• Juil, ven, 2023

« La Garenne-Colombes: une sexagénaire menacée d’expulsion s’immole par le feu devant la mairie »

« Devant les yeux d’une douzaine de personnes, une femme s’est immolée par le feu en face de l’hôtel de ville de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine,  selon les informations du journal Le Parisien, confirmées par BFM Paris Île-de-France.

La victime était sous le coup d’une ordonnance d’expulsion locative.

Après plusieurs minutes à asperger la victime d’eau et avoir « immédiatement réclamé des extincteurs », cette dernière a donc été emmenée à l’hôpital, sous les yeux des témoins.

La victime aurait reçu, selon Le Parisien, citant une source proche du dossier, une ordonnance d’expulsion locative « seulement quelques jours » avant le drame, rapporte Philippe Juvin.

Après son geste, les policiers se sont rendus au domicile de la sexagénaire, où ils ont constaté un logement mal entretenu et des tas de détritus, laissant imaginer qu’elle souffrirait du syndrome de Diogène, qui se caractérise en général par l’accumulation d’objets inutiles ou hors d’usage ».

Nous déplorons l’absence de services publics permettant d’accompagner les personnes en lieu et place de les pousser à de tels actes, nous dénonçons toutes les expulsions et toutes nos pensées vont à cette victime et ses proches.


Source:

– BFMTV, 03/06/2023, Jean-Baptiste Graziani avec A. La.,  « LA GARENNE-COLOMBES: UNE SEXAGÉNAIRE MENACÉE D’EXPULSION S’IMMOLE PAR LE FEU DEVANT LA MAIRIE »

  • Juil, ven, 2023

« Airbnb, c’est une bombe à retardement pour les communes », les maires réagissent

« Des maires de tous bords politiques réclament l’encadrement de la location touristique de courte durée. Parmi eux celui de Sauve dans le Gard. Ils dénoncent un phénomène boosté par des plateformes numériques telles que Airbnb, Booking ou Abritel, qui accentue la crise du logement, alors que plus de 4 millions de personnes sont non ou mal logées.


« Aujourd’hui à Sauve, 90 % des logements vacants sont réhabilités pour devenir des résidences secondaires  et des logements secondaires » explique Olivier Gaillard, Maire (DVG) de Sauve.


Des logements utilisés uniquement quelques semaines par an via des locations sur les plateformes numériques comme Airbnb, Booking ou Abritel.


> Un frein à l’emploi

Si les commerçants profitent de la présence estivale des touristes, le phénomène est aussi un frein à l’installation de nouveaux habitants comme à l’embauche de salariés. 

> Modifier le régime fiscal

Pour éviter de vider le centre ancien de ses habitants, le maire de la commune appelle les parlementaires à modifier le régime fiscal très favorable dont bénéficient aujourd’hui les hébergements meublés accessibles sur les plateformes. Une façon de restaurer l’attractivité de la location longue durée.

> Freinée par les JO

Une proposition de loi sur ces questions devrait être examinée à l’automne. Mais son application pourrait être repoussée, à un an des Jeux Olympiques de Paris 2024 et des énormes besoins de locations saisonnières qui les accompagnent » , au grand dam des locataires notamment étudiants.


Source:

– france3régions, 06/06/2023, Josette Sanna avec Jérôme Curato, « « Airbnb, c’est une bombe à retardement pour les communes », face à la crise du logement, des maires réclament l’encadrement des locations saisonnières »

  • Juil, ven, 2023

Quand les JO signifient mettre nos jeunes à la rue…

Un tweet de @révolutionpermanente du 11/05/2023, a fait le tour des réseaux sociaux:

« Le CROUS a annoncé qu’une partie de ses logements seraient réquisitionnés pour les Jeux Olympiques. Ce jeudi plusieurs étudiants franciliens ont d’ores et déjà appris qu’ils devaient quitter leur résidence d’ici le 1er juillet 2024 ».

  • Juil, ven, 2023

« 2,4 millions de ménages en attente d’un logement social, du jamais-vu »

À la fin 2022, plus de 2,4 millions de ménages français étaient en attente d’un logement social.

Selon l’Union sociale pour l’habitat, cette situation totalement inédite est une démonstration de la crise du logement, que vit l’Hexagone depuis plusieurs mois.

C’est une hausse de 7% par rapport à 2021, détaille l’USH, qui représente les bailleurs sociaux publics et privés. Ce chiffre intègre à la fois les ménages en attente d’une première attribution et ceux déjà logés dans le parc HLM et en attente d’une mutation, au nombre de 797.000. Cependant, celui-ci ne tient pas compte des ménages éligibles à un logement social mais qui renoncent « compte tenu des délais d’attente importants et trop souvent rédhibitoires que connaissent certains territoires », ajoute l’USH.


« La demande présente dans tous les territoires est particulièrement marquée en Ile-de-France, sur le littoral atlantique, la côte méditerranéenne, le Genevois français et la métropole lilloise », explique l’organisation. « Après des mois de déni gouvernemental, la crise du logement est aujourd’hui bien installée, et l’augmentation continue du nombre de ménages en attente d’un logement social en est l’illustration la plus criante », déplorent les bailleurs sociaux.


Avec une production de logements neufs qui dégringole, victime de la hausse des coûts de construction et des restrictions de l’accès au crédit, les acteurs du logement accusent de plus en plus ouvertement l’exécutif de trop peu agir sur ce front. « L’affaiblissement des moyens financiers des organismes HLM, la diminution des APL (aides personnalisées au logement, NDLR), la hausse du taux de TVA sur la production neuve et l’absence de portage politique du sujet du logement par l’exécutif, depuis 2017, ont eu pour conséquence immédiate une baisse de la production de logements sociaux », fustige la présidente de l’USH, et ancienne ministre, Emmanuelle Cosse.


Source:

– Tf1info, 13/05/2023, Antoine Llorca avec AFP, « 2,4 millions de ménages en attente d’un logement social, du jamais-vu »