Attention aux arnaques !

Attention aux arnaques : assurance, dépannage à domicile…

 

Assurances ou dépannage, de nombreuses infractions continuent d’être relevées chaque année.

 

En matière d’assurance, les consommateurs signalent des contrats souscrits sans leur accord et à leur insu. Malgré des guides de bonnes pratiques, celles-ci continuent de fleurir. De plus, il arrive très souvent que les assureurs se déchargent de toute responsabilité en portant la faute sur les courtiers en assurance, or il est indispensable de continuer à signaler les pratiques abusives par des réclamations ou directement à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

 

Le secteur du dépannage à domicile est également un terrain propice aux mauvaises pratiques malgré des enquêtes qui se multiplient. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes relève 64% d’infractions sur les entreprises contrôlées en 2019, un chiffre qui diminue bien trop lentement. 

 

Il ressort que les actions de prévention ne sont pas encore suffisantes et ne permettent pas de sanctionner effectivement les auteurs des infractions.

 

Il est donc essentiel que les consommateurs continuent de signaler les pratiques abusives, voire les infractions afin qu’une réponse politique globale soit apportée.

 

Micromania : Pratiques commerciales trompeuses

Pratiques commerciales trompeuses sur les garanties chez Micromania

 

Micromania, leader de la distribution de jeux vidéo en France vient d’être sanctionnée pour ne pas avoir respecté ses clients lors de ses ventes.
La part des ventes de jeux vidéo en version dématérialisée est actuellement supérieure à celle des ventes en physique depuis l’été 2020.
Or, lors de l’achat d’un produit dans une boutique Micromania, beaucoup de joueurs se sont vu proposer une extension de garantie payante dont les présentations sont trompeuses.

Les pratiques concernent toutes cette extension de garantie, décrite comme un produit de Micromania.
Depuis, le leader français de la distribution de jeux vidéo est obligé d’afficher un texte noir sur fond jaune bien criard sur son site et ses réseaux sociaux. Il s’agit du communiqué de la DDPP qui présente plus en détail ces injonctions évoquées plus haut. La mesure d’injonction demande expressément de faire cesser les pratiques commerciales trompeuses consistant :

  1. À présenter une information confusionnelle sur les droits des consommateurs en matière de garantie légale de conformité et de garantie commerciale,
  2. À présenter faussement une garantie dénommée « extension de garantie » comme une garantie commerciale proposée et vendue par « Micromania, » alors que celle-ci se révèle être un produit assurantiel géré par un courtier d’assurances,
  3. À restreindre les droits des consommateurs en imposant dans le cadre des modalités et du contenu de la garantie légale, des obligations non prévues dans les textes légaux, ou encore en subordonnant la validité du contrat afférent à « l’extension de garantie » à une activation sur le site dans les 15 jours de l’achat de celle-ci en magasin.
 

 

Pour le moment, l’intégralité de
la teneur des sanctions n’a pas été communiquée. Du côté des
consommateurs, ces derniers ont la possibilité de saisir un juge pour violation
des dispositions du code de la consommation.

 

 

L’enseigne a déjà été pointé du doigt auparavant. Durant l’été, nous vous parlions d’une offre exclusive lancée par Micromania en partenariat avec des gros noms de la finance tels que BNP Paribas Personal Finance et le courtier Karapass. Une annonce qui n’a pas plu à la communauté des joueurs.

CETTE GROSSE SANCTION POUR MICROMANIA QUI N’A PAS RESPECTÉ SES CLIENTS

 
Source : Alix Odorico – Posté le 21 décembre 2021

 

Protection des consommateurs

Protection des consommateurs : la France s’adapte au droit de l’UE 

Les pratiques commerciales sur internet, les réductions de prix ou encore les visites de vendeurs à domicile vont être réglementées en France au moyen d’une transposition d’une directive européenne.
L’ordonnance s’appliquera à partir du 28 mai 2022 et vise une meilleure transparence, notamment sur internet.
Une ordonnance gouvernementale pour appliquer les directives européennes en matière de droit numérique a été présentée mercredi en Conseil des ministres. Elle adapte le droit français à la directive « Omnibus ».

 

Il s’agit de réguler certaines pratiques du commerce en ligne :

  • vérifier que les avis sous les produits proposés à la vente ont bien été publiés par des personnes ayant acheté le produit
  • donner certaines informations supplémentaires au consommateur, comme l’existence d’un « lien capitalistique » entre le vendeur et la plateforme
  • demander le consentement du consommateur lorsque le droit de rétractation ne s’applique pas.
  • Les sites marchands pratiquant des « prix personnalisés », qui évoluent en fonction du comportement du consommateur, devront aussi l’indiquer clairement.
  • les commerçants devront afficher le prix de référence à partir duquel la réduction est calculée, et celui-ci devra correspondre « au prix le plus bas pratiqué par le professionnel à l’égard de tous les consommateurs au cours des trente derniers jours ».

De nouvelles sanctions allant jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires
Les sanctions sont aussi renforcées : l’amende pourra être portée à 15 000 euros pour une personne physique et 75 000 euros pour une personne morale, contre 3 000 et 15 000 euros précédemment. Dans certains cas, elle pourra atteindre 4 % du chiffre d’affaires de la société visée.

L’ordonnance interdit également les visites de vendeurs à domicile si le consommateur « a manifesté de manière claire et non ambiguë ne pas vouloir faire l’objet d’une telle visite ». Sinon le vendeur pourra être puni d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 150 000 euros.

Source :

Le Parisien, 23/12/2021, « protection des consommateurs : la France s’adapte au droit de l’UE»

Liste d’opposition BLOCTEL, Ne baissez pas les bras

Vous êtes nombreux à constater que malgré l’inscription sur cette liste d’opposition au démarchage téléphonique des appels continuent à polluer votre quotidien !

Le démarchage est interdit :

– dans le secteur de la rénovation énergétique et de la production d’énergies renouvelables

– pour les sociétés avec qui vous avez passé des contrats de vente, de prestations de services qui ont été exécutés, ainsi que pour les contrats résiliés.

Mais vous pouvez être démarché dans le cadre de vos contrats en cours pour les améliorer ou y ajouter des services, sauf si vous vous y êtes opposé lors de la souscription.

Sachez que vous pouvez demander la nullité des contrats conclus en violation des dispositions sur le démarchage téléphonique : démarchage interdit, inscription sur Bloctel, jours ou horaires non autorisés…

https://www.inc-conso.fr/content/demarchage-telephonique-vous-pouvez-vous-inscrire-sur-la-liste-dopposition-bloctel

Pensez à renouveler votre inscription valable 3 ans sur :
https://www.bloctel.gouv.fr, dénoncer les entreprises ne respectant pas la loi et aussi ne pas donner accès à vos coordonnées téléphoniques en remplissant des formulaires sur internet ou lors de jeux concours !

 

Union Régionale des Organisations de Consommateurs

6 BIS RUE DE DORMAGEN

59350 SAINT ANDRE

www.uroc-hautsdefrance.fr