et renforce la crise du logement. Le gouvernement veut en finir avec la loi SRU et la mixité sociale, faire la chasse aux pauvres et démanteler le service public du logement.


La CNL s’inquiète que dès son passage en commission économique au Sénat, les élus de droite encouragés par le ministre, aient durci le texte avec des amendements qui renforcent le détricotage de la loi SRU alors que la Défenseure des droits, dans son avis du 4 juin 2024, alerte sur le caractère liberticide et anti social de ce projet de loi.


La loi Kasbarian 1 de 2023 a créé une jurisprudence en matière de stigmatisation des locataires les plus pauvres et de répression de ceux qui se retrouvent en impayés ; il est urgent que nos gouvernants s’affranchissent d’une gestion autoritaire et policière des rapports sociaux qui fait abstraction de l’urgence sociale des habitant·e·s. 

C’est une impasse dangereuse !

La CNL est mobilisé à 100% contre la loi Kasbarian II, multiplie les rencontres avec les acteurs du logement HLM et est active dans le débat parlementaire qui s’ouvre. Elle a transmis aux sénateurs et sénatrices une note complète et un livret de proposition d’amendements disponible en ligne :

https://confederationnationaledulogement.fr/2024/05/28/pjl-kasbarian-2/  

La CNL rappelle les raisons de son opposition totale au projet de loi Kasbarian II et porte des propositions afin de légiférer réellement pour développer l’offre de logement abordable :

  • Renforcer les objectifs de la loi SRU en augmentant les seuils de construction de logements sociaux de 25% à 30%.
  • Renforcer les pénalités financières des communes carencées en logements sociaux.
  • Instaurer un permis à points pour les maires ne respectant pas leurs obligations de construction de logements sociaux
    pouvant conduire à l’inéligibilité de ceux qui persistent dans le refus de respecter 
    la loi SRU.
  • Abroger la ponction de la RLS qui plombe les capacités d’investissement, de gestion et de production de logements sociaux.
  • S’opposer aux surloyers qui renforcent la ghettoïsation des HLM et empêchent la mixité sociale.
  • Refuser la hausse généralisée des loyers suggérée dans le texte.


La CNL participe activement au collectif unitaire « Vive les HLM ! » et appelle à venir en nombre devant le
Sénat faire entendre la voix des locataires le 18 juin à partir de 16h30.


Ensemble et déterminé·e·s mobilisons nous !



Montreuil le 6 juin 2024  

Assurer une justice patrimoniale

L’UROC vous informe

Loi du 31 mai 2024 visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille.

La loi vise à mieux encadrer les conséquences de la séparation de couple en cas de violences conjugales. Elle prévoit en particulier de priver automatiquement l’époux qui a tué son conjoint du bénéfice des avantages tirés du contrat de mariage. Elle traite également de la décharge de solidarité fiscale entre ex-conjoints.

La loi a été promulguée le 31 mai 2024. Elle a été publiée au Journal officiel du 1er juin 2024.

 

Les étapes précédentes :

 

1) Déchéance matrimoniale en cas de meurtre conjugal 

La loi, qui a été amendée par les parlementaires, vient régler le sort des avantages matrimoniaux en cas de meurtre ou tentative de meurtre d’un époux sur l’autre ou de violences conjugales.
Aujourd’hui, le conjoint qui vient de tuer sa partenaire est exclu de la succession de celle-ci : c’est le mécanisme de l’indignité successorale qui s’applique. Toute donation faite par son époux ou épouse à son encontre est également révoquée : c’est le dispositif de l’ingratitude qui s’applique. Mais la loi ne dit rien sur le sort à réserver aux avantages matrimoniaux, c’est-à-dire aux clauses du contrat de mariage qui bénéficient à l’époux lorsque l’autre décède. En l’absence de disposition expresse, l’époux meurtrier en conserve le bénéfice.

C’est à cette injustice et à cette absurdité que la loi vient mettre un terme. Le code civil est modifié pour empêcher en particulier un époux condamné, comme auteur ou complice, pour meurtre sur son époux ou violences ayant entraîné la mort, de bénéficier des avantages qui découleraient du régime matrimonial. Une déchéance matrimoniale automatique est instituée dans ce cas. Elle s’appliquera aux clauses qui prennent effet à la dissolution du régime matrimonial ou au décès d’un époux.
De plus, pour une série d’autres violences conjugales (viol, violences, dénonciation calomnieuse envers l’ex-conjoint…), le tribunal judiciaire pourra prononcer cette déchéance à la demande de l’époux victime, d’un de ses héritiers ou du procureur de la République. On parle de déchéance facultative.

Quelle que soit la cause de sa déchéance, l’époux déchu devra rendre les fruits et les revenus qu’il a tirés d’un avantage matrimonial dont il a eu la jouissance depuis la dissolution du régime matrimonial.
Un mécanisme préservant les biens propres apportés à la communauté par l’époux victime de violences est en outre introduit. Les parlementaires ont prévu que ces nouvelles mesures s’appliquent à tous les contrats de mariage en cours (et non uniquement à ceux conclus après la promulgation de la loi).

La loi traite également du sort des avantages matrimoniaux en cas de divorce. Les époux pourront préciser dans leur contrat de mariage que les clauses constitutives d’un avantage matrimonial (comme une clause d’exclusion des biens professionnels) ne seront pas révoquées en cas de divorce. L’article 265 du code civil, dont la rédaction actuelle est source de difficultés, est modifié en ce sens.

 

2) Décharge de responsabilité solidaire : un nouveau recours gracieux pour les femmes victimes

Une dernière disposition de la loi s’intéresse aux personnes divorcées ou séparées victimes de la solidarité fiscale, lorsque leur ex-époux ou partenaire a fraudé le fisc. Aujourd’hui, malgré le dispositif de décharge de responsabilité solidaire (une exception au principe du paiement solidaire de l’impôt) prévu par l’article 1691 bis du code général des impôts, l’administration fiscale peut réclamer des dettes contractées par un conjoint fraudeur. Une maison, une voiture, les économies d’une vie peuvent être saisies au conjoint victime, alors qu’il ignorait la fraude fiscale de son ex-conjoint. C’est pourquoi une nouvelle procédure de demande de remise gracieuse est créée.

Les personnes divorcées ou dépacsées victimes pourront demander à l’administration fiscale d’être déclarées tiers à la dette et donc ne pas être redevables des impositions communes. Cette nouvelle demande de remise gracieuse pourra bénéficier aux
personnes dont la demande de décharge de responsabilité solidaire en vertu de l’article 1691 bis du code général des impôts n’a pas donné lieu à une décision définitive de la part du fisc ou à un jugement définitif.

D’ici le mois d’octobre 2024, une instruction fiscale sur ce sujet doit être publiée par le ministère des comptes publics, après examen des premiers dossiers de victimes de fraude fiscale d’un ex-conjoint.

LOI n° 2024-494 du 31 mai 2024 visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille.

 

 

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