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3e vague de libéralisation du parc social !

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Confédération Nationale du Logement

E. Wargon acte la 3e vague de libéralisation du parc social !

 

Les dernières annonces de la ministre, sous un vernis social, dessinent la 3e vague d’un changement de modèle du parc social en France. En effet depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, une stratégie d’orientation du parc social vers un modèle résiduel a été mise en place. Après la RLS et la loi Elan, voici maintenant les annonces d’une ministre appuyée par 3 rapports qui stigmatisent les habitants des HLM.

 

En marge de la présentation du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur la situation du mal-logement en France, Emmanuelle Wargon, ministre déléguée en charge du Logement, a affiché clairement les orientations qu’elle souhaite donner à la politique du logement social en France ainsi que les réponses immédiates qu’elle entend apporter à la crise.


Concernant l’urgence de la crise, la ministre a annoncé une prolongation de la trêve hivernale jusqu’au 1er juin 2021, comme ce fut le cas pour l’année 2020. C’est une bonne décision mais qui est insuffisante au regard de l’ampleur des ravages socio-économiques qui touchent de très nombreux ménages, actuellement en situation d’impayés de loyers. Nous demandons que l’année 2021 soit déclarée année « zéro expulsion ».


Sur la politique du long terme, la ministre a annoncé un objectif de 125 000 constructions par an d’ici la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron. Si nous saluons cette annonce, deux interrogations demeurent. Alors que nous avons 2 millions de ménages en attente d’un logement social, la Confédération National du Logement estime qu’il faudrait produire 250 000 logements sociaux par an pour arriver à éradiquer cette situation. Ensuite, sur la question du financement, Emmanuelle Wargon a évoqué une participation de l’Etat, sans jamais en donner le montant. Depuis son arrivée au pouvoir E. Macron a continué la politique de son prédécesseur concernant la quasi-disparition de l’aide à la pierre. La CNL souhaite un retour massif de l’aide à la pierre afin de permettre d’engager immédiatement un plan de construction ambitieux, tout en assurant un loyer de sortie accessible au plus grand nombre.   Axe majeur de la réduction des inégalités, de l’aménagement du territoire et de la lutte contre le réchauffement climatique, la politique du logement social en France doit bénéficier d’investissements massifs de l’Etat et ne pas uniquement compter sur l’argent des salariés via la ponction de la trésorerie d’Action Logement.


En parallèle de ces annonces, la CNL note que plusieurs rapports ont été rédigés concomitamment par des députés à la demande de la ministre. Cela ne doit rien au hasard. Au regard de leur contenu, nous considérons que ceux-ci, sous un vernis social, remettent en cause la philosophie même du logement social, aussi bien sur son financement que sur son accessibilité.   Derrière les mots d’Emmanuel Wargon se cache une volonté, celle d’acter la privatisation de notre parc social pour le livrer aux intérêts des financiers. Nous assistons à la mise en place d’un véritable Monopoly dont l’objectif est de réserver les HLM aux plus pauvres apéalisés.


Plus que jamais, face à une crise majeure qui interroge notre modèle social, nous avons besoin d’un logement social accessible à tous, quel que soit ses revenus. La CNL sera aux côtés des habitantes et des habitants pour que le droit au logement, qui est un droit fondamental, soit garanti à tous, et pour tous, par un service public.

Le logement reconnu comme une priorité !


COMMUNIQUE DE PRESSE 

IUT  |   Confédération Nationale du Logement

Rapport du Parlement européen : 
Le logement enfin reconnu comme une priorité des États membres !

Le 21 janvier 2021, le Parlement européen a adopté le rapport de la Commission Emploi et Affaires

sociales « L’accès au logement abordable et décent en Europe (2019/2187(INI) » avec une forte majorité

de 352 voix POUR, et 179 voix CONTRE. En adoptant ce rapport, le Parlement européen confirme que

le logement est un sujet majeur et une urgence dont les États membres doivent faire une priorité.

Avec 38 % des ménages européens qui dépensent plus de 40 % de leurs revenus pour se loger, plus de 700.000 sans-abri et 156 millions de personnes au seuil de la pauvreté à cause du coût du logement, la CNL se réjouit que le rapport du Parlement européen :

•  Affirme que le droit au logement décent et abordable est un droit humain fondamental, opposable en justice, et que les États membres doivent en assurer l’accès universel, ainsi que la qualité et la salubrité.
Lie les aspects sociaux et environnementaux aux objectifs d’accès au logement universel, notamment via le Pacte vert européen, et appelle les États membres à faire de la rénovation d’au moins 3 % du parc annuellement une priorité.
Appelle à la création d’un cadre européen pour l’éradication du sans-abrisme à l’horizon 2030, et à l’arrêt de la criminalisation des sans-abri.
Appelle les États membres à lutter contre les taudis et les propriétaires vautours.
•  Appelle à la généralisation de la trêve hivernale*.
•  Introduit la notion de taux d’effort maximum*.
Appelle à favoriser la location de long terme plutôt que de courte durée.
Appelle à adopter des mesures de contrôle des loyers, voire de baisse des loyers.
•  Appelle à soutenir les associations de locataires et de propriétaires occupants.
Appelle les États membres à mettre en place des politiques de construction de logements abordables.
Rappelle que le logement social est inclus dans le Service d’intérêt économique général et que chaque État membre doit être libre d’adopter une conception généraliste* du public-cible, sans être limité par la conception résiduelle de la Commission.
Inclue l’abordabilité du logement dans le système de coordination des politiques économiques et budgétaires européennes.
Appelle les États membres à investir dans le logement social public, adéquat, décent et abordable, en mobilisant tous les fonds existants aux niveaux européen et national.

Cependant, la CNL regrette que les eurodéputés ne se prononcent pas pour l’interdiction des expulsions sans relogement, ni pour la lutte contre la financiarisation du marché immobilier. La CNL regrette également que le rapport du Parlement acte la participation financière des locataires à la rénovation énergétique de leur logement, ce qui est injuste car la sobriété énergétique doit être une obligation du propriétaire. Enfin, la lutte contre la location de courte durée, souvent subie par le locataire, ne figure malheureusement pas parmi les priorités du rapport.

L’IUT et la CNL réaffirment que le logement doit rester une compétence nationale et un service d’intérêt général non soumis à la loi du marché. Pour l’IUT et la CNL, le rapport du Parlement européen ouvre la voie au changement et sort le carton rouge en direction de la spéculation immobilière qui, loin d’être une solution, est l’obstacle principal au logement abordable et décent pour tous.

Après l’adoption à une belle majorité du rapport du Parlement européen, la Commission européenne devra l’inscrire à son agenda politique et appeler les États membres à mettre en oeuvre ses propositions.

En ces temps de crise due à la pandémie, et de déblocage sans précédent de fonds d’aide au redressement économique, le moment est opportun pour véritablement engager la lutte pour l’accès universel au logement abordable : le sommet prévu en mai 2021 sur le Plan d’Action du Socle Européen des Droits Sociaux doit en être la rampe de lancement.

Urgence : sauvons le service public de santé !

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Confédération Nationale du Logement

Alors même que les temps difficiles que nous vivons rappellent l’importance d’un service public de santé fort, le gouvernement s’enfonce toujours plus dans sa logique marchande, au détriment des conditions de travail des soignants ainsi que des conditions d’accueil et de prise en charge des patients. 

Alors que la situation du secteur de la santé était déjà plus qu’alarmante avant le début de la crise sanitaire, elle atteint aujourd’hui un seuil critique, qui ne permet plus au personnel soignant de prendre en charge dignement les malades. Les témoignages d’infirmiers, de médecins, d’aide soignants en ce sens se multiplient et font craindre le pire pour la suite. 

Plus que jamais, nous avons besoin d’un service public de santé à la hauteur des enjeux actuels. Et ce n’est pas le Ségur de la santé organisé l’été dernier, loin de tenir ses promesses, qui aura permis de répondre aux attentes et besoins du milieu hospitalier. Il est grand temps de mettre un terme à cette gestion au rendement que les gouvernements nous imposent et faire – enfin ! – de l’intérêt commun une priorité. 

Réouvertures de services et de lits, formation des soignants, reconnaissance du travail : les revendications du monde de la santé sont tout à fait légitimes ; et c’est pourquoi la Confédération Nationale du Logement les fait également siennes. La CNL appelle donc à rejoindre les rassemblements organisés jeudi 21 janvier, partout en France. 

Projet Hercule : Ne pas privatiser l’énergie !

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Confédération Nationale du Logement

Projet Hercule : l’énergie ne doit pas être privatisée ! 

Elaboré subrepticement par l’Etat et la direction de EDF, le projet Hercule prévoit la refonte du groupe et la séparation de ses activités en trois entités bien distinctes. Dans quel but ? Séduire les investisseurs privés, peu importe le prix à payer, pour les salariés comme pour les consommateurs. 

Malgré les zones d’ombre qui entourent son contenu définitif, les craintes face au projet Hercule sont nombreuses, car loin de n’être qu’une simple réorganisation du groupe, il acte en réalité le démantèlement de EDF ; et comme toujours avec l’ouverture du capital, la course aux profits et la privatisation menacent à la fois les emplois et les conditions de travail des salariés. 

Pour le consommateur, le risque d’une augmentation des prix de l’électricité est également bien réel, tout comme celui d’une diminution de la qualité de service, et particulièrement de la qualité du réseau. Alors que la précarité énergétique ne cesse de progresser, notamment en cette période de crise sanitaire, l’Etat doit se porter garant d’un service public de l’énergie et non en détricoter un acteur majeur ! 

Avec cette opération, l’Etat conservera les activités du groupe les plus coûteuses, à savoir le nucléaire, et offrira aux investisseurs privés les plus lucratives. En affaiblissant ainsi EDF, l’Etat confirme donc sa volonté de mettre fin au service public de l’électricité. 

Au vu des enjeux pour les consommateurs et les salariés du groupe, la CNL appelle donc à rejoindre les rassemblements organisés jeudi 28 janvier, partout en France.