À quelle date l’obligation d’installer un thermostat programmable sera-t-elle effective ?

L’UROC vous informe

Un thermostat programmable vous permet de fixer la température idéale de chaque pièce de votre habitation. Un décret paru en 2023 avait établi l’obligation d’installer ce type de dispositif sur les systèmes de chauffage de tous les logements à compter du 1er janvier 2027.

Obligation reportée au 1er janvier 2030 pour les logements existants. Mais maintenue pour les bâtiments neufs et les nouvelles parties de bâtiments pour lesquels une demande de permis de construire ou une déclaration préalable aura été déposée à compter du 1er janvier 2027.

Ce sont les propriétaires qui auront la charge de faire installer un thermostat, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils l’aient mis en location. Les locataires devront en revanche entretenir ces installations. Dommage quand même d’attendre encore car selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie(Ademe), l’installation d’un dispositif de ce type peut entraîner jusqu’à 15 % d’économie d’énergie de chauffage.

 

 

UROC

Tél : 03 20 42 26 60
Mail : uroc-hautsdefrance@orange.fr  

Livret A : la double peine pour les petits épargnants et les locataires

COMMUNIQUE DE PRESSE

05/09/2024

L’annonce par le gouvernement de la baisse du taux du Livret A à 1,5 % au 1er février marque un nouveau recul de la rémunération de l’épargne populaire. En un an, ce taux aura été divisé par deux, atteignant son plus bas niveau depuis près de quatre ans.

 

Le Livret A n’est pas un produit financier comme les autres. Il est l’outil d’épargne de millions de ménages modestes, souvent contraints de mettre de côté par précaution, tout en étant les premières victimes de la hausse des loyers, des charges et de la précarité énergétique.

 

L’épargne populaire doit être protégée, et non servir de variable d’ajustement budgétaire.

Si cette baisse du taux est présentée comme une bonne nouvelle pour le financement du logement social et des collectivités locales, elle ne saurait se faire au détriment des épargnants et sans contrepartie concrète au bénéfice des locataires.

Pendant des années, la hausse du taux du Livret A a servi de prétexte à l’augmentation des loyers combinée au gel des APL. Aujourd’hui, la logique doit s’inverser.

 

La baisse du taux du Livret A doit se traduire par une baisse des loyers.

 

La CNL interpelle une nouvelle fois Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat, ainsi que l’ensemble des bailleurs sociaux : Pour que la promesse républicaine ne reste pas à l’état de promesse, il est impératif que cette décision profite directement et immédiatement aux locataires.

 

Alors que les impayés explosent et que des milliers de ménages sont contraints de choisir entre se loger, se nourrir ou se chauffer, l’heure n’est plus aux discours mais aux actes.

La baisse du Livret A ne peut pas être une bonne nouvelle pour les seuls équilibres financiers. Elle doit devenir une bouffée d’oxygène pour les locataires.

 

La balle est dans le camp des bailleurs. Les locataires attendent des actes.

Dans ce contexte de crise sociale majeure, la CNL réaffirme ses exigences :

  • Gel des loyers,
  • Moratoire sur les charges,
  • Augmentation des APL
  • Suppression de la RLS et réengagement de l’État pour que la justice sociale et solidarité soient effective dans le logement social.

 

Montreuil, le 16 janvier 2025