Etiquetage de l’origine du lait

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Confédération Nationale du Logement

le Conseil d’Etat privilégie l’opacité au détriment des consommateurs

 

Alors que depuis 2016, un décret imposait aux producteurs de lait d’indiquer son origine lorsqu’il est utilisé comme ingrédient dans une préparation, le Conseil d’Etat vient finalement, après une requête déposée par Lactalis, de juger cette pratique illégale et d’y mettre fin.

 

Estimant qu’il n’existe pas de lien entre l’origine du lait et ses propriétés, le Conseil d’Etat a donc décidé de mettre fin à l’obligation pour les industriels d’indiquer cet élément, pourtant essentiel, sur les étiquettes. Alors que le décret initiait un progrès vers plus de transparence, cette décision vient balayer les efforts et les victoires obtenues, notamment, par les associations de défense des consommateurs.

Certes les industriels pourront continuer d’indiquer la provenance du lait s’ils le souhaitent mais compter sur leur seule bonne volonté pour donner toutes les clés de lecture au consommateur et lui permettre ainsi de consommer consciemment est une manière pour le Conseil d‘Etat de se dédouaner de ses responsabilités.

Par ailleurs, la crise sanitaire a mis en lumière la volonté des foyers de consommer de manière plus responsable, plus locale. Cette décision du Conseil d‘Etat vient donc à rebours de cette prise de conscience et ne tient clairement pas compte des aspirations des Français.

Dans un monde où la quête de profits pousse les industriels à négliger la santé des consommateurs, la transparence est un enjeu primordial qu’il faut à tout prix défendre. La CNL refuse que les mesures progressistes soient remises en cause au profit des géants de l’industrie alimentaire.

 

Grève mondiale

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Confédération Nationale du Logement

Grève mondiale pour le climat, pour une société plus juste !

 

Alors que la crise sanitaire actuelle met en lumière l’ampleur du défi climatique et des inégalités qu’il engendre, partout dans le monde, il y a urgence à se mobiliser pour exiger une société plus juste et plus respectueuse, aussi bien des êtres humains que de l’environnement.

 

A l’initiative du mouvement créé par l’activiste Greta Thunberg, « Fridays for Future », une grève mondiale pour le climat aura lieu le 19 mars, aux quatre coins de la planète. En France, alors que les conclusions rendues par la Convention citoyenne pour le climat n’ont trouvé que peu d’écho auprès des dirigeants politiques, le projet de loi Climat est bien en dessous des attentes des habitants.

 

Et le jugement est bien sans appel : les membres de la Convention citoyenne ont attribué la note de 2,5/10 à l’exécutif, estimant les décisions du gouvernement insuffisantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Face à ce bilan, les habitants doivent se mobiliser !

 

Alors que la précarité touche aujourd’hui de plus en plus de citoyens et que la jeunesse se sent délaissée face aux défis qui l’attendent demain, la grève mondiale pour le climat est une opportunité d’établir collectivement un rapport de force.

 

La CNL appelle donc à participer à toutes les initiatives organisées sur le territoire afin de réclamer au gouvernement des réponses concrètes à la crise climatique.

 

3e vague de libéralisation du parc social !

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Confédération Nationale du Logement

E. Wargon acte la 3e vague de libéralisation du parc social !

 

Les dernières annonces de la ministre, sous un vernis social, dessinent la 3e vague d’un changement de modèle du parc social en France. En effet depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, une stratégie d’orientation du parc social vers un modèle résiduel a été mise en place. Après la RLS et la loi Elan, voici maintenant les annonces d’une ministre appuyée par 3 rapports qui stigmatisent les habitants des HLM.

 

En marge de la présentation du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur la situation du mal-logement en France, Emmanuelle Wargon, ministre déléguée en charge du Logement, a affiché clairement les orientations qu’elle souhaite donner à la politique du logement social en France ainsi que les réponses immédiates qu’elle entend apporter à la crise.


Concernant l’urgence de la crise, la ministre a annoncé une prolongation de la trêve hivernale jusqu’au 1er juin 2021, comme ce fut le cas pour l’année 2020. C’est une bonne décision mais qui est insuffisante au regard de l’ampleur des ravages socio-économiques qui touchent de très nombreux ménages, actuellement en situation d’impayés de loyers. Nous demandons que l’année 2021 soit déclarée année « zéro expulsion ».


Sur la politique du long terme, la ministre a annoncé un objectif de 125 000 constructions par an d’ici la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron. Si nous saluons cette annonce, deux interrogations demeurent. Alors que nous avons 2 millions de ménages en attente d’un logement social, la Confédération National du Logement estime qu’il faudrait produire 250 000 logements sociaux par an pour arriver à éradiquer cette situation. Ensuite, sur la question du financement, Emmanuelle Wargon a évoqué une participation de l’Etat, sans jamais en donner le montant. Depuis son arrivée au pouvoir E. Macron a continué la politique de son prédécesseur concernant la quasi-disparition de l’aide à la pierre. La CNL souhaite un retour massif de l’aide à la pierre afin de permettre d’engager immédiatement un plan de construction ambitieux, tout en assurant un loyer de sortie accessible au plus grand nombre.   Axe majeur de la réduction des inégalités, de l’aménagement du territoire et de la lutte contre le réchauffement climatique, la politique du logement social en France doit bénéficier d’investissements massifs de l’Etat et ne pas uniquement compter sur l’argent des salariés via la ponction de la trésorerie d’Action Logement.


En parallèle de ces annonces, la CNL note que plusieurs rapports ont été rédigés concomitamment par des députés à la demande de la ministre. Cela ne doit rien au hasard. Au regard de leur contenu, nous considérons que ceux-ci, sous un vernis social, remettent en cause la philosophie même du logement social, aussi bien sur son financement que sur son accessibilité.   Derrière les mots d’Emmanuel Wargon se cache une volonté, celle d’acter la privatisation de notre parc social pour le livrer aux intérêts des financiers. Nous assistons à la mise en place d’un véritable Monopoly dont l’objectif est de réserver les HLM aux plus pauvres apéalisés.


Plus que jamais, face à une crise majeure qui interroge notre modèle social, nous avons besoin d’un logement social accessible à tous, quel que soit ses revenus. La CNL sera aux côtés des habitantes et des habitants pour que le droit au logement, qui est un droit fondamental, soit garanti à tous, et pour tous, par un service public.

Le logement reconnu comme une priorité !


COMMUNIQUE DE PRESSE 

IUT  |   Confédération Nationale du Logement

Rapport du Parlement européen : 
Le logement enfin reconnu comme une priorité des États membres !

Le 21 janvier 2021, le Parlement européen a adopté le rapport de la Commission Emploi et Affaires

sociales « L’accès au logement abordable et décent en Europe (2019/2187(INI) » avec une forte majorité

de 352 voix POUR, et 179 voix CONTRE. En adoptant ce rapport, le Parlement européen confirme que

le logement est un sujet majeur et une urgence dont les États membres doivent faire une priorité.

Avec 38 % des ménages européens qui dépensent plus de 40 % de leurs revenus pour se loger, plus de 700.000 sans-abri et 156 millions de personnes au seuil de la pauvreté à cause du coût du logement, la CNL se réjouit que le rapport du Parlement européen :

•  Affirme que le droit au logement décent et abordable est un droit humain fondamental, opposable en justice, et que les États membres doivent en assurer l’accès universel, ainsi que la qualité et la salubrité.
Lie les aspects sociaux et environnementaux aux objectifs d’accès au logement universel, notamment via le Pacte vert européen, et appelle les États membres à faire de la rénovation d’au moins 3 % du parc annuellement une priorité.
Appelle à la création d’un cadre européen pour l’éradication du sans-abrisme à l’horizon 2030, et à l’arrêt de la criminalisation des sans-abri.
Appelle les États membres à lutter contre les taudis et les propriétaires vautours.
•  Appelle à la généralisation de la trêve hivernale*.
•  Introduit la notion de taux d’effort maximum*.
Appelle à favoriser la location de long terme plutôt que de courte durée.
Appelle à adopter des mesures de contrôle des loyers, voire de baisse des loyers.
•  Appelle à soutenir les associations de locataires et de propriétaires occupants.
Appelle les États membres à mettre en place des politiques de construction de logements abordables.
Rappelle que le logement social est inclus dans le Service d’intérêt économique général et que chaque État membre doit être libre d’adopter une conception généraliste* du public-cible, sans être limité par la conception résiduelle de la Commission.
Inclue l’abordabilité du logement dans le système de coordination des politiques économiques et budgétaires européennes.
Appelle les États membres à investir dans le logement social public, adéquat, décent et abordable, en mobilisant tous les fonds existants aux niveaux européen et national.

Cependant, la CNL regrette que les eurodéputés ne se prononcent pas pour l’interdiction des expulsions sans relogement, ni pour la lutte contre la financiarisation du marché immobilier. La CNL regrette également que le rapport du Parlement acte la participation financière des locataires à la rénovation énergétique de leur logement, ce qui est injuste car la sobriété énergétique doit être une obligation du propriétaire. Enfin, la lutte contre la location de courte durée, souvent subie par le locataire, ne figure malheureusement pas parmi les priorités du rapport.

L’IUT et la CNL réaffirment que le logement doit rester une compétence nationale et un service d’intérêt général non soumis à la loi du marché. Pour l’IUT et la CNL, le rapport du Parlement européen ouvre la voie au changement et sort le carton rouge en direction de la spéculation immobilière qui, loin d’être une solution, est l’obstacle principal au logement abordable et décent pour tous.

Après l’adoption à une belle majorité du rapport du Parlement européen, la Commission européenne devra l’inscrire à son agenda politique et appeler les États membres à mettre en oeuvre ses propositions.

En ces temps de crise due à la pandémie, et de déblocage sans précédent de fonds d’aide au redressement économique, le moment est opportun pour véritablement engager la lutte pour l’accès universel au logement abordable : le sommet prévu en mai 2021 sur le Plan d’Action du Socle Européen des Droits Sociaux doit en être la rampe de lancement.