• Oct, ven, 2022

« Même squatté, un logement doit être entretenu par son propriétaire juge la Cour de cassation »

Après une chute par la fenêtre, un ancien locataire, qui avait ordre de la justice de quitter le logement, a attaqué son propriétaire pour défaut d’entretien. Le garde-corps en cédant à entraîner la chute de la personne. 

La Cour de cassation a estimé, dans un arrêt rendu le 15 septembre dernier, que la responsabilité du propriétaire était engagée. 

Motivations : « L’occupation sans droit ni titre d’un bien immobilier par la victime de l’accident ne peut constituer une faute de nature à exonérer le propriétaire de sa responsabilité lorsque l’accident résulte d’un défaut d’entretien ».

Si de son côté, le propriétaire estimait que c’était son locataire qui avait commis une faute en se maintenant dans les lieux après la fin du bail, la Cour de cassation estime que c’est le défaut d’entretien du garde-corps qui est la cause principale, voire exclusive de l’accident.

Source :

– La dépêche.fr, « même squatté, un logement doit être entretenu par son propriétaire, juge la Cour de cassation », 23/09/2022


  • Oct, ven, 2022

ALERTE : « Les APL ne suivent plus l’augmentation des loyers »

Selon une étude de l’Union sociale pour l’habitat (USH) publiée à l’occasion du Congrès HLM, l’évolution des aides au logement ne suivrait pas celle des loyers, accentuant les difficultés des plus modestes.

Baisse de 5 euros, absence de revalorisation… Depuis plusieurs années, le montant des aides personnalisées au logement (APL) plafonne alors que les loyers augmentent. 

Ces aides ont vocation à couvrir une partie du loyer, en prenant en compte la zone géographique et la composition du foyer. Ainsi une personne seule, peut voir son aide varier entre 243 et 298 euros par mois. 

Pourtant l’aide n’a pas suivi la réalité, et Dominique Hoorens, directeur des études économiques et financières de l’USH, souligne qu’« elles sont chargées de faire le pont entre l’évolution des loyers et celle des revenus. Ces dernières années, les loyers ont augmenté fortement dans le parc privé. Dans le parc social, les loyers sont encadrés, mais les revenus des locataires HLM ont baissé du fait de leur paupérisation ».

Cet écart concernerait plus de 60 % des locataires de HLM et 92 % pour le parc privé.

Par ailleurs, le seuil d’exclusion pour bénéficier des APL a lui aussi été revu se situant entre 1.150 et 1.270 euros de revenus nets par mois. 

Conséquence forte : une personne seule, au SMIC, ne touche plus d’APL, c’est ce que rappelle Marianne Louis, directrice générale de l’USH.

Ainsi pour défendre un vrai droit d’accès et de maintien dans le logement, il s’agit d’agir en faveur d’une réelle revalorisation de cette aide et assurer à tous le respect d’un droit fondamental, celui du logement pour toutes et tous.

Source :

– Capital.fr, « les APL ne suivent plus l’augmentation des loyers », Claire Domenech, 22/09/2022


  • Sep, ven, 2022

La profession de diagnostiqueurs immobiliers sous surveillance

DGCCRF, actualités, 2 sept. 2022


La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rendu public les résultats d’une enquête qu’elle a conduite et qui visait à vérifier la loyauté des informations précontractuelles fournies par les diagnostiqueurs à l’occasion de l’établissement des diagnostics immobiliers, mais aussi à contrôler les aptitudes professionnelles de ces derniers.

Principaux enseignements de cette étude : « Globalement, les entreprises contrôlées respectaient leurs obligations concernant les formations et les certifications. En revanche, des irrégularités ont été constatées quant à l’information précontractuelle du consommateur et la signature en ligne ou à domicile des contrats de vente ».

De l’enquête, il ressort que « l‘affichage des prix est inexistant ou peu clair ». La grille tarifaire de la prestation est « peu claire, voire incomplète compte tenu des multiples éléments intervenant dans le calcul du prix (nature du diagnostic, surface du bien, nombre de pièces, type de transaction, etc.) ».

À cela s’ajoute que les diagnostiqueurs immobiliers « méconnaissent bien souvent leurs obligations en matière de contrats conclus à distance (le plus souvent par téléphone) et hors établissements (lorsqu’une prestation complémentaire est vendue au domicile du client) ». « Souvent, la conclusion du contrat s’effectuant oralement, aucun écrit n’est remis avant la visite. » Et, « même si dans certains cas, le contrat existe, les documents remis au consommateur ne font pas référence de manière systématique au droit de rétractation ».


À la suite de l’enquête, quelles suites ont été données par la DGCCRF, sachant que « plus de 72 % des établissements contrôlés se sont avérés être en anomalie ». 

Résultats: mesures pédagogiques, correctives ou répressives sont prononcées. En l’occurrence à la rédaction de 161 avertissements, 55 injonctions et de 15 procès-verbaux pénaux. 


Les résultats de cette enquête font dire à la DGCCRF que cette activité « doit faire l’objet d’une surveillance régulière » de sa part. 


UnIon Régionale des Organisations de Consommateurs

6 bis rue de Dormagen

59350 SAINT ANDRE

uroc-hautsdefrance.fr


  • Août, jeu, 2022

Quartier prioritaire de la politique de la ville: des aides à l’emploi insuffisantes

La Cour des comptes dénonce cette situation.

1514 QPV soit 8% de la population au 01/01/2018.


1- Constats:

> 40% des habitants ont moins de 25 ans.

> L’adresse est toujours stigmatisante.

> Mesures actuelles prévues par :

 – le droit commun

 – une politique spécifique; ex.: » l’emploi franc » (aide à l’embauche).

Mais il existe une mauvaise adaptation des dispositifs aux spécificités des QPV.

 

2- Le financement:

Pôle emploi dispose pour les QPV de :

 – 703 millions pour le fonctionnement

 -252 millions pour les interventions

 

3- Les propositions d’amélioration:

> Ecouter les habitants.

> Harmoniser les conditions d’éligibilité aux dispositifs.

> Décloisonner les modes d’intervention.

> Développer  » l’aller vers » de la part des entreprise avec l’appui des associations 

> Faciliter l’accès des jeunes à l’apprentissage.