• Juin, jeu, 2022

Les dark stores : des supermarchés un peu trop obscurs ?

Souvent dissimulés, les dark stores sont un nouveau type de supermarchés implantés au cœur des centres-villes avec un message fort : vos courses, livrées chez vous en moins de vingt minutes.

Les principales marques sont Getir, Gorillas, Cajoo… et pleins d’autres.

Ces sociétés s’installent dans des mini-entrepôts interdits au public et les commandes sont préparées pour les livreurs en quelques minutes après réception des commandes sur l’application.

La rapidité de la livraison n’est pas toujours au rendez-vous et les modalités de remboursement en cas de dépassement varient d’un opérateur à l’autre

Il s’agit surtout d’un nouveau mode de consommation qui prévoit de rester en sécurité en ligne, après la crise sanitaire traversée ces deux dernières années.

Nathalie Damery, experte en consommation et en mutations sociologiques à l’Obsoco, parle d’ « économie de la flemme » qui touche les jeunes mais aussi les moins jeunes.

En France, en 20 ans, le chiffre d’affaires du e-commerce a été multiplié par 100, et les petits commerçants alertent sur une possible concurrence déloyale et sur la fin des services de proximité.

Il est donc intéressant de s’interroger sur nos modes de consommation et sur les modèles que nous voulons diffuser aux futures générations à l’heure du changement climatique et d’une crise sociale sans précédent.

Source :

– 60 millions de consommateurs, juin 2022, « dark stores, le côté obscur des supermarchés »

 
  • Juin, jeu, 2022

« Observatoire de l’inflation : pour la viande, ça va saigner ! »

Déjà les produits carnés surgelés ont augmenté de 4%, et cette tendance tend à s’amplifier sur l’ensemble des produits issus de l’animal.

Pourtant, la France a consommé moins de viande en 2021, en raison d’idéaux écologiques mais aussi en raison de la crise sanitaire. 

Depuis un an, est à noter aussi, une augmentation des prix de 4,2%, flirtant avec les 6% pour les premiers prix.

L’augmentation déjà en cours depuis quelques années est impactée par le coût de l’énergie en hausse ainsi que la guerre en Ukraine.

Ce constat touche tous les aspects de notre assiette : pâtes alimentaires en hausse de 12,3% ou encore les huiles végétales avec 3,9% d’augmentation.

Il est plus que temps de prévoir des mesures correctives protégeant les plus modestes et évitant ainsi une crise sociale de grande ampleur.

Source :

60 millions de consommateurs, juin 2022, « Observatoire de l’inflation : pour la viande, ça va saigner ! »


  • Mai, ven, 2022

L’eau nous est chère…et le sera plus encore !

Le réseau de distribution d’eau montre des signes de faiblesse. Les travaux de rénovation ou de renouvellement prennent du retard.

Un indice : selon la moyenne française, un litre d’eau potable sur cinq est perdu.

Au rythme actuel, le renouvellement des canalisations prendra plus de 150 ans.

Les communes ont longtemps géré leur réseau sans se préoccuper de son entretien. La loi NOTRe déplace la compétence aux EPCI (établissement public de coopération intercommunale), ainsi le nombre de collectivités compétentes se réduira à 2100 en 2026. Cela permettra peut-être une meilleure rationalisation et gestion des circuits.

« L’eau paie l’eau » dit-on. En effet, le consommateur finance la gestion et l’entretien. Cela est largement insuffisant en matière de rénovation et de renouvellement :

Le prix actuel assure 4 milliards d’investissements.

Or, il en faudrait CHAQUE ANNEE entre 5 et 7 milliards.

La facture va gonfler dans un proche avenir. Tôt ou tard la question du prix de l’eau se posera même dans les pays les plus développés. Une hausse progressive serait donc souhaitable, avec un encadrement général, tout en prévoyant les nécessités liées au réchauffement climatique.

D’après « Les Echos », 03/05/2021


Rappelons pour finir que « l’eau, l’air et la lumière sont choses communes, non parce que inépuisables, mais parce que indispensables » selon les affirmations soulevées déjà en 1840 par PROUDHON Pierre-Joseph, dans Qu’est-ce que la propriété ?


  • Mai, ven, 2022

AMENDE DE 1,6 MILLION D’EUROS À LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

La Société Générale a reçu une amende d’environ 1,6 million d’euros par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), pour manquements à la réglementation sur les paiements par carte bancaire. 

La DGCCRF relève l’application d’un mauvais niveau d’interchange, c’est-à-dire la commission versée par la banque du commerçant à celle du consommateur lors d’une transaction par carte, alors plafonnée à un taux de 0,3% au lieu de 0,2%. La répression des fraudes reproche donc à l’établissement un défaut de transparence ayant empêché ses clients commerçants de faire jouer la concurrence. 

De plus, sur certaines cartes bancaires, la banque au logo rouge et noir faisait apparaître la mention « carte de crédit » au lieu de la seule mention « crédit », pouvant faire naître une confusion chez ses clients.

La DGCCRF indique que ces nouvelles amendes s’inscrivent dans la continuité d’une enquête menée depuis 2018 sur le respect de la règlementation européenne concernant les achats par carte bancaire, qui avait déjà conduit à d’autres sanctions. En décembre 2020, des amendes d’un montant total de plus de 2,8 millions d’euros avaient déjà été infligées à six banques françaises pour la facturation de frais excessifs lors de paiements par carte.

Une sanction de 175.000 euros a également été infligée lundi par la DGCCRF à la Caisse d’Epargne Loire-Centre pour les mêmes motifs.