« Cette jeunesse prend conscience qu’elle est absolument à part », Frédéric Dabi.

Frédéric Dabi, directeur général de l’IFOP, auteur de La fracture. Comment la jeunesse d’aujourd’hui fait sécession : ses valeurs ses choix, ses révoltes, ses espoirs… (Les Arènes), est l’invité du Grand entretien de France Inter, ce mardi 14 septembre 2021.

« Ce qui est frappant, c’est que cette jeunesse est insaisissable, on lui accole facilement des étiquettes mais elle est beaucoup plus diverse que cela ».

Fracture car cette jeunesse prend conscience elle-même qu’elle est absolument à part, ils sont 87 % à le penser, contre 16 % en 1957.

L’urgence climatique est au centre, avec une jeunesse diffusionniste dénotant une grande scission avec le reste du pays, et une volonté d’inciter leurs proches à se mobiliser. 

« Un jeune sur cinq déclare qu’il est prêt à mourir pour la cause environnementale, plus qu’à mourir pour la France ». Cette incertitude s’accompagne d’une véritable « noirceur », avec un effondrement du niveau de bonheur chez les jeunes en 20 ans, -27 points.

Quid de la démocratie ? « Ils sont de plus en plus mal à l’aise avec le principe de représentativité, le fait de déléguer son pouvoir. Les jeunes ont un sentiment d’urgence sur une série de sujets » et les Gouvernements n’ont pas su y répondre ni les protéger.

Quid des associations ? Il est alors intéressant d’interroger notre rôle. Les associations, lieux de regroupement et du pouvoir par la base, doivent permettre d’apporter des moyens à cette jeunesse, entre transition et transmission.

Source: France Inter, 14/09/2021. 

 
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