• Juil, lun, 2023

Qu’est-ce que la déclaration de « catastrophe naturelle » en matière de sécheresse?

– Le 03/05/2023, le Journal Officiel a publié la liste complète des communes ainsi reconnues en état de sécheresse. 

– Cette publication ouvre un délai des trente jours pour déclarer le sinistre auprès de son assureur.

– L’assurance « catastrophe naturelle » est incluse dans l’assurance multirisques habitation.

– Il faut lister et, autant que possible, évaluer les objets endommagés- et même perdus- en fournissant des preuves de leur existence (factures, photos…).

– Conserver les factures des matériaux des réparations.

 

– Le courrier est envoyé en lettre recommandée avec accusé réception, dont vous gardez précieusement une copie.

  • Juil, lun, 2023

Les informations d’un conseiller à un épargnant doivent être « exactes, claires et non trompeuses »

MF, journal de bord du Médiateur, 2 mai 2023 (épargnants) 

[03.05.2023] 

Les épargnants peuvent solliciter un conseil en investissements financiers auprès d’un professionnel habilité afin d’être guidés dans leurs choix de placements, en fonction de leurs objectifs et de leur profil d’investisseur. 

L’information communiquée à l’épargnant en matière de placement peut malheureusement présenter un caractère erroné. Dans ce cas, l’épargnant peut s’estimer victime d’un manquement, de la part du professionnel, à son obligation d’information, et vouloir mettre en cause sa responsabilité civile. 

[…] 

S’agissant des professionnels, il rappelle que « l’information délivrée au client doit être appréhendée dans sa globalité et que toutes les informations qui lui sont adressées doivent avoir un contenu exact, clair et non trompeur ». Ainsi, « lorsque des informations contradictoires sont adressées au client, il n’est pas possible de considérer qu’elles remplissent ces conditions, quand bien même les derniers bulletins d’information et rapport annuel contiendraient l’information juste ». « La délivrance de cette documentation au client ne dispense donc pas le conseiller de respecter l’article L. 541-8-1 du code monétaire et financier qui pose l’exigence d’un contenu clair, exact et non trompeur. » 


Pour ce qui est des épargnants, le Médiateur rappelle qu’« en cas de manquement au devoir d’information, et plus particulièrement dans le cas de la communication d’une information erronée, il faut vérifier si le professionnel a délivré par ailleurs la documentation réglementaire qu’il était tenu de leur communiquer. Dans l’affirmative, en cas d’informations contradictoires entre l’information règlementaire et celle fournie par le conseiller, il convient, [selon lui], d’opérer un partage de responsabilité. 

  • Juin, mer, 2023

Contrat Conclu via Internet et par Démarchage

Elle rappelle qu’il appartient au vendeur, et non au consommateur , de rapporter la preuve de la régularité du bon de commande et donc du contrat conclu hors établissement. Il doit ainsi apporter la preuve de l’accomplissement des obligations légales d’information dont il a la charge.

                                                                                                             Source : UROC

  • Juin, jeu, 2023

La Responsabilité du contenu d’un colis

En juillet 2021, en récupérant deux colis de cocaïne, un homme a assuré ne pas connaître leur contenu. Il se retrouve tout de même exposé aux sanctions douanières.

Gare désormais aux colis que vous recevez. Le 16 juillet 2021, des agents de douanes d’un aéroport français ont découvert, dissimulés dans deux colis, 4,3 kilos de cocaïne. Lorsqu’un homme se présente pour récupérer les paquets, celui-ci affirme qu’il ignore leur contenu, et qu’ils renferment de la drogue. Selon lui, il n’avait «aucun contrôle sur ces colis».

Il est alors directement poursuivi pour avoir transporté des stupéfiants non autorisés, qui plus est sans document officiel de marchandises prohibées. Lors de son jugement le 22 juillet 2021, le tribunal correctionnel relaxe le prévenu, mais le ministère public et l’administration des douanes interjettent cette décision en appel.

Prouver sa bonne foi

Le détenteur de marchandises de fraude est ainsi réputé responsable de fraude, tranche la Cour de cassation. Il est inutile de prétendre ne pas avoir su ce qu’il contenait, ou de soutenir que l’on ne peut être responsable de rien tant que l’on n’en a pas pris matériellement possession, a complété l’institution.

C’est en effet au destinataire de prouver sa bonne foi, de prouver par exemple qu’il aurait été trompé parce qu’il aurait fait son possible, antérieurement, lors de l’expédition, pour s’assurer du contenu autorisé du colis. L’homme en question s’expose désormais aux sanctions douanières, liées à l’importation frauduleuse, qui peuvent être financièrement très lourdes.

À noter que les transporteurs publics ne sont pas considérés, eux et leurs préposés ou agents, comme contrevenants lorsqu’ils mettent l’administration en mesure d’exercer utilement des poursuites contre les véritables auteurs de la fraude, conclut la Cour de cassation.

Source : Emma Confrère et AFP Agence