Changer de banque pour faire des économies

L’UROC vous informe

Changer de banque pour faire des économies : une démarche facile ! 

Vous avez bien étudié les offres disponibles et votre décision est prise vous voulez changer de banque. Vous désirez ne vous occuper de rien, c’est possible en utilisant le service gratuit de l’aide à la mobilité bancaire.

 

La nouvelle banque à votre demande va s’occuper de toutes les formalités administratives avec la banque d’origine concernant le changement de domiciliation de vos prélèvements et virements récurrents (service des impôts, 

mutuelle, fournisseur d’électricité, abonnements divers, etc.). 

Si vous souhaitez fermer votre compte d’origine, vous devez le préciser pour que cela soit réalisé à la suite des changements. À compter de la réception des pièces requises, les deux banques (ainsi que les banques émettrices de prélèvement) ont au total un délai de 22 jours ouvrés pour opérer ces changements.

 

Un mécanisme d’alerte, oblige la banque d’origine à vous informer des opérations de prélèvements ou de virements qui se présenteraient sur le compte clos, durant un délai de 13 mois suivant la clôture du compte.

 

Attention, ne sont concernés par le service d’aide à la mobilité que les comptes de dépôt et de paiement (compte courant). Par exemple si vous avez un Livret A, vous ne pourrez pas le transférer dans votre nouvelle banque, vous devrez le fermer et en ouvrir un nouveau. Pour d’un Plan épargne logement (PEL) et d’un Compte épargne logement (CEL) le transfert n’est pas une obligation légale pour les banques. Il est nécessaire d’obtenir l’accord des deux banques pour l’opérer et des frais peuvent être demandés.

 

En cas de difficulté à faire valoir vos droits, n’hésitez pas à contacter l’UROC qui vous donnera les coordonnées d’une association de consommateurs proche de chez vous.

 

UROC

Tél : 03 20 42 26 60
Mail : contact@uroc-hautsdefrance.fr  

Paupérisation des copropriétés immobilières

L’UROC vous informe

Rapport fait au nom de la commission d’enquête sur la paupérisation des copropriétés immobilières 

Près de soixante ans après la loi de 1965 sur la copropriété, dix ans après sa dernière réforme d’ampleur, la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (dite loi ALUR) de 2014, la commission d’enquête du Sénat procède à une évaluation : sur à peu près 750 000 copropriétés en France. La copropriété regroupe environ un tiers des résidences principales dont 300 000 ne seraient pas immatriculées. L’Agence nationale de l’habitat (Anah) estime que 150 000 seraient en difficulté. Par ailleurs, il y aurait en métropole 400 000 logements indignes dont la moitié occupée par leur propriétaire.

Ce phénomène massif de paupérisation de ces copropriétés, qui s’aggrave à la faveur du vieillissement des immeubles ou encore de l’augmentation des charges liée à l’inflation, touche aussi bien les banlieues des grandes métropoles que les centres-villes anciens des petites villes. Ainsi, 215 000 copropriétés ont un montant d’impayés d’au moins 20 % de leur budget annuel, plus de 200 000 copropriétés immatriculées seraient sans syndic et 35 % des copropriétés auraient un diagnostic de performance énergétique (DPE) de classe F ou G.

 
La commission d’enquête s’est donnée trois missions principales :

  • identifier les origines de ce phénomène et le quantifier ;
  • évaluer les moyens disponibles pour prévenir la fragilisation de ces ensembles immobiliers ;
  • aborder la question du redressement des copropriétés en difficulté.

Elle formule vingt-cinq recommandations regroupées selon trois axes :
• mieux repérer, prévenir et traiter les difficultés ;
• pérenniser et améliorer les politiques publiques ;
• permettre un meilleur fonctionnement des copropriétés.


Commission d’enquête sur la paupérisation des copropriétés immobilières | Sénat (senat.fr)



UROC

Tél : 03 20 42 26 60
Mail : uroc-hautsdefrance@orange.fr  

Que garantit l’assurance scolaire ?

L’UROC vous informe

 

L’assurance scolaire se compose de deux garanties :

  • la garantie responsabilité civile qui couvre les dommages causés par l’enfant à autrui,
  • la garantie individuelle accident, qui couvre les dommages corporels subis par l’enfant, qu’il y ait un responsable ou non.

Votre assureur peut vous proposer deux types d’assurances :

  • l’assurance scolaire : dans ce cas, l’enfant est assuré pendant les activités à l’école et sur le chemin de l’école,
  • l’assurance scolaire et périscolaire : l’enfant est alors assuré en toutes circonstances, sauf s’il exerce une activité professionnelle rémunérée. Il est aussi important de vérifier que le sport pratiqué par l’enfant est bien couvert dans le contrat de l’assurance.

La majorité des contrats d’assurance scolaire inclut des garanties complémentaires comme un service d’assistance qui permet aux enfants malades ou blessés de poursuivre leur scolarité à domicile ou encore une garantie contre le vol de leurs affaires scolaires.

 

A noter que l’assurance responsabilité civile des parents souvent comprise dans l’assurance multirisque habitation, couvre les dommages causés à autrui, mais pas automatiquement les dommages que votre enfant pourrait subir.

 

 

UROC

Tél : 03 20 42 26 60
Mail : uroc-hautsdefrance@orange.fr  

Réaction de la CNL à la nomination de Michel Barnier

COMMUNIQUE DE PRESSE

05/09/2024

Après 2 mois de tergiversations, Emmanuel Macron vient de nommer Michel Barnier Premier ministre. 

 

Ce choix nous inquiète doublement. D’une part, parce qu’en nommant chef de gouvernement une personnalité issue des rangs des LR, le président de la République passe par-dessus le verdict des urnes de juin et crée un grave déni démocratique. D’autre part, parce que la désignation de Michel Barnier est la résultante d’un accord tacite entre l’Élysée, la droite et l’extrême droite qui laisse craindre le pire quant aux politiques qui seront engagées dans les prochaines semaines.
Fidèle à la tradition républicaine, la CNL salue néanmoins le nouveau Premier ministre et tient à lui faire savoir que des cages d’escalier jusqu’aux couloirs de Matignon, elle n’aura de cesse de faire entendre la voix des habitant·e·s et respecter leurs droits.


Il y a urgence !
La loi de finance 2024 a entériné le désengagement de l’État dans l’aide à la pierre et une baisse continue de la construction de logements sociaux, qui expose à la précarité des millions de Français·es.


La transition écologique annoncée à grand battage médiatique n’a pas eu lieu. MaPrimeRenov’ a été amputée d’1 milliard d’euros et Bercy a aussi décidé de geler les deux tiers des 400 millions d’euros promis en 2024 pour la rénovation des HLM.
Ces coupes budgétaires interviennent alors que les loyers ont augmenté de plus de 10% depuis 2021, que 2,6 millions de personnes sont en attente d’un logement social et que 4,2 millions de personnes sont mal logées.


Le cadre imposé au budget 2025 laisse présager d’un programme de super austérité qui va accentuer ces tendances et jeter dans la pauvreté des dizaines de milliers de familles.
C’est pourquoi, la CNL demande à Michel Barnier de prendre immédiatement des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages ainsi que de défense du secteur HLM :
–
La CNL demande le gel de l’indice de référence des loyers (IRL), car il faut mettre un terme à l’augmentation sans fin du prix du logement. Près de 900 000 ménages étaient en retard de paiement de leur loyer dans le parc social à la fin de l’année 2022, en raison de l’explosion des prix de l’électricité, du gaz et de l’alimentation. Cette situation doit cesser.
–
La CNL réclame également que soit engagé dès cet automne, un plan de relance de la construction de logements sociaux et l’abrogation de la Reduction de Loyer Solidarité (RLS). Alors qu’un dixième seulement des 3,2 millions de logements vacants seraient effectivement utilisables, la production de 250 000 nouveaux logements publics par an sera la garantie pour des millions de nos concitoyen-nes de trouver une formation, un travail et de faire vivre dans tout le pays la mixité sociale.
–
Les locataires les plus fragiles, à commencer par les seniors, sont directement impactés par la chaleur et le froid. La CNL réclame que l’éradication définitive des passoires thermiques ne demeure pas un voeu pieux, que le calendrier et les engagements financiers fixés soient tenus sans dérogation possible.
–
La CNL requiert du gouvernement qui va être nommé de légiférer contre les expulsions locatives et d’abroger la loi Kasbarian 1 qui a accéléré la mise à la rue des locataires en impayés. Elle exige également que le projet de loi Kasbarian 2, dont le double objectif est d’avancer significativement dans la privatisation du logement social et le détricotage de la loi SRU soit définitivement abandonné.
Dans les prochaines semaines vont se multiplier les rendez-vous sociaux. La CNL sera partie prenante de tous les rassemblements et manifestations pour la défense des droits sociaux et des habitant·e·s.

 

 

Montreuil le 5 septembre 2024