• Mar, jeu, 2022

« La fortune des milliardaires a davantage augmenté depuis le début de la pandémie qu’en une décennie »

Voilà le triste constat dressé par le dernier rapport Oxfam. En effet, les milliardaires sont plus riches en dix-neuf mois de pandémie qu’au cours des dix dernières années. Il s’agit de la plus forte augmentation recensée venant creuser encore plus fort les inégalités mondiales. 


Chiffres clés :

• « Depuis la pandémie, le monde compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures, alors que 160 millions de personnes sont tombées dans la pauvreté ».

• « En France, de mars 2020 à octobre 2021, la fortune des milliardaires français a augmenté de 86%, soit 236 milliards d’euros ».

• « Avec les 236 milliards d’euros supplémentaires engrangés en 19 mois par les milliardaires français, on pourrait quadrupler le budget de l’hôpital public ou distribuer un chèque de 3500 euros à chaque Français-e-s ».

• « Les 5 premières fortunes de France ont doublé leur richesse depuis le début de la pandémie. Elles possèdent à elles seules autant que les 40% les plus pauvres en France ».

• « 7 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire pour vivre, soit 10% de la population française et 4 millions de personnes supplémentaires sont en situation de vulnérabilité à cause de la crise ».

Selon Quentin Parrinello, porte-parole d’Oxfam France  « pour les milliardaires, la pandémie a été une aubaine. S’ils se sont enrichis, ce n’est pas grâce à la main invisible du marché, ni par les choix stratégiques brillants mais principalement en raison de l’argent public versé sans condition par les gouvernements et les banques centrales dont ils ont pu profiter grâce à une montée en flèche des cours des actions. Cette concentration extrême des richesses est le résultat de choix politiques ».

Oxfam France appelle à une prise de mesure radicale consistant à mettre à contribution ceux qui ont profité de l’argent public et remettre ces questions au cœur des discours politiques.

 

 Source :

– « La fortune des milliardaires a davantage augmenté depuis le début de la pandémie qu’en une décennie », 17/01/2022,Davos 2022 : nouveau rapport d’Oxfam sur les inégalités mondiales

  • Mar, mar, 2022

« Voyage annulé: il est temps de solder les comptes »

L’échéance de remboursement des « avoirs Covid » approche et les agences de voyages vont devoir rendre l’argent aux consommateurs qui n’ont pas voyagé pour cause d’annulation au début de la pandémie. 

Il resterait plus de 800 millions d’avoir à rembourser, les agences de voyages seront-elles plus respectueuses que les compagnies aériennes ?


L’ordonnance du 25 mars 2020, permet par dérogation, aux agences de voyage et aux hébergements touristiques de ne pas rembourser immédiatement les séjours ou nuitées supprimés. La formule de l’avoir a été préférée, remboursable au bout de 18 mois. 

Or la mesure concernait les prestations annulées entre le 1er mars 2020 et le 15 septembre 2020.


En principe aucune démarche n’est à effectuer par le consommateur, mais il peut être utile de rappeler la fin de l’échéance au professionnel.

Le délai de 18 mois compte à partir de la proposition d’un voyage de remplacement dans les trois mois après l’annulation du premier voyage. Si rien n’a été proposé, alors il est préférable de demander le remboursement 18 mois après la réception de l’avoir. 

En l’absence de réponse ou si la réponse n’est pas satisfaisante, la saisine du médiateur du tourisme et du voyage gratuitement pourra alors être choisie. 


Les compagnies aériennes n’ont pas montré le meilleur exemple. Alors même qu’elles n’étaient pas concernées par l’ordonnance, elles n’avaient donc pas à imposer l’avoir à la place du remboursement. Pourtant elles ont souvent privilégié cette option et de nombreux consommateurs continuent de se battre pour obtenir leur remboursement.

Un rapport de la Cour des comptes européenne déplore que les aides d’Etat versées pendant la crise aux compagnies n’aient pas été subordonnées au remboursement des passagers et que les consommateurs en payent le prix.


Source :

– 60 millions de consommateurs, septembre 2021, « Voyages annulés : il est temps de solder les comptes »


Connaissez-vous l’article L. 217-13 du code de la consommation ?

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Union Régionale des Organisations de Consommateurs

L’UROC vous informe sur cet article du code de la consommation applicable aux achats faits à un professionnel depuis le 1er janvier 2022

Article L. 217-13 : Tout bien réparé dans le cadre de la garantie légale de conformité bénéficie d’une extension de ladite garantie de six mois.

Dès lors que le consommateur fait le choix de la réparation mais que celle-ci n’est pas mise en œuvre par le vendeur, la mise en conformité par le remplacement du bien fait courir, au bénéfice du consommateur, un nouveau délai de garantie légale de conformité attaché au bien remplacé. Cette disposition s’applique à compter du jour où le bien de remplacement est délivré au consommateur.

 

Donc vous faites réparer le bien sous garantie, vous bénéficiez de 6 mois de garantie supplémentaire. Si la réparation s’avère impossible malgré votre demande et que l’on vous fournit un nouveau bien, la garantie repart pour 24 mois.

 

 

Union Régionale des Organisations de Consommateurs
6 bis rue de Dormagen59350 SAINT ANDRE
uroc-hautsdefrance.fr

Le pouvoir d’achat : un sujet qui fâche ?

Selon les enquêtes d’opinion, notamment à la veille des élections présidentielles, il existe toujours des sujets dont on ne parle pas assez.

 

Par exemple, la question du pouvoir d’achat des français.es.

Les divers candidats vont proposer des solutions comme abaisser la TVA à 5,5% sur l’énergie pour Marine Le Pen, n’agissant alors que sur un pan des questions autour du pouvoir d’achat et de l’inflation. 

Jean-Luc Mélenchon promet pour sa part, une loi d’urgence sociale prévoyant un blocage des prix.

Yannock Jadot, Anne Hidalgo, Fabien Roussel ou encore Valérie Pécresse, proposent des hausses de salaire plus ou moins élevées, plus ou moins proches de la réalité de vie des ménages.

Il faut rester vigilant face à tant de promesses sur un sujet à ce point périlleux, parfois qualifié de « serial killer électoral ».

Le Gouvernement peut avoir prise sur une partie de l’inflation, avec la baisse des taxes, le chèque énergie… 

Mais selon Hervé Peleraux, économiste à l’OFCE (observatoire français des conjonctures économiques) « ces mesures [ne permettent que] d’atténuer les effets de l’inflation, pas de répondre à la mécanique inflationniste elle-même, qui est créée par le marché ».

Source : Vingt Minutes, 17/01/2022
[qui cite, depuis Le Monde : les « experts »; l’OFCE]