• Avr, ven, 2022

Résilier son assurance : trucs et astuces

  1.  La loi Hamon

Article L113-15-2 du Code des assurances 

« Pour les contrats d’assurance couvrant les personnes physiques en dehors de leurs activités professionnelles […], l’assuré peut, après expiration d’un délai d’un an à compter de la première souscription, résilier sans frais ni pénalités les contrats et adhésions tacitement reconductibles. La résiliation prend effet un mois après que l’assureur en a reçu notification par l’assuré ».

La loi Consommation donne aux consommateurs le pouvoir de résilier leur contrat d’assurance auto, moto et habitation à la date de leur choix, passé un an de contrat

Pour changer de couverture, il suffit de souscrire un contrat chez un nouvel assureur qui prend alors en charge les démarches de résiliation dans un délai d’un mois et veille à la continuité de la couverture.

Vous avez aussi la possibilité d’envoyer une lettre de résiliation à votre assureur, en courrier recommandé (de préférence avec accusé de réception), au moins deux mois avant la date d’échéance. 

Par exemple, si votre contrat se termine le 31 décembre, vous devez envoyer votre courrier avant le 31 octobre.

Même si ces contrats ne sont pas concernés par la résiliation infra-annuelle autorisée par la loi de consommations, les complémentaires santé se doivent d’être plus compréhensibles par les assurés comme le demande la loi Hamon.

De plus, depuis le 1er janvier 2016, chaque entreprise du secteur privée se doit de proposer une complémentaire santé obligatoire, ce qui est un motif de résiliation pour le contrat souscrit antérieurement.

Bon à savoir : D’autres motifs de résiliation pour les complémentaires santé sont valables :

• Résiliation à date d’échéance en respectant un délai de préavis (1 ou 2 mois)

• En fonction de la date de réception de l’avis d’échéance (loi Chatel)

• Un changement de situation (déménagement, profession, arrêt de travail, mariage, PACS etc.)

• Une augmentation tarifaire injustifiée 

• Une retraite ou cessation d’activité 

 

La loi Chatel

Contrats concernés                                  Contrats non concernés
– à tacite reconduction                             – sans tacite reconduction
– assurant des personnes physique      – assurance professionnelle
(sauf professionnelle)
– pour des assurances non vie               – assurances personnes 
                                                                     morales, vie, collectives

L’article L136-1 de la loi Chatel indique que « le professionnel prestataire de services informe le consommateur par écrit au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction, de la possibilité de ne pas reconduire le contrat qu’il a conclu avec une clause de reconduction tacite ».

Attention : de plus en plus d’assureurs choisissent d’envoyer l’avis d’échéance du contrat par courriel.

Les délais pour la résiliation :

Si vous avez choisi de résilier au titre de la loi Chatel, il faut envoyer la lettre de résiliation avec accusé de réception (AR) dans les 20 jours suivant la date d’envoi de l’avis d’échéance.

Si vous recevez l’avis d’échéance moins de 15 jours avant la fin de la période de résiliation (le cachet de la Poste faisant foi), vous disposez d’un nouveau délai de 20 jours.

Si l’avis n’est pas reçu avant la date anniversaire, vous pouvez résilier votre contrat à tout moment ; alors ce dernier prendra fin le lendemain de la date d’envoi.

• L’article R113-11 du Code des assurances : l’exception de son point 4°

« 4° Les contrats comportant des garanties pour le remboursement et l’indemnisation des frais occasionnés par une maladie, une maternité ou un accident et ne comportant aucune autre garantie, à l’exception, le cas échéant, des garanties couvrant les risques décès, incapacité de travail ou invalidité, ainsi que des garanties d’assistance, de protection juridique, de responsabilité civile, de nuptialité-natalité ou d’indemnités en cas d’hospitalisation ».

Bon à savoir : Il n’est donc pas possible de bénéficier de la résiliation infra-annuelle lorsque le contrat d’assurance comporte d’autres garanties, comme une protection juridique par exemple.

 
  • Avr, ven, 2022

Le démarchage téléphonique : quelques nouveautés en avril 2022

Dorénavant, les démarcheurs dans le secteur de l’assurance ont l’obligation de demander l’accord de l’interlocuteur de façon explicite pour poursuivre la conversation.

A compter du 1er avril 2022, certaines mesures viennent protéger davantage le consommateur contres les potentiels abus, notamment en matière d’assurance et d’intermédiaires d’assurance (comme les courtiers, agents généraux d’assurances…).

Les assureurs et distributeurs de contrats d’assurance devront :

demander l’accord explicite du client potentiel dès le début de la discussion, et mettre fin à l’appel si l’interlocuteur déclare son opposition. 

vérifier que, si la personne appelée est déjà couverte par un contrat identique à l’objet du démarchage, ce contrat peut-être résilié en cas de souscription de celui qui lui est proposé ;

envoyer tous les documents afférents au contrat avant de le conclure, et vérifier leur bonne réception ;

attendre 24 heures avant la signature du contrat ;

recueillir une signature électronique ou manuscrite (un accord oral ne suffit pas) ;

envoyer tous les documents relatifs à la signature du contrat, ses dates de validité et ses modalités de résiliation ;

conserver pendant deux ans l’enregistrement de l’échange téléphonique ayant conduit à la transaction, de façon à fournir une preuve en cas de contestation, et veiller à la sécurité de cet enregistrement.

Ces nouvelles dispositions sont ajoutées au code des assurances. En cas de non-respect, elles sont sanctionnées d’une amende pouvant atteindre 1 500 € (contravention de 5e classe).

Source :

servicepublic.fr


  • Avr, ven, 2022

« Bonne nouvelle pour remplacer une chaudière au gaz ou au fioul »

MaPrimeRénov’ augmente de 1.000 euros pour tout changement de système de chauffage vers un système renouvelable. 

Cet avantage est prévu pour tous les dossiers de demande d’aide déposé à compter du 15 avril et jusqu’au 31 décembre 2022.

Face aux conséquences économiques, un plan de résilience économique et social a été annoncé par le Gouvernement visant ainsi la réduction des dépendances aux énergies fossiles. 

Selon la ministre Barbara Pompili, « en cumulant les aides MaPrimeRénov’ et les certificats d’économie d’énergie (CEE), il sera ainsi plus avantageux pour les ménages les plus modestes de choisir une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse et de se passer du gaz ». Avec les deux dispositifs, les ménages pourront ainsi avoir jusqu’à 9 000 € d’aides pour changer leur chaudière au gaz par une pompe à chaleur, contre 8 000 € actuellement.

Source :

Dossier familial, 17/03/2022, « Ma Prime Rénov : 1 000 € de bonus pour remplacer votre chaudière au gaz ou au fioul »


  • Avr, lun, 2022

La procédure de droit au compte est modifiée

La procédure de droit au compte a été introduite par l’article 58 de la loi du 24 janvier 1984 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit (L. n° 84-46, 24 janv. 1984, art. 58, abrog.).


Cette procédure donne la possibilité, sous réserve d’être dépourvue d’un compte de dépôt en France, à toute personne physique ou morale domiciliée en France, à toute personne physique de nationalité française résidant hors de France ou à toute personne physique n’agissant pas pour des besoins professionnels résidant légalement sur le territoire d’un autre État membre de l’Union européenne, qui se verrait opposer un refus d’ouverture d’un compte de dépôt par un établissement de crédit, de saisir la Banque de France afin que celle-ci désigne – dans le délai d’un jour ouvré – un autre établissement tenu de lui ouvrir gratuitement un compte de dépôt assorti de services bancaires de base.


Le décret n° 2022-347 du 11 mars 2022 modifie les délais qui encadrent les différentes étapes de mise en œuvre de cette procédure. Lors de la phase d’entrée en relation commerciale, le décret introduit un système de refus implicite, au travers duquel il sera loisible au demandeur de saisir la Banque de France afin d’initier une procédure de droit au compte en l’absence de réponse de l’établissement bancaire dans un délai de quinze jours à compter de la date de réception de l’avis de réception de sa demande par lettre recommandée ou de la preuve de son dépôt en main propre, la charge de la preuve incombant au demandeur. Le dispositif ne crée aucune obligation à la charge des établissements bancaires en matière d’entrée en relation commerciale. Par ailleurs, il introduit une obligation pour les établissements de crédit d’informer la Banque de France, des motifs de résiliation de la convention de gestion de compte ou de refus d’ouverture de compte, faisant suite à une désignation par la Banque de France intervenue au titre de la procédure de droit au compte.


Le décret entre en vigueur dans un délai de trois mois à compter du 13 mars 2022.


UnIon Régionale des Organisations de Consommateurs

6 bis rue de Dormagen

59350 SAINT ANDRE

uroc-hautsdefrance.fr